Après des rencontres intenses, la phase de poules de la Ligue des Champions touche à sa fin. Une échéance qui touche personnellement le Shakhtar Donetsk et l’Olympique Lyonnais. Les deux équipes s’affrontent pour une place en huitièmes de finale (à suivre sur notre live commenté). En ballottage favorable, l’Olympique Lyonnais n’a besoin que d’un succès ou d’un match nul pour se qualifier. Pourtant, la mission ne sera pas si évidente pour les Gones contre une solide équipe ukrainienne. Talentueuse, la formation de Paulo Fonseca compte notamment un côté gauche infernal avec Taison et Ismaily. Impressionnants en Ligue des Champions depuis le début de cette édition, ils risquent de faire très mal aux joueurs de Bruno Genesio... comme lors du match aller.

Arrivés au Shakhtar Donetsk lors de l’hiver 2013, Taison (30 ans) et Ismaily (28 ans) disposent d’une trajectoire similaire. Pas considérés par les grands clubs européens lorsqu’ils étaient jeunes, ils sont restés longtemps au Brésil. Taison a grandi avec le SC International alors que Ismaily a enchaîné les expériences moyennement convaincantes sur sa terre natale. Ils ont ensuite choisi des clubs avec un faible rayonnement - Metalist Kharkhov pour Taison et Olhanense pour Ismaily - pour s’acclimater au choix européen. Dans l’ombre depuis le début de leur carrière, les deux hommes ont vu le Shakhtar Donetsk leur apporter la lumière. Cinq ans après, le bilan est flatteur pour eux. Soit quatre titres de Champions d’Ukraine, quatre coupes d’Ukraine et cinq Supercoupes.

Un duo décisif

Ce duo se caractérise par une complémentarité impressionnante. Latéral gauche très offensif, Ismaily est un joueur avec un profil similaire au Madrilène Marcelo. Comme son compatriote, il est capable d’enchaîner les efforts dans le couloir et apprécie faire parler sa qualité de percussion. Doté d’un pied gauche soyeux, il dispose d’une excellente qualité de centre et apprécie repiquer dans l’axe dans les 25 derniers mètres. S’il laisse parfois quelques espaces dans son dos, il peut compter sur Taras Stepanenko pour colmater les brèches. De son côté, Taison est un meneur excentré. Aligné côté gauche, il aime bien laisser le couloir à son coéquipier pour organiser le jeu et casser les lignes. Doué techniquement, il combine régulièrement avec son latéral. Devenus incontournables au fil des saisons, les deux hommes ne cessent de voir leur influence croître.

Cela se fait ressentir dans les chiffres. Depuis le début de l’exercice 2018/2019, Ismaily a distribué 5 passes décisives en 16 rencontres tandis que Taison a inscrit 2 buts et délivré 8 passes décisives en 15 matches. Un couloir fort donc sur lequel le Shakhtar Donetsk s’appuie très souvent. Parfois trop souvent. En Ligue des Champions, les Ukrainiens peuvent avoir un jeu trop stéréotypé par séquences. Cela s’est déjà fait ressentir contre Hoffenheim (2-2) et l’Olympique Lyonnais (2-2). Néanmoins, Ismaily (2 buts et 2 passes décisives) et Taison (2 réalisations et 1 offrande) ont une importance prépondérante dans les résultats de l’équipe ukrainienne. Ils ont d’ailleurs réalisé une grosse prestation lors de la précédente journée en étant tous deux impliqués sur les trois buts de leur équipe face à Hoffenheim (3-2). Dans une forme éclatante, ils tenteront d’offrir une seconde qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions de rang au Shakhtar Donetsk face à l’Olympique Lyonnais.