Ligue 1

PSG : le cas Gianluigi Donnarumma sidère l’Italie

Depuis quelques jours, le feuilleton Gianluigi Donnarumma est reparti de plus belle au PSG. Ce qui fait parler en Italie, le pays natal du gardien francilien.

Par Dahbia Hattabi
5 min.
Gianluigi Donnarumma avec le PSG @Maxppp

Le Paris Saint-Germain s’offre un nouveau feuilleton. Et il concerne les gardiens. Une vieille habitude pour les pensionnaires du Parc des Princes qui ont déjà vécu cela par le passé. Salvatore Sirigu, Kevin Trapp, Alphonse Areola, Gianluigi Buffon ou encore Keylor Navas ont été concernés par le passé. La saison dernière, Gianluigi Donnarumma a dû composer avec la concurrence de Matvey Safonov, qui lui a parfois été préféré par Luis Enrique. Mais au final, le portier italien, un temps déclassé, est resté numéro un, se montrant même précieux lors des matches décisifs. Ce qui aurait pu peser au moment de discuter prolongation avec ses dirigeants. Sauf que ce dossier traîne en longueur ces derniers mois. Et ce week-end, un nouveau cap a été franchi.

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Le retour du feuilleton des gardiens au PSG

En effet, les champions de France et d’Europe ont accéléré le mouvement afin de boucler la signature du Lillois Lucas Chevalier. Nous vous avons d’ailleurs expliqué sur notre site qu’un accord verbal a pratiquement été trouvé entre le PSG et le LOSC. Dans le même temps, le nom de "Gigio", qui ne s’est pas entendu concernant son salaire avec les Franciliens; a été cité du côté de Chelsea, Manchester United, Manchester City, Galatasaray mais aussi de l’Arabie saoudite. Mais il n’est pas exclu non plus que l’ancien joueur de l’AC Milan reste dans la capitale française. Ce qui ne serait pas forcément une bonne nouvelle puisqu’il serait en concurrence avec Chevalier, qui partirait avec une longueur d’avance. Mais tout reste encore possible jusqu’à la fin du mercato.

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De l’autre côté des Alpes, le cas Donnarumma fait forcément couler de l’encre. Le Corriere della Serra écrit à son sujet : «15 jours se sont écoulés depuis la finale de la Coupe du Monde des Clubs, perdue face à Chelsea, et l’espoir du président des champions d’Europe en titre, Al-Khelaïfi, et de son directeur sportif Luis Campos était de renouveler le contrat de leur super gardien de but immédiatement après la fin du match numéro 65 d’une longue et triomphante saison (4 trophées, y compris la Ligue des champions). Donnarumma, dont le contrat expire dans un an, n’a jamais été aussi loin de Paris. Le PSG, désormais loin des dépenses folles du passé, n’a pas l’intention d’améliorer le salaire de Gigio, qui gagne 850 000 euros bruts par mois.»

La presse italienne défend le bilan de "Gigio"

Le CdS poursuit : «Campos a mis en place un nouveau modèle et ne veut pas y déroger : il propose un salaire fixe et un quota variable substantiel lié aux objectifs et au nombre de matchs joués (un chiffre qui peut représenter jusqu’à un tiers du total). Une formule jugée inappropriée par Donnarumma, qui à son tour ne s’est pas senti protégé par le club dans la période difficile vécue lors de la première partie de la saison, au moins jusqu’en décembre, lorsque, lors du match contre Monaco, Singo l’a frappé au visage, laissant une cicatrice sur sa joue droite qui, cependant, l’a "transformé". Sans ses arrêts contre Liverpool, Aston Villa et Arsenal, le PSG n’aurait pas remporté la Ligue des Champions et Gigio le sait, comme il sait que les deux équipes de Manchester l’accueilleraient à bras ouverts. Ensuite, il y a le clin d’œil avec l’Inter, jamais caché. Et le contrat de Sommer expire en 2026.»

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Le média italien conclut : «à Paris, où ils sont toujours aux prises avec les conséquences des adieux traumatisants de Mbappé, ils ne veulent pas commettre une autre erreur : soit Donnarumma renouvelle son contrat, soit il sera vendu.» Ce qui interroge. Journaliste pour Tuttosport, Michele Tossani nous confie : «je ne suis pas surpris de l’intérêt du PSG pour Chevalier, car Donnarumma est en fin de contrat. Ce qui me surprend davantage, c’est qu’il n’ait pas encore prolongé, mais j’imagine que ce sont des questions économiques qu’on ne connaît pas vraiment de l’extérieur. Chevalier est de toute façon un excellent gardien, avec un bel avenir. Donnarumma, lui, est l’un des meilleurs gardiens du monde, il peut jouer partout. En Angleterre, il est encore plus fort, comme on le voit à chaque fois qu’il y joue, en club ou en sélection. En Turquie, je ne pense pas qu’il irait. En Arabie saoudite, j’espère qu’il n’ira pas, mais il serait quand même convoqué en équipe nationale.»

Une situation très compliquée pour Paris

Pour Valentina Clemente, journaliste italienne qui a suivi le PSG durant plusieurs années, cette situation va être compliquée à gérer. «Une cohabitation entre deux gardiens, on sait qu’à Paris ça ne marche pas. Je ne trouve pas que ce soit si intelligent que ça. Je crois que Paris est obligé de travailler dans ce sens-là pour ne pas se retrouver sans gardien important si Donnarumma venait à partir. Ils sont en train de gérer une situation difficile car si les choses venaient à basculer rapidement, ils pourraient se retrouver sans gardien important et là ça peut devenir dangereux. Sa saison a été exceptionnelle, mais peut-être parce qu’elle l’était, Gigio a peut-être aussi envie d’aller découvrir un autre championnat. Il faut aussi voir avec l’entourage du joueur, qui a un poids. Mais si jamais le PSG reste avec deux gardiens à gérer ça peut être problématique. Mais il vaut mieux en avoir deux très bons qu’aucun.»

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Mais en cas de départ de Donnarumma, le choix est vite fait pour elle. «Je ne comprendrai pas trop le choix d’aller à Galatasaray ou en Arabie saoudite. Il reste le gardien de l’équipe nationale italienne et vu la situation de la sélection, il doit être dans un championnat qui compte, sans rien enlever à la Turquie ou l’Arabie saoudite. Si jamais il doit faire un choix, il doit améliorer sa situation. Donc aller en Angleterre, pourquoi pas, et ça peut être une expérience importante vu le style de jeu là-bas. Ce serait un nouveau défi. Je ne pense pas qu’il reviendra en Italie (..) Mais ça serait bien, en partant de l’idée qu’il a franchi un cap à Paris, d’aller en Angleterre. Ce serait le meilleur choix. Il faut voir ce qui est disponible et à combien, car à mon avis tout ça se joue aussi sur le délicat équilibre entre sportif et financier.» C’est déjà le cas à Paris, où son cas pose plus que jamais question.

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