PSG - RB Leipzig : les notes du match

Le Paris Saint-Germain l'a emporté sur le score de 1-0 face au RB Leipzig, grâce à un penalty de Neymar en tout début de partie.

Marquinhos au duel avec Poulsen
Marquinhos au duel avec Poulsen ©Maxppp
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Le premier tournant de la saison était arrivé pour les Parisiens. Face à Leipzig, les troupes de Thomas Tuchel n'avaient pas le droit à l'erreur, sous peine de réellement compromettre leurs chances de qualification pour les huitièmes de finale de la compétition. Troisièmes, les Parisiens étaient à trois points de leur rival du soir, qui avait remporté la première confrontation plus tôt dans le mois, sur le score de 2-1. Le tacticien germanique du PSG devait encore composer avec plusieurs blessés, mais pouvait au moins compter sur un joli trio offensif composé de Di Maria, Mbappé et Neymar. Danilo était aligné au milieu, avec Paredes et Herrera. En face, des joueurs de qualité, comme Daniel Olmo, Marcel Sabitzer et le titi Christopher Nkunku.

Dès les premières séquences, on pouvait voir que le système parisien ressemblait à un 3-4-3 avec le ballon. Et ça commençait bien pour les locaux, qui allaient bénéficier d'un penalty dès la 9e minute de jeu après une faute de Sabitzer sur Angel Di Maria. Neymar s'élançait, et transformait parfaitement, plaçant le ballon côté gauche de Gulácsi (1-0, 10e). De quoi mettre les Franciliens sur de bons rails. Kylian Mbappé s'essayait au retourné acrobatique, sans succès (16e). Leipzig commençait ensuite à mettre le pied sur le ballon, sans être vraiment dangereux. La rencontre n'était pas franchement passionnante, et le rythme était très peu élevé. Angel Di Maria frôlait le cadre sur ce coup franc (31e), mais les situations intéressantes étaient rares des deux côtés.

Leipzig a forcé en deuxième période

Il fallait attendre cette frappe d'Haidara depuis l'extérieur de la surface pour enfin voir Navas intervenir plus ou moins sérieusement, repoussant le cuir tant bien que mal (38e). Les Parisiens subissaient et peinaient à construire de véritables offensives, mais ils ne souffraient pas vraiment derrière face à une équipe de Leizpig en manque de tout. Devant Navas, Forsberg plaçait mal son plat du pied après ce centre de Dani Olmo, et le ballon filait au-dessus de la barre transversale (45e +1). L'avantage parisien à la pause ne reflétait donc pas vraiment la physionomie de la rencontre. Au retour des vestiaires, les Parisiens étaient encore dominés et Forsberg, à la retombée d'un centre de Mukiele, manquait le cadre de très peu (49e).

On entrait dans une phase de domination totale pour les Allemands. Voyant que le contrôle du match lui échappait, Thomas Tuchel faisait entrer Rafinha en lieu et place de Di Maria. L'Argentin semblait d'ailleurs particulièrement énervé d'avoir été remplacé par son entraîneur et le lui a fait savoir. Le chrono défilait, et si Leipzig pressait, le PSG était toujours devant malgré une possession inférieure à 40%. Les assauts s'enchaînaient, sans véritable réussite, à l'image de cette tête de Poulsen non cadrée (79e). Les champions de France ont finalement réussi à conserver ce court avantage et s'emparent de la deuxième place, évitant le pire.

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L'homme du match : Marquinhos (7) : le Brésilien a clairement été le seul Parisien à avoir été à un niveau digne d'un joueur évoluant dans un club candidat au titre final. Patron de la défense, il a multiplié les bonnes interventions, et ce, alors qu'il n'était clairement pas aidé par les joueurs alignés à ses côtés. On pense à ce centre d'Angeliño particulièrement bien coupé (69e). L'ancien de la Roma a également remporté quelques duels aériens précieux.

Paris Saint-Germain

  • Navas (6) : l'ancien du Real Madrid n'a pas vraiment été sollicité en première période, si ce n'est sur cette tentative lointaine d'Haidara (38e). En deuxième période, les Allemands ont affiché un visage un peu plus offensif, mais il n'y a eu que très peu de situations où il a dû s'employer. Match relativement tranquille pour lui au final.

