L'OM, le déséquilibre permanent

L'OM a presque conclu sa préparation estivale. Il ne lui reste plus qu'une rencontre, face à Villarreal, ce samedi à l'Orange Vélodrome. Il est désormais temps d'évoquer le principal visage de l'équipe de Sampaoli : le déséquilibre.

Jorge Sampaoli avec l'OM
Jorge Sampaoli avec l'OM ©Maxppp
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Ce mercredi soir, l'Olympique de Marseille continuait sa préparation en affrontant l'AS Saint-Étienne à Gueugnon. Une nouvelle fois, les Marseillais n'ont pas perdu et sont donc invaincus lors de ces matches amicaux de présaison, grâce à leur succès face aux Verts (2-1). Pour autant, s'est-on ennuyé ? Non. Est-ce que l'OM version 2021-2022 est rassurant ? On va dire que non, une nouvelle fois.

Mais pourquoi ? Simplement parce que dans le système à trois défenseurs mis en place par l'Argentin, les milieux de terrain excentrés, par exemple Valentin Rongier ce mercredi, doivent aussi couvrir le couloir à la manière d'un milieu excentré ou d'un piston. Par conséquent l'OM a les défauts de ses qualités à savoir un déséquilibre permanent, qui ne peut pas être comblé uniquement par le généreux Mattéo Guendouzi.

Du danger sur chaque perte de balle

Ainsi, on peut voir que sur les phases de transitions défensives, les Olympiens ont encore du mal et dans le dos des milieux excentrés et des ailiers, il existe donc des boulevards exploitables. On peut se dire qu'avec un Luan Peres, qui n'a pas débuté ce mercredi soir, mais qui couvre très bien les espaces, et un Saliba, titulaire contre l'ASSE, cela pourra être gérable.

En plus de cela, les défenseurs de l'OM, les trois de derrière, semblent être encouragés à ressortir proprement le ballon. Il en va de même pour le gardien. Cela multiplie les possibilités de les voir faire des erreurs et ainsi être en infériorité numérique en cas de pressing adverse. C'est un peu ce qu'il s'est passé ce mercredi sur le but de Wahbi Khazri. Mais cette méthode offre de belles constructions de jeu pour mettre les attaquants dans les meilleures dispositions.

Une force offensive intéressante

Mais, du côté des points positifs de ce déséquilibre, on trouve des ailiers (De la Fuente, Radonjic, Luis Henrique ou Cengiz Ünder) qui aiment dribbler et faire des différences. La plupart du temps, on trouve aussi les joueurs excentrés à l'extrême sur les ailes et donc libres de tout marquage pour entrer vers l'intérieur et jouer des uns contre uns.

Si cela est possible, c'est aussi parce que l'OM presse très haut tout au long de la rencontre et récupère des ballons très proches de la surface adverse tout en provoquant de nombreux coups de pied arrêtés. Ainsi, les Phocéens attaquent en nombre et les milieux défensifs (Gerson, Guendouzi, Rongier) se montrent dans leurs frappes ou leurs passes qui peuvent être décisives ou clés. Cette saison, avec l'OM, on va se régaler, c'est sûr.

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