Certains se demandent toujours comment Valentin Rongier a pu débarquer à Marseille ce lundi 2 septembre au matin sans avoir la certitude que son transfert à l’Olympique de Marseille était bouclé. Désireux de signer en faveur des Phocéens depuis de longues semaines, le milieu de terrain du FC Nantes avait publiquement fait savoir qu’il souhaitait changer d’air. Pour obtenir gain de cause, le Canari avait d’ailleurs choisi de la jouer "clean" en mouillant le maillot pour le FCN en ce début de saison, malgré les rumeurs.

Mais le week-end dernier, suite à une relance de l’OM, Rongier avait finalement demandé à ne pas disputer la rencontre face à Montpellier (remportée 1-0 par les hommes de Christian Gourcuff). Le joueur pensait sans doute alors que l’affaire pourrait enfin être bouclée. Un sentiment encore plus présent dans son esprit hier matin lorsqu’il s’est rendu dans la cité olympienne, avec l’autorisation des dirigeants nantais, selon La Provence. Un aval de la famille Kita qui ressemble aujourd’hui de plus en plus comme une vengeance au vu de la tournure des événements. Furieux d’avoir reçu un sms peu amical du joueur pour acter leur divorce avant le match contre le MHSC, les Kita ne sont pas les premiers à se plaindre d’avoir vu Rongier patienter durant des heures dans son hôtel marseillais... pour rien.

L’image d’Eyraud encore écornée

Pour expliquer le refus catégorique du FCN de céder son joueur à l’OM, un différend économique a été pointé du doigt. L’Équipe indique ainsi que l’OM a offert 13 M€ + 2 M€ de bonus à Waldemar Kita et 30% sur une future plus-value avec un plafonnement à 5 M€. Nouvel accrochage avec le président nantais qui espérait, lui, 50% sur le futur transfert de Rongier. Plus tard, Kita aurait même accepté de baisser ce pourcentage à 30%. Inacceptable pour Frank McCourt. Sans le sou, l’OM n’a donc pas surenchéri et Nantes, refusant le plafonnement à 5 M€ évoqué ci-dessus, a refermé ce dossier. L’idée d’une arrivée sous forme de joker (chaque club de L1 peut engager un joueur hors période mercato, à condition qu’il évolue en France) avait également circulé. En vain.

L’OM a donc laissé filer Luiz Gustavo et ne l’a pas remplacé. Un couac très mauvais pour l’image déjà bien écornée du président Eyraud. Il suffit d’ailleurs de lire le titre consacré par La Provence à son article sur ce vrai faux transferts. « L’OM pigeonné par les Canaris » ou encore : « l’OM s’est ridiculisé à la face du football français ». Mais ce n’est pas tout. Le journal marseillais révèle que l’OM a même tenté d’inclure le défenseur Grégory Sertic dans l’affaire. « Comme si l’OM prenait les Canaris pour des pigeons », se désole le quotidien. Au final, toutes les parties semblent perdantes dans cette affaire. L’OM a échoué dans un dossier qui n’avait rien d’insurmontable et n’a pu recruter un remplaçant à Luiz Gustavo. Nantes a certes conservé son capitaine, mais ce dernier risque d’être marqué au fer rouge.

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