Everton : la Premier League bloque toujours l’avenir des Toffees

Par Valentin Feuillette
4 min.
Le logo d'Everton @Maxppp

Les problèmes se multiplient à Everton. Alors que le club traverse une crise sportive, la situation interne du club de Liverpool n’est guère mieux entre un rachat toujours bloqué, les travaux du grand stade en attente de financement et des procès intentés par d’autres clubs de Premier League.

Les ennuis se poursuivent à Everton. Coupable d’avoir enfreint les règles sur le fair-play financier anglais lors de la saison 2021-2022, Everton avait au départ écopé d’un retrait de dix points. Une sanction réduite à six points il y a quelques jours par la Premier League, ce qui avait permis au club anglais de sortir de la zone de relégation. Cependant, le club n’est pas au bout de ses peines selon The Sun. Burnley, Leeds, Leicester, Nottingham Forest et Southampton ont signalé leur intention de poursuivre les Toffees en justice. La confirmation qu’Everton a tiré un avantage sportif en violant les règles du fair-play financier de Premier League donne envie à ces clubs de réclamer une action en justice. Burnley et Leicester considèrent être des victimes directes de la mauvaise conduite d’Everton et réclament de l’argent pour les dommages financiers causés.

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Au total, les Toffees pourraient être dans l’obligation de verser pour plus de 100 millions de livres sterling (116 millions d’euros) en dédommagements. Mais une autre mauvaise nouvelle va venir entraver les projets sportifs d’Everton, déjà mal en point avec cette 16ème position au classement. De quoi plonger le club dans une crise encore plus profonde. En effet, le rachat par 777 Partners, grande entreprise qui comprend notamment les clubs du Genoa, Vasco da Gama, Hertha Berlin, Standard de Liège, Red Star, le Séville FC en Espagne ou encore le Melbourne Victory FC, est toujours bloquée pour des raisons administratives. La direction de la ligue anglaise n’a encore pas donné son feu vert sur la fiabilité du plan de rachat et du projet de financement du club de Liverpool. Un litige qui doit rapidement être réglé, à l’heure où Everton doit finaliser les grands travaux du nouveau stade basé à Bramley-Moore Dock, pour une inauguration prévue en 2025.

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Le rachat de 777 Partners encore bloqué

Le futur propriétaire d’Everton, 777 Partners, devrait rencontrer la Premier League cette semaine. Cette société d’investissement américaine a reçu une confirmation verbale d’une réunion à venir mais aucune date exacte n’a pas encore été fixée. Ces dirigeants étasuniens avaient espéré discuter de ce rachat avec les responsables de la Premier League la semaine dernière, mais cela ne s’est pas encore produit. Pour rappel, 777 Partners avait conclu un accord avec le propriétaire d’Everton, Farhad Moshiri, en septembre dernier pour acheter une participation majoritaire de 94,1% dans le club de Merseyside. L’accord avait bien reçu l’autorisation de la Financial Conduct Authority (FCA) en décembre mais n’a pas encore été approuvé par la Premier League. Les premières indications suggéraient que le rachat serait finalisé d’ici la fin de l’année 2023, mais peu de progrès d’avancées positives ont été enregistrées ces derniers mois.

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Les doutes sur le projet de rachat d’Everton par 777 Partners se sont accrus le mois dernier après qu’il a été confirmé qu’une source importante de son financement était sur le point d’être coupée. En effet, A-Cap, une société de services financiers et d’assurance basée à New York, a fourni à 777 des centaines de millions de dollars en prêts et en réassurance au cours des trois dernières années, mais elle avait mis sa relation avec 777 Re, la filiale de réassurance de l’entreprise. 777 a prêté à Everton 190 millions de livres sterling (241 millions d’euros) en plusieurs virements depuis la signature de l’accord initial, qui ont été utilisés pour le fonds de roulement et les factures du projet de nouveau stade du club. Ces prêts devraient être transformés en capitaux propres si le rachat est approuvé. Si la réunion de cette semaine avait lieu, ce serait l’occasion pour la Premier League de discuter de la documentation soumise par 777 Partners dans le cadre du test des propriétaires et directeurs de la ligue (OADT).

Les cofondateurs Josh Wander et Steven Pasko, tous deux répertoriés sur les documents de changement de propriétaire, sont actuellement présents au Royaume-Uni en prévision d’une éventuelle réunion. Les deux hommes ont d’ailleurs assisté samedi à la défaite (3-1) d’Everton contre West Ham aux côtés du directeur général du groupe de football, Don Dransfield, et d’un autre membre du conseil d’administration, Andres Blazquez, qui est également président du Genoa, affilié aussi au réseau 777. La Premier League a déjà écrit aux Américains pour leur demander plus de clarté sur certaines questions concernant les règles à respecter du test officiel OADT et le plan triennal de l’entreprise pour Everton. Les patrons de 777 ne s’attendent pas à ce qu’une décision soit prise immédiatement après toute réunion, la Premier League étant susceptible de se référer à un comité de surveillance indépendant pour vérifier si la procédure régulière a été respectée, une étape qui pourrait prendre environ une semaine. A noter que la gronde se poursuit en interne avec plusieurs clubs anglais prêts à aller à l’encontre de ce rachat, dont l’ancien vice-président d’Arsenal, David Dein, qui a déjà fait pression sur la Premier League concernant la procédure opérée par 777.

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