Maurizio Sarri n’est pas un coach comme les autres. Le technicien italien, de retour à la Juventus cet été, est considéré comme une forte tête qui aime griller des cigarettes par dizaine tout au long de la journée. Dans une longue interview accordée à "The Players tribunes", Kalidou Koulibaly lâche ses vérités sur le racisme, sur son début de carrière compliqué et sur son arrivée en Italie. Il confie également une incroyable anecdote sur Maurizio Sarri du temps où les deux hommes se sont côtoyés à Naples.

Tout se passe le jour de la naissance du fils du roc défensif du Napoli Seni. « Je n’oublierais jamais cette journée, ça, c’est une histoire folle qui résume tout ce qui touche au Napoli. Ma femme était allée à la clinique le matin et nous jouions face à Sassuolo chez nous le soir même. Nous étions en séance vidéo et mon téléphone n’arrêtait pas de vibrer. Je l’éteins d’habitude, mais j’étais inquiet pour ma femme. Elle m’a appelé 5 ou 6 fois. Notre coach était Maurizio Sarri. C’est un gars très intense et je ne voulais pas répondre. Mais finalement je me suis précipité dehors et ma femme m’a dit. "Tu dois venir, notre fils arrive". Je vais voir Sarri et je lui dis : "Monsieur, je suis désolé, mais je dois partir maintenant, mon fils arrive." Il me regarde et me dit : "Non non non. J’ai besoin de toi ce soir Kouli. tu ne peux pas y aller." J’insiste : "C’est la naissance de mon fils monsieur. Tu peux faire ce que tu veux de moi, suspends-moi je m’en fous. J’y vais." Sarri, qui est stressé fume fume fume, réfléchit et me dit : " OK, OK, tu peux aller à la clinique, mais tu dois être de retour pour le match ce soir, j’ai besoin de toi Kouli." »

Kalidou Koulibaly raconte qu’il est arrivé à temps pour assister à la naissance de son fils à 13h30. A 16h, Sarri le rappelle et lui demande de revenir. Après avoir longuement hésité, Koulibaly obtient la bénédiction de sa femme et débarque au stade. Et là, le plus fou arrive. « Je me prépare à jouer et Sarri entre dans le vestiaire et pose la feuille de match », se souvient l’ancien joueur du FC Metz. « Je cherche mon nom et là, mon numéro n’est pas là. Je lui dis : "Monsieur, vous plaisantez j’espère ? Mon fils, ma femme, je les ai laissés, tu as dit que tu avais besoin de moi". Et là il me répond : " Oui, j’ai besoin de toi... sur le banc de touche." J’y pense maintenant et j’ai envie de rire. Mais à ce moment-là, j’ai eu envie de pleurer. »

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