L’équipe de France est désormais fixée. Les Bleus connaissent en effet les identités de leurs trois adversaires pour le Mondial 2018 en Russie. Tête de série, la sélection entraînée par Didier Deschamps a été placée dans le groupe C en compagnie de l’Australie, du Danemark et du Pérou. Un groupe sur le papier largement à la portée des coéquipiers d’Antoine Griezmann. Mais à travers les déclarations suite au tirage au sort, plutôt très clément, les internationaux tricolores comme le staff français se sont montrés très prudents et respectueux vis-à-vis de leurs adversaires. Grande favorite de sa poule, la France sera forcément l’équipe à battre. Mais les trois autres nations ne se présenteront pas en victimes consentantes.

Ce sera le cas de l’Australie, première équipe à rencontrer les Bleus (16 juin à Kazan). Si la 39ème nation au classement FIFA n’a pas d’entraîneur actuellement et qu’elle est passée par les barrages face à la Syrie, elle ne compte pas faire de complexes d’infériorité. C’est ce qu’a laissé entendre Massimo Luongo, milieu de terrain australien de QPR. « Ce sont vraiment trois équipes très fortes. La France sera le favori pour la première place du groupe et ce sera un premier match très excitant. Chaque équipe que vous affrontez à ce stade de la compétition sera compliquée, mais je crois que nous pourrons nous qualifier ! » Pour cela, ils pourront compter sur leur star : Tim Cahill, 37 ans. Deuxième adversaire des Bleus, le Pérou (21 juin à Iekaterinbourg) ne compte pas faire figuration non plus.

La France largement favorite aux yeux de ses adversaires

C’est ce qu’a tenu à préciser Ricardo Gareca, sélectionneur qui a aidé La Blanquirroja à se qualifier pour la première fois au Mondial depuis 36 ans. « J’aime le groupe. Il est intéressant. Avec la France comme tête de série et avec deux autres équipes qui tentent, qui proposent. C’est dur, mais ça me plaît. Les rivaux que nous avons pris sont "prudents". Notre départ devra être bon. À tout le Pérou, je dis qu’il peut être tranquille (...) C’est important, il faudra donner le meilleur de nous même. Maintenant, c’est à nous de jouer. Il faut voir quel sera notre camp de base. Mais ayez confiance en nous. C’est un groupe difficile, mais je l’aime bien. Je ne sais pas comment se passeront nos débuts, mais il faudra bien se préparer. C’est pour ça que j’aimerais que nos matches amicaux (d’avant Coupe du Monde) soient contre des équipes européennes ».

Enfin, le Danemark sera le dernier adversaire des Tricolores (26 juin à Moscou). Comme les autres, très logiquement, le sélectionneur danois, Åge Hareide, juge la France au-dessus. « Je suis très content (du tirage au sort). La France est forte et nous allons nous pencher sur le Pérou et l’Australie ». Ancien international avec 102 sélections au compteur, Martin Jørgensen se frotte les mains. « Le tirage pouvait difficilement être meilleur. Eh bien, nous aurions pu échanger la France contre la Russie, et cela aurait été parfait. Les joueurs danois sont invaincus en 2017 et devraient être en mesure d’affronter le Pérou et de battre l’Australie. Il y avait beaucoup d’équipes dans le deuxième pot qui auraient été bien pires que le Pérou à affronter. La France sera difficile à battre, mais ce n’est pas la chose la plus importante. La clé de ce groupe est que nous avons tiré le Pérou, qui était probablement l’équipe la plus faible du pot 2 ». La France est donc la grande favorite voire limite déjà qualifiée à écouter ses adversaires. Des adversaires qui pensent jouer un match à trois pour la deuxième place qualificative dans cette poule C.