Garder son avance en tête du championnat et continuer à préparer la double confrontation face au Real Madrid, voilà quels étaient les objectifs parisiens pour la rencontre, à domicile face à Dijon pour le compte de la 21e journée. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le club de la capitale n’a pas perdu de temps, avec une ouverture du score dès la 4e minute de jeu signée Di Maria (1-0, 4e). Servi à l’entrée de la surface légèrement côté gauche, l’Argentin a enroulé un amour de ballon dans la lucarne de Reynet. De nouveau titularisé (cette fois-ci au détriment d’un Mbappé laissé sur le banc), l’Argentin a confirmé sa bonne forme du moment, du moins face au but, puisqu’il a inscrit son 5e but lors des 5 dernières rencontres disputées !

Dijon et son 4-1-4-1 étaient donc mal partis mais ne se désunissaient pas pour autant. Bien en place, les hommes de Dall’Oglio récupéraient beaucoup de ballon dans l’entrejeu en raison d’un déchet technique parisien assez inhabituel dans le premier quart d’heure. Malheureusement pour le DFCO, c’est une perte de balle bien plus grave, celle de Marié sur un pressing de Lo Celso, qui allait s’avérer fatal. Cavani récupérait le cuir et cherchait à redonner à Lo Celso, qui laissait intelligemment passer pour Neymar. Le Brésilien piquait son ballon devant Reynet, mais, alors que le cuir semblait filer à droite du poteau, Di Maria n’avait plus qu’à le pousser au fond des filets (2-0, 15e). Un début de match idéal pour les joueurs parisiens. Et ça ne s’arrêtait pas là ! Sur son aile droite, Di Maria, décidément dans tous les bons coups, offrait un centre parfait (du pied droit !) pour la tête de Cavani (3-0, 21e). Premier but pour l’Uruguayen en 2018 et surtout record d’Ibrahimovic égalé (156 buts sous la tunique du PSG) !

Neymar, un quadruplé et deux passes décisives !

Le PSG pouvait dérouler tranquillement, Neymar multipliant les rushs sur son aile gauche. Sur une énième chevauchée, le Brésilien obtenait un coup-franc juste devant la surface. Coup-franc qu’il expédiait, d’une feuille morte, dans la lucarne de Reynet (4-0, 42e). Un cauchemar pour les Dijonnais, un régal pour le public du Parc des Princes, qui pouvait reprendre ses esprits durant la pause. Cela repartait de plus belle au retour des vestiaires, avec une attaque-défense permanente et des vagues de joueurs parisiens. Neymar s’offrait un doublé, en reprenant victorieusement du pied gauche un ballon mal relancé par Yambéré (5-0, 57e). Le Brésilien, en grande forme, multipliait les accélérations et les gestes de classe, à l’image d’une virgule supersonique en pleine surface. Abandonné par sa défense, Baptiste Reynet repoussait comme il pouvait les nombreuses occasions.

Le talent offensif parisien allait pourtant encore frapper, avec un nouveau rush époustouflant de Neymar, qui slalomait en partant du milieu de terrain entre les Dijonnais avant de battre Reynet d’une frappe croisée du pied droit (6-0, 73e) ! Triplé pour le Brésilien qui allait ajouter une passe décisive 4 minutes plus tard pour Mbappé, entré en jeu à la place de Di Maria. Un décalage tout simple, côté gauche, bonifié par la vitesse de l’attaquant français qui fusillait du gauche le portier dijonnais (7-0, 77e). Neymar brillait de mille feux, quitte à garder Cavani à l’ombre. En refusant de laisser l’Uruguayen tirer le penalty en fin de rencontre (8-0, 83e), le Brésilien a récolté les sifflets du Parc des Princes. Quatre buts et deux passes décisives au compteur pour Neymar au final et une victoire 8-0 (la plus élevée de l’histoire du PSG au Parc des Princes).

