La nouvelle en a surpris plus d’un. Le 24 janvier dernier, le Mirror laissait entendre que les jours de Thierry Henry sur le banc de l’AS Monaco étaient comptés. Quelques heures plus tard, celui qui était encore l’entraîneur du club monégasque donnait une conférence de presse ne laissant pas présager d’une telle issue. Et pourtant. Dans la soirée, Henry était démis de ses fonctions. Une énorme secousse en terres princières suivie quelques heures plus tard d’un deuxième séisme : le retour inattendu de Leonardo Jardim sur le banc asémiste.

Viré le 11 octobre dernier, le Portugais semblait être arrivé au bout de son cycle monégasque. Pour expliquer cette séparation, une explication était avancée : le message de Jardim ne passait plus avec des joueurs embarqués dans un début de saison galère. Trois mois plus tard, c’est pourtant ce même entraîneur qui aura la mission de sauver l’ASM d’une relégation. Un choix qui a valu de nombreuses critiques aux dirigeants asésmistes. Ces derniers n’ont toutefois pas cherché à se défausser. Le vice-président Vadim Vasilyev a ainsi avoué que le limogeage de Jardim et la nomination de l’inexpérimenté Henry avaient été de grosses erreurs.

Jardim n’a pas pu refuser Monaco

De retour à la maison, Jardim va donc devoir se mettre au travail. Mais avant, le technicien lusitanien a voulu expliquer les raisons qui l’ont poussé à dire oui à l’ASM, lui qui avait auparavant repoussé toutes les juteuses propositions venues du Golfe. « Je suis très heureux et fier de retrouver l’AS Monaco, un club où j’ai travaillé pendant plus de quatre saisons. C’est un peu comme si je retrouvais ma famille. Mon retour est basé sur trois raisons très importantes », a-t-il déclaré sur le site officiel de l’ASM, avant de poursuivre.

« La première chose c’est le club. Je n’ai pas l’habitude de dire non aux personnes qui m’ont aidé, il y a cinq ans quand ils m’ont fait venir du Sporting à l’AS Monaco, les dirigeants ont toujours eu confiance en moi. J’ai tout de suite dit oui. Je suis revenu pour essayer d’aider le club à sortir de cette situation avec tout le monde. La deuxième raison, c’est Monaco, la ville. Ma famille s’est très bien intégrée ici, à Monaco. Et troisièmement, je crois qu’avec des petits changements et du travail, on peut sauver le club et remonter au classement. C’est pour cela que je suis revenu : je crois en l’équipe et aux personnes qui travaillent ici. C’est le moment où l’on doit rester ensemble, rester tous unis et soudés, pour atteindre notre objectif : sortir de la zone rouge et sauver le club pour l’avenir. » Après les paroles, place aux actes maintenant.