Après un match phénoménal face au FC Barcelone en Ligue des Champions mardi dernier (3-2), le Paris Saint-Germain de Laurent Blanc retrouve le quotidien du championnat avec un choc face à l’AS Monaco en fermeture de la 9e journée de Ligue 1. Et alors que Paris est attendu en championnat, Laurent Blanc a décidé d’aligner le même onze que face au Barça, seul Camara remplace Marquinhos, indisponible. En face, Jardim aligne Bakayoko du fait de l’absence de Toulalan, suspendu.

Le match commence après le coup d’envoi fictif du mythique Carl Lewis et Paris se met rapidement au travail. Verratti récupère un bon ballon dans l’entrejeu et sert Pastore qui ne parvient pas à combiner avec Cavani (3e). Le pressing haut des Monégasques gêne bien les Parisiens mais ces derniers parviennent tout de même à se créer des opportunités. Lucas s’infiltre dans la surface et sert Verratti en retrait. Buteur en C1, l’Italien tente sa chance mais ne cadre pas sa reprise (7e). Paris domine légèrement mais l’ASM joue sans complexe. Ocampos (15e) fait passer un frisson avant que Camara ne s’offre une intervention exceptionnelle dans les pieds de Carrasco pour préserver le score (25e). Le match est très animé et plaisant à regarder. La fin de première période s’emballe et Cavani ne peut reprendre un bon centre de Maxwell (37e). Juste avant la pause, Ferreira-Carrasco s’offre une superbe reprise, détournée in extremis par Sirigu sur sa transversale (44e). 0-0 à la pause.

Au retour des vestiaires, Verratti, touché après un gros contact avec Kondogbia, est remplacé par Bahebeck. Pastore se distingue encore par une passe lumineuse pour Maxwell qui remise immédiatement pour Cavani dont la passe vers Matuidi n’arrive pas à son terme (51e). C’est ensuite au tour de Bahebeck de s’illustrer sur une frappe bien sentie dans un angle fermé qui pousse Subasic à la parade (57e). Monaco réagit mais la frappe de Kurzawa est détournée par van der Wiel sur sa ligne (61e). La lumière viendra finalement de Lucas, oublié au marquage et bien servi par Bahebeck (71e). 1-0, Paris croit alors se diriger vers une victoire mais le PSG va retomber dans ses travers. Paris joue bas dans cette fin de match et va finir par se faire rejoindre. Après un cafouillage dans la surface francilienne, Martial récupère le ballon et trompe Sirigu à bout portant (90+2e). 1-1 score final, nouveau résultat mitigé pour Paris, qui laisse filer l’OM à sept points en tête du championnat...

L’homme du match : Ricardo Carvalho (7,5) : après sa bonne prestation face au Zénith, le défenseur portugais a remis le couvert. Intraitable, il a réalisé quelques interventions de grande classe et a par conséquent, sauvé son équipe une pair de fois (15e, 54e). Le meilleur monégasque ce soir. Ce soir, il a totalement éteint Cavani, s’imposant constamment face à l’Uruguayen.

PSG :

- Sirigu (5) : peu sollicité, l’Italien n’a pas réalisé un mauvais match. Auteur d’un premier bon arrêt (9e), il s’offre une magnifique parade pour détourner la frappe de Carrasco sur sa barre (44e) juste avant la mi-temps. En revanche, il doit beaucoup mieux faire sur l’égalisation de Martial...

- van der Wiel (6,5) : dans la lignée de ses performances cette saison, le latéral néerlandais a une nouvelle fois été très bon ce soir. Combatif défensivement, il s’est battu sur tous les ballons dans son couloir.Offensivement très intéressant, il a beaucoup participé à la construction du jeu et a proposé de bons centres pour ses attaquants. Un match plein pour le défenseur qui est en plus à créditer d’un sauvetage incroyable sur sa ligne (61e).

- David Luiz (6) : excellent face au Barça, le défenseur brésilien confirme son bon regain de forme ces dernières semaines. S’il a proposé de bonnes montées depuis son propre camp, l’ancien Blue de Chelsea a surtout brillé par la qualité de ses relances et ses interventions décisives en défense (23e, 32e). Serein balle au pied, il s’est montré très rassurant sauf sur cette dernière prise de balle sur l’égalisation...

- Camara (6) : remplaçant de Marquinhos au pied levé aujourd’hui, le vétéran de la défense francilienne a bien rempli sa mission ce soir. Solide dans les duels, sobre dans ses interventions, il a fait beaucoup de bien à l’arrière-garde du club de la capitale même s’il n’a pas toujours été précis dans la relance. Son retour in extremis sur Ferreira-Carrasco en début de match vaut un but (23e). Un peu en retard sur son intervention sur l’égalisation.

- Maxwell (5,5) : alors que le jeu du PSG penchait surtout à droite aujourd’hui, l’ancien latéral du FC Barcelone n’a que peu pesé offensivement. Sérieux sur son couloir, il s’est contenté de bien défendre et s’est plutôt bien occupé de Dirar, invisible ce soir.

- Verratti (6) : comme face au Barça, le petit italien a régné sur l’entrejeu en première période. Passe lumineuse, qualité technique hors norme et gros travail à la récupération, l’ancien de Pescara s’est donné sans compter. Touché après un énorme coup reçu par Kondogbia, il est remplacé dès la mi-temps par Bahebeck (6). Le jeune attaquant parisien s’est rapidement mis dans son match et a bien travaillé sur son côté. Passeur décisif pour Lucas (71e), il aurait pu être l’un des héros de la rencontre. Dommage.

