Naples et son président, Aurelio de Laurentiis, n’ont pas trainé. Juste après la victoire des Partenopei en Ligue des Champions face à Genk (4-0) et la qualification pour les huitièmes de finale de la compétition, le club transalpin s’est séparé de son entraîneur Carlo Ancelotti. Le départ de Carletto n’a surpris personne, mais le timing choisi par le club napolitain a interpellé. Le lendemain, à savoir ce mercredi, tout est allé très vite aussi avec l’annonce officielle de l’arrivée de Gennaro Gattuso et de la tenue d’une conférence de presse juste après. Un événement pour lequel le service de presse du club a pris le soin de demander aux journalistes présents de ne pas poser de questions au président sur Ancelotti et d’être positif avec Gattuso.

Face à la crise, le Napoli a donc coupé court à toute volonté de la presse de se servir de ce rendez-vous médiatique pour creuser l’affaire Ancelotti. Place donc aux questions pour Gattuso. Ce dernier a ainsi commencé par expliquer pourquoi il avait accepté le poste. « J’ai tout de suite dit oui au Napoli. Ç’a été facile. La première fois que j’ai rencontré le président, c’était dimanche soir. J’ai mis six heures à aller le voir et six heures pour repartir pour éviter les journalistes. J’ai parlé avec Carlo ce matin pour lui expliquer pourquoi j’avais dit oui. Ancelotti s’est comporté comme un grand, c’est une sorte de père footballistique pour moi. Avant un match important comme hier, ça n’aurait pas été correct de l’appeler. Je pense que j’ai bien fait de faire comme j’ai fait », a-t-il déclaré, avant d’évoquer les objectifs qu’il s’est fixés avec sa nouvelle équipe.

« Mon Napoli devra essayer de dominer tous ses matches »

« L’objectif est le même que ces dernières années. Naples est construit pour briller en Europe. C’est une équipe qui ne peut pas être privée de coupe d’Europe. Donc l’objectif est de récupérer des points et de se qualifier en Ligue des Champions. Mon Napoli devra essayer de dominer tous ses matches. Je sais ce que je peux apporter à l’équipe. Pour quelle raison l’équipe ne se trouve pas là où elle devrait être en championnat ? Quand quelqu’un est en difficulté, il cherche toujours des excuses, c’est normal. L’objectif, c’est la quatrième place. J’ai refusé beaucoup d’offres parce qu’elles ne m’intéressaient pas. C’est un honneur d’être à Naples aujourd’hui. »

Enfin, l’une des principales interrogations sera de savoir comment Gattuso va gérer les fameux mutins Insigne, Callejon, Allan, Koulibaly ou encore Mertens. Des éléments sanctionnés financièrement et promis au départ. « Je vais devoir écouter le moins de personnes possible et toucher l’âme des gens. Je veux ramener l’enthousiasme. Les rancoeurs ne vous mènent nulle part. L’objectif est de se concentrer sur les matches qui arriveront d’ici la fin de l’année. J’ai déjà mes idées concernant le visage de mon équipe, mais je dois encore réfléchir. Insigne est un héritage du football napolitain et le capitaine de cette équipe, c’est un symbole. Mais je dois faire en sorte que toute l’équipe puisse s’exprimer du mieux possible, et pas seulement Lorenzo. » Un discours mobilisateur qui devra toutefois être suivi d’actes sur le terrain. Car beaucoup se souviennent qu’à l’AC Milan, Gattuso n’a pas vraiment brillé pour ses idées de jeu.