  • Florenzi (4,5) : côté droit de la défense, le joueur transalpin n'a pas été spécialement à l'aise. Défensivement, il a été un peu en difficulté et beaucoup d'offensives de l'écurie de Bundesliga sont passées par son côté. Il n'a ensuite rien apporté lorsque son équipe se projetait vers l'avant. Peut-être sa prestation la moins convaincante depuis son arrivée en terres parisiennes.

  • Marquinhos (7) : voir ci-dessus.

  • Diallo (5) : critiqué pour ses prestations parfois très limites, l'ancien Monégasque a été assez moyen ce soir. Parfois en difficulté, à l'image de cette occasion de Forsberg (45e +1), où il est porté disparu dans une zone qu'il aurait dû couvrir. Parfois solide. Heureusement pour lui, les Allemands ont été assez imprécis dans les derniers mètres, tout comme Marquinhos a été brillant à ses côtés.

  • Bakker (5) : prestation en demi-teinte pour le jeune Néerlandais. Il n'a pas vraiment été mis en difficulté, surtout si on compare avec Florenzi, mais n'a pas toujours été serein pour autant. En revanche, son apport offensif a été bien trop faible pour un club de ce niveau.

  • Danilo (5,5) : de retour au milieu de terrain, celui qui est défenseur central dans l'esprit de Thomas Tuchel a réalisé une prestation plutôt honnête, sans plus. On ne peut pas dire qu'il a été mauvais, puisqu'il a été propre dans ses transmissions, ne perdant que très peu de ballons. Mais bien trop neutre. Sur les séquences défensives, il a récupéré quelques ballons comme il a parfois laissé passer ses vis à vis trop facilement.

  • Herrera (4) : le milieu espagnol a encore eu du mal à vraiment peser dans le jeu. Comme c'est habituel, on a l'impression qu'au PSG, le ballon passe de la défense à l'attaque sans transiter par le milieu de terrain. Avec ou sans ballon, l'ancien de l'Athletic et de Manchester United a été assez mauvais, rarement placé au bon endroit, incapable de servir ses joueurs offensifs. Ensuite remplacé par Verratti (83e), dont l'entrée a tout de suite fait du bien à l'écurie parisienne.

  • Paredes (5) : le guerrier argentin a comme à son habitude distribué quelques coups bien sentis à ses adversaires, flirtant souvent avec la légalité et l'expulsion. Plus présent dans les échauffourées que dans l'élaboration des offensives parisiennes, à l'image de ses autres coéquipiers de l'attaque. Il a au moins eu le mérite de mettre un peu d'intensité à sa rencontre et d'occasionnellement briser des lignes.

  • Di Maria (5) : le fantasque ailier de l'Albiceleste a rendu une copie correcte, sans plus. C'est lui qui provoque le penalty qui permet à Neymar d'ouvrir le score. Il est ensuite dangereux par intermittence, devant beaucoup décrocher pour toucher des ballons et aider dans les labeurs défensifs. Rafinha l'a remplacé à la 64e, et a un peu aidé à mettre le pied sur le ballon, se créant même une occasion dans le temps additionnel.

  • Mbappé (3,5) : les supporters parisiens s'étaient mobilisés pour le soutenir sur les réseaux sociaux, lui qui a du mal sur la scène européenne dernièrement. Et on ne peut pas dire qu'il leur ait vraiment rendu… Prestation assez insipide du Bondynois, qui n'a créé aucun danger face à une arrière-garde allemande pourtant loin d'être réputée pour sa solidité. Aucune prise de balle intéressante, aucune différence faite dans les derniers mètres et surtout, aucune entente avec le reste de ses partenaires de l'attaque. Il a laissé sa place à Kean à la 90e.

  • Neymar (4,5) : le génie brésilien a vécu une soirée compliquée. Rarement on a vu un Neymar aussi gris. Il transforme bien le penalty d'entrée de match, mais pas grand chose de plus à se mettre sous la dent par la suite. Les joueurs de Leipzig l'ont bien muselé, avec un pressing constant et dès que le cuir arrivait dans ses crampons, ils l'entouraient très vite. On l'a ainsi senti particulièrement agacé. Remplacé par Sarabia (90e).