- Matuidi (7,5) : infatigable ! Ce soir, Matuidi était de tous les bons coups du PSG. Hargneux défensivement dans l’entrejeu, il a gratté un nombre incalculable de ballons au milieu de terrain. Poumon de cette équipe, il a aussi beaucoup pesé offensivement par des débordements de qualité et des transmissions tranchantes. Et, s’il est limité techniquement, il est tout de même parvenu à faire des différences face à la défense adverse. Un véritable poison. Essentiel.

- Motta (6,5) : comme à son habitude, le controversé milieu de terrain parisien aura été le régulateur de l’entrejeu de son équipe. Maître du milieu de terrain, il aura été le Parisien qui a touché le plus de ballons, et de loin. Toujours juste, il n’a manqué quasiment aucune passe et a su donner un bon tempo à son équipe en alternant le jeu court et le jeu long avec brio. Un monstre de précision et d’efficacité.

- Lucas (6) : intenable balle au pied, sa vitesse et sa technique de balle auront fait souffrir les Monégasques ce soir. Capable de faire des différences partout sur le terrain, il aurait pu être le héros de la rencontre puisque c’est lui qui ouvre le score d’un fort joli but après un bon travail de Bahebeck (71e). Pour autant, le Brésilien a parfois été intermittent aujourd’hui, disparaissant pendant de longues minutes de l’animation offensive. Dommage.

- Cavani (3) : oui, l’Uruguayen se donne sans compter sur le terrain. Oui, il a un impact considérable sur la récupération du ballon et est généreux dans le repli défensif. Mais ce soir, l’ancien Napolitain a absolument tout raté offensivement. Pataud face à la surface, il s’est constamment fait reprendre par la défense. Avec plus de réussite (ou plus de confiance ?) Paris devait gagner ce match. Un bon jeu en déviation à noter mais c’est très insuffisant pour un joueur de son standing.

- Pastore (7) : Javier Pastore est décidément bel et bien de retour ! Ce soir encore, l’Argentin aura été le maître à jouer de son équipe et aura servi des passes lumineuses à ses partenaires. Danger permanent, il a su faire la différence techniquement et n’aura connu que peu de déchet dans la transmission alors qu’il a souvent pris des risques. A l’origine de l’ouverture du score, il s’est en plus montré généreux défensivement. Remplacé par Cabaye (76e).

Monaco :

- Subasic (7)  : le gardien croate de l’ASM n’a pas été très souvent mis à contribution par les attaquants parisiens, ce soir. Néanmoins il a réalisé une grosse parade (57e) et a détourné deux ballons d’occasions nettes. Le dernier rempart monégasque a sauvé son équipe ce soir. Malheureusement, Il ne peut rien sur le but.

- Fabinho (4)  : le latéral droit brésilien n’a pas livré la partie de sa vie. Absent au marquage sur le but de Lucas, il n’a rien apporté devant, incapable de prendre le couloir ce soir. Une prestation à oublier au plus vite.

- Raggi (4,5) : pas rassurant ce soir, il a mis son équipe en difficulté par moment (15e). Dans les relances n’ont plus ce n’était pas fameux. En résumé, une prestation décevante de la part du défenseur italien.

- Carvalho (7,5) : voir ci-dessus.

- Kurzawa (6)  : ce soir, l’espoir français ne fut pas totalement en réussite. En dépit d’un bon début de match, il fut à la peine dans son duel avec Lucas. Il fut tout proche de marquer (61e) mais a frappé sans conviction. Malgré quelques raids offensifs, il ne fut pas au niveau où on l’attend, surtout dans la transmission, il a perdu 24 ballons. Il demeure quand même impliqué sur le but monégasque.

- Moutinho (4,5)  : le milieu de terrain n’a pas livré la prestation qu’on attendait de lui. Il s’est jeté en défense (20e), a perdu pas mal de ballons et n’a pas apporté grand chose devant. Le milieu portugais était une nouvelle fois l’ombre de lui même ce soir.

- Bakayoko (5,5)  : pour sa nouvelle apparition chez les pros, le jeune milieu de terrain monégasque a livré une prestation satisfaisante.Il a perdu très peu de ballons, ce qui reste très important pour un joueur de son poste.

- Kondogbia (6,5)  : avec 70 ballons touchés, il est le joueur monégasque qui en a le plus joués. Précieux dans la récupération, il fut parfois un peu brouillon. Il a eu le mérite d’amorçer plusieurs rush offensif mais ne s’est pas illustré dans la dernière passe. Un bon match, tout de même.

- Dirar (4,5) : le franco-marocain a eu beaucoup de mal ce soir. Il y avait beaucoup trop de déchet technique dans son jeu en première mi-temps, il n’a pas été en réussite ce soir. Remplacé par Bernardo Silva qui a semblé bien plus en forme (64e).

- Ocampos (4)  : positionné à la pointe de l’attaque, il a tenté la première frappe du match, non cadrée (18e). Sans repère, il n’a jamais eu l’occasion de se montrer réellement dangereux, ni d’apporter une solution dans la profondeur. Remplacé par Anthony Martial (75e) qui marque le but égalisateur ce soir.

- Ferreira Carrasco (6)  : s’il a tenté plusieurs fois de déborder le couloir parisien, il est le joueur qui a le plus cadré de frappes (3/4 tentées). En définitive, il a prouvé qu’il avait envie de bien faire et il demeure le joueur qui s’est montré le plus déterminant devant. Il aurait même pu marquer, si la barre transversale ne s’en était pas mêlée.