À la guerre avec Marcelo. Mardi soir, les joueurs de l’Olympique Lyonnais ont manifesté leur soutien au défenseur brésilien. Depuis quelques mois déjà, les relations entre l’ancien de Besiktas et une partie des supporters lyonnais se sont dégradées. Le joueur né en 1987 était régulièrement pointé du doigt la saison dernière pour sa lenteur ou ses prestations moyennes voire décevantes. Un départ cet été était même souhaité par quelques fans. Malgré l’arrivée de Joachim Andersen, le footballeur auriverde était bien décidé à rester et à repartir du bon pied. Mais cela n’a pas été vraiment le cas. La situation se dégrade de plus en plus d’ailleurs. Cela a commencé après la défaite face à Benfica en octobre dernier (2-1). Le défenseur avait eu une altercation avec certains supporters du Virage Nord au retour de Lisbonne.

Cela avait continué quelques jours plus tard lors du déplacement à Toulouse. Marcelo a été notamment insulté par ses propres supporters. Après une période d’accalmie, il y a de nouveau eu des tensions vendredi (insulté à Nîmes) puis mardi soir à l’occasion de la réception de Leipzig en Ligue des Champions. Une fois le coup de sifflet final donné, les Gones sont allés saluer les supporters. Du côté du virage nord, un supporter est descendu sur la pelouse et a déployé une banderole représentant un âne avec le message suivant : "Marcelo dégage". Ce qui n’a pas plu du tout à Memphis Depay qui est allé s’expliquer avec le fan et lui a arraché la banderole. Les autres joueurs comme les supporters sont venus se joindre à eux, certains essayant de calmer le jeu. Marcelo, lui, aussi été présent. Il a été retenu par un coéquipier ou un membre du staff avant d’aller au front. On a pu le voir sur certaines images faire des doigts d’honneur en direction des supporters. Ensuite, le Brésilien a regagné les vestiaires tout en lâchant des insultes au passage.

L’OL fait bloc derrière le mal-aimé Marcelo

Le divorce est plus que jamais consommé entre Marcelo et les supporters. Malgré cela, il peut compter sur le soutien de ses coéquipiers qui font bloc derrière lui, comme il l’avait fait quelques semaines plus tôt quand Bertrand Traoré était la cible des sifflets des supporters. C’est le cas de Joachim Andersen, choqué par ces événements. « Il y a eu des choses face à Nîmes. Ce n’est pas acceptable. Maintenant, il y a eu une banderole, je pense que ce n’est pas respectueux. Vous devez montrer du respect aux joueurs. Pour moi, ce n’est pas acceptable. Je suis arrivé cet été donc je ne sais pas ce qui s’est passé avant. Mais je n’ai jamais vu ça avant ». Lucas Tousart, lui, a confié : « C’est vrai qu’on est tous solidaires avec tout le monde dans le groupe. Marcelo, c’est un bon joueur, il a fait de très belles choses ici. Voilà ce n’est qu’une petite partie des supporters je pense. Il n’y en a pas beaucoup. Il y a une rancœur envers lui on va dire et c’est ça qui est dommage. On n’arrive pas à passer au-dessus malgré la qualification et c’est ça qui est regrettable. Nous les joueurs, on a été solidaires et c’est tout ce qu’on peut faire dans ces situations ».

Même son de cloche du côté de Martin Terrier : « On est triste pour lui forcément. C’est vraiment un garçon exemplaire, que ce soit sur le terrain ou en dehors. Les supporters jugent ses performances, ça c’est leur problème. Mais nous on sera toujours derrière un joueur de l’équipe. Après un match comme ça, on doit tous être contents de se qualifier. Il devrait y avoir comme un genre de fête et ça ne s’est pas passé ce soir donc on est déçu ». Plus que déçu, Anthony Lopes lui était touché. « Je suis triste. Mon sentiment est que je suis triste. On aurait aimé que ça soit une belle fête pour tout le monde (...) Non, je ne vais pas dire qu’on a honte de nos supporters ». Houssem Aouar, lui, n’a pas voulu trop se pencher sur le sujet. « Je ne vais pas en parler ici ce soir. On va régler ça en interne. Il n’y a rien de grave ». La situation est malgré tout explosive entre certains supporters et Marcelo, dont le contrat prend fin en juin 2021. Et il n’est pas certain qu’il aille au bout de son bail...