« On a un très grand défi entre nos mains, on doit absolument tout faire pour réussir nos objectifs. Ils sont clairs, on doit tout faire pour arriver aux trois premières places en Ligue 1. Les semaines vont être longues, mais on aura le temps pour bien tout préparer. » Lorsqu’il a été officiellement présenté comme le nouvel entraîneur de l’Olympique de Marseille en mai dernier, André Villas-Boas avait fait quelques sceptiques après avoir déclaré vouloir viser une place sur le podium de Ligue 1 à l’issue de la saison 2019/2020.

Une ambition qui semblait démesurée pour des observateurs marqués par la fin de l’ère Rudi Garcia. L’OM avait perdu l’envie, ne gagnait jamais contre les gros et n’avait presque plus d’argent dans ses caisses pour faire plaisir à son nouveau coach. Un peu plus de six mois plus tard, AVB a démontré qu’il n’était pas fou. Après sa victoire contre Angers ce mardi (2-0), Marseille est un solide dauphin du PSG avec cinq et six points d’avance sur ses deux premiers poursuivants. Certes, Paris reste encore inaccessible (défaite 4-0 au Parc), mais l’OM gagne enfin contre les gros (succès 2-1 face à Lille et Lyon).

De quoi faire grimper la cote d’amour en flèche de l’entraîneur lusitanien. Aujourd’hui, tout va d’ailleurs pour le mieux avec cette cinquième victoire de rang en terres angevines. Un signe fort selon l’intéressé. « On est arrivé à cette victoire (contre Angers) avec un groupe doté d’un état d’esprit et une détermination excellents. Pour arriver à ce type de chose, il vous faut un groupe qui suit l’entraîneur et son staff. La victoire est du groupe par l’acceptation du coach, de son staff et leur méthode ». Et cette fameuse méthode AVB plait effectivement beaucoup à l’intérieur du vestiaire olympien.

AVB dit la vérité

« Comme plusieurs joueurs ont dû vous le dire avant, c’est un coach qui est très proche de ses joueurs, qui dit les choses quand il faut, que ce soit bien ou négatif. Il sait exactement le projet qu’il veut et ça fonctionne avec les joueurs, tant mieux. Il faut continuer, mais la saison est loin d’être terminée », a déclaré Steve Mandanda en zone mixte. Idem chez Kevin Strootman. Souvent malmené par la critique depuis le début de saison, le milieu batave apprécie d’être mis face à ses responsabilités par son entraîneur.

« Il parle beaucoup avec les joueurs. Si vous ne jouez pas, il vous donne de la confiance. Il dit la vérité à moi et aux autres, et c’est important. Quand vous jouez bien, vous le savez. Mais si vous jouez mal, le coach te dit la vérité. Il vient dans le vestiaire et rigole avec les joueurs, mais quand il faut être sérieux, il sait l’être ». Un coach à l’écoute et proche de ses ouailles, qui ne fait pas de double discours : à Marseille, l’arrivée d’André Villas-Boas a fait un bien fou.