La fin d’année 2019 a été sombre pour l’Olympique Lyonnais. Distancé en championnat, l’OL a en plus perdu coup sur coup Jeff Reine-Adélaïde et Memphis Depay, tous deux gravement blessés (rupture des ligaments croisés). Par conséquent, le club rhodanien a décidé d’être très actif sur le marché des transferts et a dépensé son argent pour recruter Karl Toko Ekambi (Villarreal), Camilo (Ponte Preta), Tino Kadewere (Le Havre, qui arrivera l’été prochain) et Bruno Guimarães (Club Athletico Paranaense).

Ce jeudi, c’était le milieu de terrain brésilien, désigné meilleur joueur du tournoi pré-olympique, qui était présenté par Jean-Michel Aulas, le président de l’OL, et Juninho, le directeur sportif. « La première fois que j’ai connu Bruno, c’était quand j’étais consultant. Dès le premier match, j’ai été impressionné par ses talents. Quand je suis arrivé avec Sylvio c’était une priorité, mais on n’a pas réussi. On a continué à le suivre et il a continué à progresser. L’année dernière ils gagnent, avec son club, pour la première fois la Copa Sudamericana. Il a une formation futsal aussi. J’aime ce genre de joueur », a commencé par expliquer l’ancien capitaine de l’OL.

« On n’a pas de certitude, c’est le foot, c’est compliqué »

Mais ce qui pose question, c’est en partie son adaptation. En général, les joueurs sud-américains ont besoin de temps d’autant qu’il débarque en plein hiver et qu’il ne reste que quelques mois de compétition dans l’Hexagone. « Il est simple, il a du caractère. Il a fait six matches de compétitions officielles depuis janvier et il a fait une préparation et a pris des vacances en décembre. Rudi va décider, mais sachant sa qualité et sa personnalité... Certaines choses ne seront pas faciles parce qu’il faut des automatismes. Aujourd’hui le vestiaire, et c’est grâce à Rudi, vit bien et ils comprennent qu’il y a de la concurrence. Pour moi, il est prêt (pour Strasbourg ce week-end, ndlr). On n’est pas sûr qu’il va faire le match qu’on pense. Mais je pense qu’il sera là et si Rudi l’appelle, il sera capable de répondre présent », a poursuivi Juninho.

Enfin, il est revenu sur sa propre situation quand il est arrivé, lors de l’été 2001 : « il n’y a pas de réponse pour ça (sa vitesse d’adaptation, ndlr). Une vraie réponse, c’est personnel. Des joueurs arrivent et sont capables d’enchaîner. La grande différence, la pression au milieu est différente, à chaque fois qu’il aura le ballon il sera sous pression, plus qu’au Brésil. Il va communiquer en portugais avec les Brésiliens, donc ça sera mieux. On n’a pas de certitude, c’est le foot, c’est compliqué. Ma première saison n’était pas mal. Je n’avais de problèmes avec personne sauf avec les journalistes, vous ne me considériez pas bon. Pour moi, sur trois-quatre mois, il pourra nous aider à gagner. Certains mettent du temps. C’est un joueur qui joue en une-deux touches, donc ça va, il peut s’intégrer ». Premiers éléments de réponses probablement ce week-end lors de OL-Strasbourg dimanche (à suivre sur notre live commenté).