Aris : comment se passent les premiers pas de Kostas Mitroglou

Mis au placard à l'Olympique de Marseille, Kostas Mitroglou a trouvé un point de chute cet hiver chez lui en Grèce. L'attaquant a rejoint l'Aris Salonique, où il espère bien se relancer. Comment ses débuts se passent-ils ?

Kostas Mitroglou, avec le maillot de l'Aris Salonique
Kostas Mitroglou, avec le maillot de l'Aris Salonique ©Maxppp

Une libération. Le 25 janvier dernier, Kostas Mitroglou a officialisé son départ de l'Olympique de Marseille. Un club qu'il avait rejoint sur le fil en 2017 pour 15 M€ avec l'objectif d'endosser le rôle de grand attaquant. Un costume taillé visiblement trop grand pour les épaules du natif de Kavala, pourtant auteur de 12 réalisations en 33 apparitions en Ligue 1. Mais pas suffisant pour les pensionnaires de l'Orange Vélodrome, qui l'ont notamment prêté à Galatasaray puis au PSV Eindhoven. De retour cet été, le footballeur âgé de 32 ans n'entrait pas dans les plans d'André Villas-Boas, encore en poste, ni de l'OM, qui voulait se débarrasser de son imposant salaire de 330 000€ par mois.

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Se relancer en Grèce

Mais l'international hellène est finalement resté pour honorer sa dernière année de contrat (juin 2021). Toutefois, les Olympiens l'ont mis au placard pendant 6 mois. Une situation peu évidente à vivre pour l'ancien de Benfica. Son aventure à l'OM s'est finalement achevée le 25 janvier dernier puisqu'il a été libéré de son bail. Le lendemain, il s'engageait pour un an et demi (juin 2022) en faveur de l'Aris. Rapidement, l'attaquant a été sur le pont puisqu'il a disputé son premier match le 30 janvier en championnat face à l'Asteras Tripolis (défaite 2-1). Mitroglou a joué 9 minutes. Il faut dire que son club privilégie une reprise en douceur puisque le footballeur n'avait plus joué de match officiel depuis le 8 mars 2020 (8 minutes avec le PSV contre Groningen), soit presque 10 mois.

Puis, il a manqué deux rencontres visiblement suite à des soucis intestinaux (contre l'Asteras Tripolis en coupe le 4 février et contre l'AEK en championnat le 7 février). Il a finalement retrouvé les terrains le 10 février face à l'Olympiakos en coupe (défaite 2-1, 22 minutes jouée) avant d'enchaîner le 14 février face au Panaitolikos en championnat (0-0, 21 minutes jouées). Des débuts dont nous parle Martial Debeaux, spécialiste du football grec pour Footballski. «Les premiers pas sont assez discrets. Je pense qu'il a besoin de temps avant d'être catapulté dans le onze de départ. L'entraîneur a plusieurs fois répété que l'Aris aiderait Mitroglou et inversement. »

Des débuts timides

Il poursuit : «forcément, il y a des attentes élevées autour de lui, mais le club tournait déjà bien avant qu'il n'arrive, donc ce n'est pas un "sauveur", juste une valeur ajoutée. Je suppose que le plan est de l'intégrer progressivement vu qu'il ne reste que quatre journées avant les play-offs où l'Aris jouera la deuxième place. Et vu qu'il avait passé 1 an sans jouer, on peut se dire qu'il a besoin de temps avant de jouer 90 minutes (..) Dans le jeu, il n'y a pas grand-chose à signaler pour l'instant. Il a de la concurrence, avec Manos qui tourne bien ou Mancini qui a été replacé. Mais à terme, il est censé être le n°1.» L'occasion d'enfin le revoir à son meilleur niveau ?

«C'est la question à 1M€. Ce qui me laisse dubitatif, c'est la période durant laquelle il n'a pas enchaîné les matches, que ce soit son année blanche entre la fin de saison anticipée au PSV et la période au placard à l'OM. Si j'élargis avec son passage à Galatasaray, cela fait beaucoup d'éléments qui ne rendent pas optimiste sur le fait qu'il revienne au top niveau. Ceci dit, le championnat de Grèce permet de marquer assez "facilement" on va dire, car il est assez hétérogène, donc on peut au moins s'attendre à ce qu'il marque assez régulièrement.» C'est tout le mal que l'on peut souhaiter à un Kostas Mitroglou, libéré et délivré de l'Olympique de Marseille.

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