Incidents OM : la mise au point du président rennais Nicolas Holveck

Samedi, l'OM et le Stade Rennais auraient dû croiser le fer. Mais la rencontre a été reportée suite aux incidents qui ont éclaté à la Commanderie. Deux jours après ce terrible évènement, le président breton, Nicolas Holveck, a expliqué les raisons qui avaient poussé son club à accepter le report de match.

Nicolas Holveck, le président du Stade Rennais
Nicolas Holveck, le président du Stade Rennais ©Maxppp
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Le Stade Rennais s'en serait bien passé. Samedi soir à 21 heures, les Bretons auraient dû affronter l'Olympique de Marseille à l'Orange Vélodrome pour le compte de la 22ème journée de Ligue 1 Uber Eats. Mais rien ne s'est passé comme prévu. Quelques heures plus tôt, dans l'après-midi, des incidents ont éclaté au centre d'entraînement du club phocéen. Des supporters mécontents étaient venus manifester devant La Commanderie. Puis, certains ont finalement pénétré dans l'enceinte afin de s'expliquer avec Florian Thauvin, Dimitri Payet ainsi que le président Jacques-Henri Eyraud.

Des échauffourées ont également éclaté avant que certains fans soient finalement interpellés. Dans la foulée, la Ligue de Football Professionnel a annoncé le report de la rencontre. «Compte-tenu des incidents survenus cet après-midi au centre d'entraînement de l'Olympique de Marseille, la rencontre Olympique de Marseille / Stade Rennais FC (22e journée de Ligue 1 Uber Eats) est reportée à une date ultérieure», pouvait-on lire sur le communiqué de presse de la LFP. L'OM a également condamné ces agissements d'une extrême gravité. Silencieux jusqu'à présent, le Stade Rennais s'est à son tour exprimé ce lundi par la voix de son président.

Holveck évoque le report de la rencontre et les évènements de samedi

En marge de la conférence de presse de Julien Stéphan avant le match face à Lorient, Nicolas Holveck est revenu sur les évènements de samedi et sur les raisons qui ont poussé Rennes à accepter le report de la rencontre. Un choix qui avait questionné. Ses propos sont relayés par Ouest-France : «dès le début d’après-midi, j’étais en relation avec des personnes très proches de l’OM qui était à l’intérieur du centre d’entraînement. Je savais que l’atmosphère devenait de plus en plus pesante et que ça s’est transformé en débordement immaîtrisable avec des comportements extrêmement graves. Vers 17 h, la LFP m’a appelé en me disant qu’il y avait un trouble à l’ordre public au centre d’entraînement de l’OM et qu’ils étaient inquiets sur la tenue du match. J’ai donc pris acte de cette décision».

Puis il a ajouté : «la Ligue m’a rappelé 30 minutes plus tard et m’a demandé la position du Stade Rennais. Clairement, j’avais fait le tour de la question, j’ai eu toute l’après-midi pour ça. En sachant qu’on n’avait aucune chance d’obtenir quoi que ce soit, est-ce qu’il était intelligent de mettre en danger l’intégrité de nos joueurs et de ceux de l’OM ? Si on forçait la décision de la Ligue, en disant qu’on voulait jouer, et qu’il se passait quelque chose sur le trajet du bus de l’OM, c’était moi seul le responsable. C’était une décision de bon sens, de rationalité. Le Stade Rennais a une image à défendre de par son actionnaire». Le message est passé !

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