« Imaginer que je n’irais pas au bout, c’est mal me connaître ». Hier, Olivier Sadran, le président du Toulouse FC, affichait sa détermination quant à la gestion du dossier Moussa Sissoko. L’homme fort du TFC ne supporte pas de voir que le milieu formé au club s’en aille l’été prochain sans la moindre indemnité de transfert. Qu’en dit le joueur ? Il a répondu aux questions de l’équipe hier soir devant le match de ses coéquipiers, battus au Parc des Princes par le PSG (1-3).

« J’ai été très déçu. Je ne m’attendais pas à une telle réaction. Mais c’est le président et c’est son club. Je ne suis qu’un employé. Je continuerai à m’entraîner. Je suis professionnel et si je dois jouer en CFA ou même avec les 14 ans jusqu’à la fin de la saison, j’irai. Je n’ai pas le choix. Mais j’ai confiance en mes agents pour me trouver une solution même si c’est une période compliquée », a réagi Sissoko, qui se trouve coincé entre son désir de départ et ses ambitions en équipe de France. Une chose est certaine, il souhaite rejoindre Newcastle.

« C’est un club qui m’attire même s’il n’est pas bien classé en ce moment. Mais ça ne me fait pas peur. J’ai confiance en ce groupe par rapport à ce qu’ils ont fait la saison dernière. En plus, les dirigeants ont pas mal investi sur des joueurs français de qualité (Debuchy, Gouffran, Yanga-Mbiwa…). Ils vont remonter en seconde partie de saison. C’est rassurant tous ces Français. Je les connais bien et cela facilitera mon intégration », a-t-il expliqué. Déjà d’accord avec les Magpies sur les modalités d’un contrat, il peut espérer désormais que le club anglais accepte de lâcher dès cet hiver les 3 M€ réclamés par le président Sadran, histoire de débloquer la situation.

Quant à QPR, autre club anglais intéressé par ses services, Sissoko ne dit pas encore totalement non même si le challenge proposé est moins attrayant. « Ça m’attire un peu moins. Il y a aussi de bons joueurs là-bas mais la situation est beaucoup plus compliquée. Mais je ne ferme aucune porte », a-t-il affirmé. Le président Sadran, lui, n’attend qu’une chose : récupérer une somme d’argent sur le transfert d’un joueur que le club aura formé de A à Z pour en faire aujourd’hui un international français.