CAN 2023 : les folles coulisses du sacre de la Côte d’Ivoire !

Par Hanif Ben Berkane
4 min.
Franck Kessie qui célèbre son but avec la Côte d’Ivoire @Maxppp

Après le sacre historique de sa Côte d’Ivoire, Emerse Faé s’est confié sur les coulisses de cette aventure complètement folle. Entre les déceptions du début de la compétition et l’euphorie après la victoire, les Éléphants sont passés par toutes les émotions.

Plus la CAN 2023 passait, plus le scénario fou d’une victoire de la Côte d’Ivoire se rapprochait. Ce scénario irrationnel, celui d’une équipe quasiment éliminée dès les phases de poules de sa propre compétition et qui s’en sortait miraculeusement à chaque fois. D’abord en éliminant de manière surprenante le tenant du titre le Sénégal. Puis en sortant le Mali à dix contre onze dans un scénario complètement fou en marquant deux buts à la dernière minute. Face à la RDC, le scénario a été plus traditionnel avec une victoire (1-0) mais cette finale face au Nigeria a encore illustré l’incroyable capacité à rebondir de la Côte d’Ivoire.

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Une CAN folle

Les Éléphants étaient encore menés au score et ils ont encore su trouver la force nécessaire pour renverser les Super Eagles (2-1). Et cette fois, la victoire a permis d’offrir une troisième CAN au pays, à domicile en plus. Une joie immense qui est venue ponctuer de la plus belle des manières l’aventure ivoirienne. «La compétition était extraordinaire avec beaucoup de suspens et de retournement de situation. La Côte d’Ivoire peut être fière de sa CAN, elle était belle et riche. Je suis content pour le pays d’avoir su organiser une CAN comme ça. C’est plus qu’un conte de fée, j’ai du mal à réaliser qu’on l’a fait. Quand je repense à tout ce qu’on a vécu pendant la compétition, les moments difficiles où on est mené ou on revient à la dernière minute… C’est une chance énorme, On est des miraculés. On n’a rien lâché, on a montré qu’on savait rebondir, qu’on était des hommes», expliquait Emerse Faé en conférence de presse.

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Le sélectionneur ivoirien, qui est donc passé d’intérimaire à héros national, a encore du mal à réaliser ce que son équipe a su faire dans cette CAN. Après la rencontre, lors de la traditionnelle conférence de presse, il a même semblé un peu sonné. «Je n’arrive pas à mesurer ma joie, c’est énorme. Je rêvais de la CAN en tant que joueur, je n’ai pas su le faire. Là, j’ai eu une opportunité de le faire en tant qu’entraîneur. Malgré le fait que ça arrive comme ça, de cette manière (ndlr : en remplaçant Gasset qui démissionne dès les phases de poules) c’est bizarre. Le jour de mon anniversaire, je je dois encaisser le départ de Jean-Louis, je le félicite, c’est sa victoire aussi. Et je prends l’équipe sans être sûr d’être qualifiés. Grâce à Dieu, on a eu une deuxième chance et on n’a rien lâché après. »

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La capacité de toujours rebondir

Questionné ensuite sur sa recette miracle dans cette rencontre, puisque la Côte d’Ivoire a encore renversé le score, l’ancien joueur de Nantes a livré ses secrets. «À la mi-temps, j’ai demandé de continuer, car je trouvais qu’on était bien, on avait la maîtrise et les opportunités, on a encaissé un but contre le cours du jeu. C’était le septième match aujourd’hui et je sentais le Nigeria un peu émoussé. Bien moins frai que lors des derniers matches. On a demandé d’insister, de les épuiser au maximum car ça allait laisser des espaces», a-t-il expliqué avant d’expliquer comment faire rebondir son équipe mentalement. «Je suis calme de nature. Je suis discret. On a aussi des joueurs d’expérience comme Gradel et Aurier qui ont gagné la CAN. On n’a pas douté parce qu’il restait du temps. On avait la maîtrise. On savait qu’on allait avoir d’autres occasions. Et qu’avec la puissance offensive qu’on avait, on allait avoir d’autres opportunités. »

La CAN 2023 est-elle la plus belle de l'histoire ?

Il y a quelques jours, Sébastien Haller, auteur du but victorieux, avait expliqué qu’il aurait peut-être préféré vivre une CAN plus normale (avec moins de rebondissements) pour mener au sacre final. Mais cette aventure folle a visiblement marqué Emerse Faé qui savoure encore plus cette victoire. «On est soulagé car on a lutté. C’était dur de relever la tête honnêtement. On a toujours dû puiser dans nos réserves pour revenir au score, dans chaque match. Mais on n’a pas fait les efforts pour rien. On a respecté le football. Sur les poules, on était complètement à côté de la plaque, il faut le dire. Mais on s’est battu pour ne pas gaspiller cette seconde chance. » Cette seconde chance, offerte par le Maroc qui avait battu la Zambie, a donc été rentabilisée par la Côte d’Ivoire qui a donc une troisième étoile à son palmarès. Dans cette CAN des surprises, ce sont donc les Ivoiriens qui prennent la coupe. Rendez-vous en 2025 au Maroc pour une nouvelle édition de cette compétition complètement folle.

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