Une carrière de footballeur est faite de hauts et de bas. Pour Roberto Baggio, des hauts tels qu’un début de carrière professionnelle précoce à seulement 15 ans, un Ballon d’Or remporté en 1993, une saison à 23 buts sous le maillot de Bologne, un championnat d’Italie remporté en 1995 puis un autre en 1996, une Coupe de l’UEFA soulevée en 1993, ou bien encore une Coupe d’Italie remportée en 1995... Des bas, comme ce fameux tir au but manqué en finale de la Coupe du Monde 1994, laissant le sacre final au Brésil et toute une Italie en larmes.

Mais résumer la carrière de l’homme au catogan a ce fait, aussi malheureux soit-il, serait faire fausse route, tant il a marqué le football du début et du milieu des années 90 de son empreinte. Une vista, une classe, un sens de la dernière passe et du but : le jeune bambin de Caldogno est rapidement passé du statut de petit espoir à celui de talent de la planète ballon rond. Mais alors que certaines anciennes gloires font tout leur possible pour rester sous les feux des projecteurs, celui qui a terminé sa carrière en 2004 avec Brescia n’en a lui cure.

Loin des strass et des paillettes, celui qui a fait les beaux jours de la Squadra Azzurra entre 1988 et 2004 préfère rester à l’écart, pour se concentrer sur ce qu’il juge essentiel, son engagement humanitaire. C’est ainsi que la star transalpine a participé à des matches à but caritatif (Match pour la Paix, match pour le Coeur pour la fondation Emergency). Attentif aux autres, Baggio en a également profité pour se concentrer sur sa vie de famille : « Je suis désormais complètement déconnecté du football. Tout ce que je veux, c’est me consacrer à ma famille, rester tranquillement à la maison, et passer le plus de temps possible avec mes amis un peu partout en Italie », a-t-il ainsi affirmé récemment dans la presse italienne. S’il a manqué son tir au but en finale de la Coupe du Monde, Roberto Baggio ne compte pas louper le plus important, ses proches.

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