Seydou Sy : «le réseau de Monaco m’aide pour que je retrouve une équipe»

Sans contrat depuis juin 2020 et la fin de l'aventure à l'AS Monaco, Seydou Sy (25 ans) attend toujours le coup de fil d'un club. Malgré un joli CV sur lequel est inscrit un titre de champion de France en 2017, le gardien sénégalais n'a pas rebondi. En attendant de trouver un nouveau projet, il s'entraîne avec Sébastien Frey, peaufine sa préparation physique et peut compter sur la solidarité entre anciens et actuels Monégasques.

Seydou Sy à l'œuvre contre Rennes en mai 2019
Seydou Sy à l'œuvre contre Rennes en mai 2019 ©Maxppp

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Seydou Sy : je suis parti au Sénégal au mois de mai et je suis revenu en juillet pour me préparer. Je voulais voir s’il y avait des possibilités de retrouver un nouveau challenge. J’ai un préparateur physique personnel en attendant d’avoir un club. Je m’entraîne en ce moment avec Sébastien Frey. Il est entraîneur des gardiens du club de Villefranche Saint-Jean Beaulieu en National 3. Cela me permet d'être opérationnel si un club m'appelle.

FM : vous vous connaissiez avec Sébastien Frey ?

SS : non on ne se connaissait pas avant. Il y a un ami à moi de Monaco qui m’a mis en contact avec le coach de Saint-Jean. C’est là-bas que j’ai découvert que Sébastien Frey était entraîneur des gardiens. Je le connaissais de nom bien sûr mais j’étais étonné de le voir là-bas (rires).

FM : comment se passe cette collaboration ?

SS : c’est une référence au poste. C’est top pour moi. Il me conseille. C’est un grand gardien en France. Je suis content d’avoir un entraîneur comme lui. Il me conseille tout le temps. Il me fait travailler certains domaines spécifiques. Et puis j'ai Patrick Legain qui m'aide à m'entretenir. Je suis au point si jamais on fait appel à moi pour reprendre le travail que j’aime. C'est l'ancien préparateur physique de Monaco. Il a aussi travaillé avec de grands joueurs comme Kondogbia et a longtemps préparé des joueurs de haut niveau. C’est Djibril Sidibé qui m’a mis en contact avec lui.

«Sidibé m'aide beaucoup»

FM : la grande famille monégasque est présente à vos côtés pour vous aider à retrouver un club. Ça doit vous faire du bien et vous aider à rebondir...

SS : oui le réseau de Monaco m’aide bien. Tout le monde m’aide pour que je retrouve une équipe. Ils se demandent tous comment cela se fait que je n’aie pas encore un club avec le talent et le potentiel que j’ai. Ils m’appellent souvent pour prendre des nouvelles et demandent s’ils peuvent faire quelque chose pour moi et m’aider à retrouver les terrains le plus vite possible. Je suis encore en contact avec plusieurs joueurs. En ce moment, c’est Sidibé car il est encore au club. C’est celui qui m’aide le plus. Il y a aussi Almany Touré, qui est parti à Francfort. Subasic aussi me demande souvent des nouvelles, si je trouve quelque chose ou comment ça se passe, etc. Il me dit que je suis jeune et que je vais trouver quelque chose. Même le coach des gardiens qui était à Monaco, André Amitrano, me dit ça. Il ne comprend pas pourquoi je ne trouve pas en France en Ligue 1 ou en Ligue 2.

FM : avez-vous eu des contacts depuis la fin de votre contrat à l'ASM ?

SS : oui j’ai eu des contacts en Belgique et en Turquie mais ça n’a pas abouti. Il n’y avait rien de concret. Depuis, je n’ai pas de nouvelle touche.

FM : où est-ce que vous aimeriez poursuivre votre carrière ?

SS : ma priorité c’est la France. Je suis Sénégalais et c’est le championnat de France qu’on regarde beaucoup là bas. J’ai déjà joué quelques matches en Ligue 1. Je connais déjà le championnat. Je préférerais retrouver un point de chute en Ligue 1 ou en Ligue 2. Il y a aussi de bons projets qui sont intéressants pour moi en Belgique. Pourquoi pas découvrir ça.

«Je me donne comme référence Édouard Mendy»

FM : vous privilégiez un pays francophone ?

SS : j’ai déjà joué en Turquie et avec le Milan. Avant mes 18 ans, j’avais la possibilité d’aller à Milan. J'étais à Nice en 2013 avec l’équipe nationale du Sénégal pour les Jeux de la Francophonie. Mais Monaco m’a contacté pour faire des essais et ils m’ont gardé. C’était plus facile pour moi qui parlais déjà français, plutôt que d’aller à Milan. Je ne connaissais pas bien l’italien.

FM : la situation de crise économique ne doit pas aider tous les joueurs au chômage comme vous...

SS : non, le contexte n’aide pas. Dans ma tête, jamais je ne me serais dit que je n’aurais pas de club après six mois. Il y a des hauts et des bas mais je garde le moral au beau fixe. Je me donne comme référence Édouard Mendy. Avec du travail, il est arrivé à devenir titulaire à Chelsea. Ça peut arriver mais le plus important c’est de garder le moral et s’il y a une petite opportunité qui se présente, il faut la saisir. D’où je viens en Afrique, c’est toujours plus difficile. À chaque fois, je garde un moral en béton car je veux toujours faire plus. Jamais je ne baisse les bras. Je me dis que c’est juste temporaire.

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