Certains diront que Joachim Andersen (23 ans) n’est pas arrivé dans la meilleure période de l’histoire de l’Olympique Lyonnais et que cela joue forcément un rôle dans son adaptation. L’intéressé s’est en tout cas déjà trouvé plusieurs excuses pour expliquer ses débuts très moyens chez les Gones. Entre une blessure estivale et un changement de pays et de style de jeu (il est arrivé en provenance de la Sampdoria), le Danois a longtemps réclamé de la patience.

« Je devais aussi m’habituer à un nouveau style de jeu. C’est quelque chose de complètement différent du football italien, où j’étais habitué à ce que tout le monde sache quoi faire avec une bonne organisation. Vous sous-estimez également ce qui se passe hors des terrains. Il y a beaucoup de choses à maîtriser », déclarait-il en octobre dernier, pour tenter d’échapper aux critiques liées à la pression de son transfert (26 M€ + 4 M€ de bonus). Mais aujourd’hui, difficile de comprendre comment Rudi Garcia peut encore le préférer à Jason Denayer.

Impliqué sur les deux buts concédés (dont un annulé) contre Bordeaux

Ce samedi encore, il a été le gros point noir de son équipe, malgré la belle prestation des Gones face à Bordeaux (2-1). Coupable sur l’ouverture du score de Jimmy Briand (15e) après une mauvaise passe en retrait pour Anthony Lopes, l’ancien pensionnaire de la Samp a également provoqué la faute ayant amené le but du 2-2 finalement annulé par la VAR. Jamais serein, il est clairement un ton en-dessous de ses partenaires en défense. Contre Bordeaux, lorsqu’il devait relancer le cuir, Lopes a ainsi rarement privilégié l’option Andersen, même quand le Scandinave était démarqué.

Des prestations inquiétantes qui n’empêchent pas Garcia de l’aligner d’entrée de jeu pour le moment. En attendant, Andersen peut compter sur le soutien de ses partenaires. Comme Marcelo, autre défenseur sous le feu des projecteurs. « C’est le foot, ça arrive. Le plus important, c’est qu’on l’a motivé à faire un grand match. Le foot, c’est comme ça. On gagne ensemble, et on perd en ensemble », a-t-il indiqué en zone mixte, imité quelques instants plus tard par Rafael. « L’erreur peut arriver. On a montré du caractère, lui aussi parce qu’il a très bien joué après. Il faut continuer comme ça ». Reste qu’à l’heure où l’OL semble reprendre des couleurs, Andersen va vite devoir se ressaisir.