L’homme du match : Neymar (9) : une première mi-temps pleine de dynamisme avec beaucoup de chevauchées sur son côté. Il a livré un gros duel de vitesse avec Rosier, qu’il n’a cessé de défier. Cela a abouti sur plusieurs occasions, notamment le 2e but de Di Maria où son piqué s’est transformé en passe décisive (15e). On retiendra surtout son coup-franc magnifiquement enroulé (après qu’il a obtenu la faute lui-même) pour le 4e but. Malheureusement pour Dijon, il n’a pas baissé de rythme en seconde période, au contraire, avec un but plein d’opportunisme (57e) puis une chevauchée phénoménale en partant du milieu de terrain pour finir par une frappe croisée victorieuse (73e). Il a ensuite glissé une passe décisive à son complice Mbappé pour le 7-0, avant de transformer le penalty du 8-0. Un quadruplé et une prestation d’ensemble ébouriffante, même si on risque de reparler de sa décision de tirer le penalty plutôt que de le laisser à Cavani, qui aurait pu battre le record d’Ibrahimovic...

PSG :

- Aréola (6) : un match forcément très tranquille pour le portier parisien, qui a touché plus de ballons au pied qu’à la main. Vigilant sur une frappe d’Abeid, détournée (29e). A peine plus de travail après la pause.

- Meunier (5) : peu souvent titularisé cette saison, il manque logiquement de rythme. Et cela se ressent, puisqu’il est moins tranchant que la saison passée, aussi bien défensivement où il a parfois été mis en difficulté qu’offensivement où il n’a pas réalisé beaucoup de différences.

- Thiago Silva (6) : un match très tranquille pour le capitaine parisien, peu mis à contribution par l’attaque dijonnaise. Il contre une frappe puissante de Marié de la tête. Peut-être l’un des matches les plus tranquilles de sa carrière.

- Kimpembe (6,5) : toujours aussi impressionnant physiquement, on sent qu’il fait mal à l’adversaire sur chaque duel, Jeannot pourra sûrement en témoigner, lui qui a été pris dans tous les duels aériens par le défenseur central. A cela, il a ajouté quelques sorties de balle remarquables et un pressing très haut.

- Berchiche (6,5) : une complicité grandissante avec Neymar sur l’aile gauche. Pas réputé pour servir généreusement son latéral gauche, le Brésilien s’est, ce soir, beaucoup appuyé sur Yuri, particulièrement offensif et inspiré. Plus que jamais, l’Espagnol semble prendre le dessus sur son concurrent Kurzawa.

- Lo Celso (7,5) : alors que la rumeur de l’arrivée de Lassana Diarra se précise, l’Argentin a offert une grande prestation au poste de sentinelle. Il a énormément progressé à la récupération depuis ses premières apparitions à ce poste. La preuve avec son ballon gratté dans les pieds de Marié, avec en bonus, une belle inspiration en laissant passer le ballon entre ses jambes pour Neymar. Au-delà de cette action, il a rayonné dans l’entrejeu, simplifiant le jeu parisien tout en s’offrant de temps à autre quelques gourmandises techniques. Remplacé par Rabiot à la (79e).

- Verratti (6) : le petit Italien s’est appliqué à exercer un pressing constant sur l’entrejeu dijonnais, avec un gros travail de harcèlement. Par contre, il n’a pas connu son influence habituelle dans le jeu, malgré une tenue de balle toujours aussi remarquable. Attention à ne pas en faire trop, son péché mignon, dans sa propre surface à l’image d’une perte de balle finalement sans conséquence (30e). Remplacé à la 61e par Nkunku, vite dans le ton de la soirée. Une frappe puissante (68e) détournée par Reynet à son actif.

- Draxler (5) : titularisé dans l’entrejeu, comme il en a pris l’habitude, l’Allemand a affiché une certaine neutralité avec le ballon. Peu de prises de risque, beaucoup de passes latérales. Il faut dire que ce soir, Neymar avait décidé de prendre le jeu à son compte et aimantait tous les ballons. Pas facile, dès lors, de briller quasiment dans la même zone du terrain.

- Di Maria (8) : un début de match tonitruant avec deux buts en 15 minutes. Le premier d’un splendide tir enroulé du gauche en pleine lucarne (4e), le second en finissant le travail de Neymar (15e). A cela, il a ajouté une passe décisive, du pied droit pour une fois, en offrant un centre parfait à Cavani (21e). Mobile et disponible, il a proposé beaucoup de solutions. Un peu de déchet dans ses transmissions par la suite. On pourra lui reprocher toujours son irrégularité au sein d’un même match mais il a su faire le boulot très vite. Remplacé à la 66e minute par Mbappé, qui a participé à la fête en inscrivant le 7e but, sur un ballon glissé par Neymar.

