Le Stade Rennais est reconnu pour la qualité de son centre de formation, d’où sort Dimitri Foulquier. Contacté par nos soins, le joueur vous raconte son parcours : « J’ai commencé à jouer au foot en Guadeloupe, en étant dans les différentes catégories de la sélection de Guadeloupe. À 14 ans, j’ai disputé la Coupe nationale avec la sélection, et Rennes m’a repéré. Depuis août 2007, je suis donc au Stade Rennais, où j’ai fait toutes les catégories de jeunes, jusqu’au groupe professionnel. La puissance et la rapidité sont mes principaux atouts. Petit, mon modèle était Lilian Thuram. Maintenant, je n’ai pas vraiment de modèles, mais au Stade Rennais j’aime bien Théophile-Catherine ».

Et s’il est encore loin de son idole de jeunesse qu’est Lilian Thuram, le défenseur jette malgré tout un regard lucide sur ses saisons en Bretagne : « Tout s’est bien passé. Rennes m’a bien accueilli, je n’ai jamais eu de soucis majeurs. J’ai intégré le groupe pro en 2011, ça a été plus difficile, mais je travaille pour m’améliorer semaine après semaine, mois après mois, pour devenir un jour titulaire au Stade Rennais. Cette saison, le coach m’a fait confiance, mais j’ai eu du mal à montrer mon véritable niveau. Ce sont des choses qui arrivent, à moi de travailler parce que j’ai envie de faire beaucoup mieux la saison prochaine ».

Une année prochaine avec un nouveau coach, puisque Philippe Montanier succédera à Frédéric Antonetti. Pas de quoi le perturber : « Je ne me pose pas trop de questions. Mon rôle, c’est de travailler et de montrer ce que je sais faire, après c’est au coach de décider qui doit jouer. Un prêt ? Pour l’instant, ce n’est pas dans mes projets à court terme. Mais il est sûr que si le nouveau coach me dit qu’il ne compte pas faire me faire jouer et qu’il serait bien que je sois prêté, et bien pourquoi pas, ce serait avec plaisir. Le plus important pour un joueur de foot, surtout à mon âge, c’est de jouer ».

Et en attendant de savoir de quoi sera fait son avenir en club, le jeune espoir représentera la France au Mondial U20 : « Porter le maillot de l’équipe de France, c’est une fierté. Dans notre groupe, on vit bien ensemble, on rigole bien. On va passer un mois et demi avec une belle aventure humaine et une belle expérience sportive. On y va, et pas que pour faire de la figuration. L’objectif, on ne va pas dire que c’est de gagner le tournoi, mais on ne se donne pas de limites. On a un bon groupe, on sur-estime personne comme on ne sous-estime personne ». Un gage de réussite espérons-le pour eux.