RB Leipzig

  • Gulacsi (5) : le portier hongrois s'est échauffé sur une prise de balle tranquille, mais a rapidement dû s'incliner sur un penalty de Neymar, alors qu'il était parti du bon côté (11e). Finalement, peu de choses à faire pour l'expérimenté gardien en première mi-temps. Comme en deuxième d'ailleurs, où il n'a eu qu'une sortie loin de son but et un arrêt premier poteau face à Rafinha (90e +4) à effectuer.

  • Mukiele (5) : l'ancien Montpelliérain avait la charge de limiter Kylian Mbappé. Et il l'a plutôt bien fait grâce à son intensité dans les contacts et sa vitesse. Mais aussi une bonne performance dans le débordement, avec notamment un bon centre pour Forsberg (50e). Remplacé par Orban (63e). Le solide Hongrois a fait ce qu'il sait faire, sans broncher ni vraiment souffrir.

  • Konaté (5,5) : solide, comme toujours, le Français a fait le boulot comme en témoigne son intervention face à Mbappé pour éviter un face à face avec Gulacsi (38e). Solide, il a rarement été mis en difficultés et peut donc être satisfait de sa performance.

  • Upamecano (5) : en difficulté au match aller, le Français a bien débuté le match, en étant présent dans les duels aériens. Mais une relance ratée était à l'origine du penalty obtenu par le PSG (11e). Loin de prendre l'eau, le joueur formé à Valenciennes a même imposé sa puissance, se montrant conquérant dans les duels.

  • Angelino (5) : un latéral qui aime attaquer. Formé à l'école Manchester City, l'Espagnol a profité de chaque possession de balle de son équipe pour partir à l'assaut de la surface adverse. S'il peut parfois oublier de défendre, il a cette fois-ci été rigoureux dans ses replis défensifs.

  • Sabitzer (4,5) : le capitaine autrichien a débuté difficilement la rencontre au niveau technique. Bien malheureux de toucher (très légèrement) Di Maria dans la surface, il offrait l'ouverture du score aux Parisiens (11e). Peu inspiré dans le jeu court et pas souvent précis à longue distance, il a eu du mal à orienter le jeu des siens par séquences, mais s'est rattrapé à la récupération.

  • Haidara (6) : dans le maillage tactique, le Malien n'a pas été avare en efforts, en allant en plus bien volontiers dans le combat. De nombreux ballons récupérés dans l'entrejeu mais aussi des projections vers l'avant sont à mettre à son actif. Tout un symbole, il alertait Navas (38e). Un match plein et réussi pour l'ancien de Salzbourg, malgré une baisse de régime relative au fil des minutes.

  • Nkunku (5) : pour son retour au Parc des Princes, le titi n'a pas offert un récital technique balle au pied. Mais il était concerné, notamment par le repli, ce qui lui a permis de récupérer quelques ballons haut dans la moitié de terrain adverse. Timide, il s'est petit à petit éteint au fil de la rencontre.

  • Olmo (5,5) : le technique Espagnol n'a pas vraiment brillé de mille feux. Mais n'a pas non plus démérité : pas souvent trouvé par ses partenaires, il a malgré tout souvent fait les bons choix dès qu'il avait à les faire. Il a attendu la fin du premier acte pour se signaler par un bon centre pour Forsberg (45e+1). L'ancien du Dynamo Zagreb a eu plus de mal au cours de la deuxième période. Remplacé par Kluivert (63e). Discret, le fils de son père n'a pas un apport significatif.

  • Forsberg (6) : élu homme du match aller par la Rédaction FM, il avait des libertés mais a dû composer avec un avertissement obtenu très tôt (3e). Se baladant sur tout le front de l'attaque, plus particulièrement à gauche, le Suédois a tenté d'être trouvé entre les lignes. Il aurait pu égaliser juste avant la mi-temps (45e+1) puis au retour des vestiaires (50e). Le milieu a été le plus dangereux pour la défense parisienne mais a manqué de justesse dans le dernier geste. Remplacé par Sorloth (74e). Le géant norvégien a apporté sa taille pour essayer de peser, sans grand succès.

  • Poulsen (4,5) : match difficile sur le papier pour l'attaquant danois. Entre Marquinhos, Diallo voire Danilo, il avait fort à faire dans les duels. Cherchant à servir de point d'appui, il a surtout joué dos au but, en remise. C'est d'ailleurs dans ce registre qu'il s'est offert une frappe, finalement dévissée (37e). Bien utile a son équipe, il a utilisé ses forces pour remplir son rôle.

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