- Cavani (6,5) : dans le festival offensif réalisé par le PSG, l’Uruguayen aura été le parent pauvre. Certes, il a inscrit un but, le 3e de la soirée, d’une tête imparable qui lui a permis d’égaler Ibrahimovic au nombre de buts marqués pour le PSG (156). Mais il n’a pas été beaucoup servi par ses partenaires, parfois mis au chômage technique par le show Neymar. Il risque aussi de ruminer le choix du Brésilien de tirer le penalty du 8-0, qui aurait pu lui permettre de devenir le meilleur buteur de l’histoire du PSG, devant le public du Parc des Princes.

- Neymar (9) : lire ci-dessus.

Dijon FC :

- Reynet (3) : le portier dijonnais a vécu un véritable cauchemar. Il ne peut absolument rien sur le premier but de Di Maria, qui ouvre le score d’une magnifique frappe qui vient se loger dans sa lucarne droite (4e). Il reste totalement statique sur le coup-franc imparable de Neymar (43e). A sa décharge, Il permet à son équipe de ne pas repartir avec une plus grosse valise, en s’imposant à deux reprises devant Neymar (50e, 60e), Nkunku (69e, 88e), et Kimpembe (76e).

- Chafik (3,5) : match compliqué pour l’ancien latéral du Stade Lavallois. Il a eu beaucoup de mal à contenir les courses de Di Maria sur son flanc droit. Heureusement pour lui, le jeu penchait plus du côté droit côté Parisien.

- Yambéré (4) : la recrue estivale du DFCO a tenté de maintenir la barque mais c’était mission impossible face à l’armada parisienne ce soir. Quelques sauvetages à mettre à son actif, mais il a été complètement dépassé par la vivacité des attaquants adverse. Il offre un but au PSG en donnant involontairement une passe décisive à Neymar sur un tir à priori anodin de Berchiche (57e)

- Varrault (3) : le poids des années a eu raison du capitaine dijonnais ce soir. Souvent à la rue face à la vitesse des attaquants parisiens, le défenseur de 37 ans est coupable d’un marquage très laxiste sur le but de Cavani (21e). Son entraîneur abrégera ses souffrances, en le remplaçant par Haddadi (4), qui n’a pas montré un bien meilleur visage, en prenant souvent l’eau face aux assauts parisiens.

- Rosier (4) : l’ancien joueur de Rodez n’a pas à rougir de sa prestation ce soir. Il a souvent rivalisé en vitesse face à Neymar, mais l’opposition était bien trop forte ce soir. Malheureusement pour lui, la majorité des offensives parisiennes est venue de son côté.

- Xeka (4) : le milieu dijonnais a été totalement dominé par la supériorité technique des Parisiens, qui ont confisqué le cuir durant toute la rencontre. Quelques ballons grattés par-ci-par là, mais bien trop insuffisant pour espérer faire quelques choses ce soir. Remplacé par Balmont, qui n’a rien pu faire pour éviter la correction.

- Marié (2,5) : match à mettre aux oubliettes pour le milieu dijonnais. Il est coupable sur deux buts du PSG. Il est l’auteur d’une perte de balle qui amène le second but signé Di Maria (15e). Il provoque la faute sur le but sur coup-franc de Neymar (41e).

- Kwon (4) : l’international sud-coréen s’est montré comme à son habitude très généreux dans l’effort. Des appels incessants et de nombreuses courses, qui malheureusement pour lui, ont terminé dans le vide. A noter une belle frappe enroulée qui aurait pu permettre aux siens de sauver l’honneur (49e)

- Abeid (3,5) : face à la domination parisienne, le milieu offensif dijonnais n’a jamais eu l’occasion de mettre ses coéquipiers dans de bonnes conditions. Il est l’auteur d’une jolie tentative du droit à la 39e, mais son tir est détourné sans difficulté par Areola (39e). Remplacé par Massouema à la 62e, qui comme ses coéquipiers, a vécu un match extrêmement compliqué. Il est averti d’un carton jaune sur sa première faute à la 63e.

- Saïd (4) : on sentait que le danger pouvait venir de cet homme, mais face à ce PSG, il n’a pas eu l’occasion de montrer son talent. Il a passé le plus clair de son temps à défendre, et venir en aide à son coéquipier Chafik.

- Jeannot (3) : match extrêmement frustrant pour l’attaquant dijonnais. Sevré de ballon, il n’a rien eu à se mettre sous la dent. Son seul tir du match intervient à la 46e, dans un angle bien trop fermé pour espérer quelque chose