Devenu très ambitieux depuis l’arrivée des Qataris de QSI, le Paris Saint-Germain ne cesse de franchir des paliers (excepté en Ligue des Champions, pour le moment), notamment dans le recrutement. L’été dernier, le club de la capitale a d’ailleurs réalisé les deux plus grands coups de son histoire avec les signatures du Brésilien Neymar et de la nouvelle sensation du football français, Kylian Mbappé. Deux recrues XXL pour lesquelles Paris doit se battre. En effet, de l’autre côté des Pyrénées, le Real Madrid fait une cour incessante à l’international auriverde, mais aussi au champion du monde tricolore. Orphelins de Cristiano Ronaldo, les Merengues cherchent à remplacer le Portugais par une star galactique. Mais cet été, la Casa Blanca a dû passer son chemin, même si ce n’est sans doute que partie remise.

Cependant, le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, a profité d’une interview accordée à Marca pour mettre les points sur les i à ce sujet. « Pour être franc, c’est un peu frustrant parce que ce n’est pas juste que d’autres clubs parlent avec nos joueurs. Nous n’aimons vraiment pas ça et nous en avons parlé avec le Real Madrid. Nous avons une bonne relation et ils respectent le PSG. J’espère que c’est vrai. Nous, en tout cas, nous respectons le Real Madrid et son président Florentino Pérez, mais je pense qu’il est important que chacun ne travaille pas dans le dos de l’autre. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre. S’il y a quelque chose, il vaut mieux en parler. C’est ce que nous attendons de la part de tous les clubs, pas seulement du Real Madrid. S’entretuer n’est pas la manière de travailler du PSG et nous ne voulons pas que les autres clubs fassent ça avec nous ».

Al-Khelaïfi répond à Tebas

Une première mise au point suivie d’une deuxième visant toujours le côté espagnol. À Paris, si le bal des courtisans pour Neymar agace, un homme énerve par-dessus tout les Rouge-et-Bleu : Javier Tebas. Devenu le leader du front anti nouveaux riches, le dirigeant espagnol n’a cessé d’envoyer des missiles médiatiques sur le PSG, Manchester City ou encore l’Inter Milan. Et si le club milanais a officiellement recadré Tebas, les dirigeants parisiens ne sont quasiment jamais montés au créneau publiquement pour se défendre face aux attaques venues d’Espagne. Accusé de tricher vis-à-vis du fair-play financier, Al-Khelaïfi a enfin fait savoir ce qu’il pensait.

« Ce sont des rumeurs qui viennent surtout d’Espagne et on sait tous de qui ça vient. Mais ce qu’ils disent nous est égal. Nous savons que nous avons bien travaillé, tout en respectant la loi. Nous avons vendu beaucoup de joueurs, nous restons concentrés sur nous-mêmes et nous voulons qu’on nous laisse travailler. Je n’aime pas les gens malhonnêtes, qui font croire qu’ils sont vos amis, mais qui vous crachent dessus par derrière. J’aime dire les choses en face des gens, a-t-il déclaré avant d’évoquer enfin le cas du président de la Liga espagnole, Javier Tebas, l’homme qui n’a cessé de tirer à boulets rouges sur le club de la capitale depuis le transfert de Neymar. (...) Je n’ai jamais parlé de Tebas par-derrière, mais lui le fait. La dernière fois que nous avons parlé, nous avons été très clairs avec lui. C’est mieux de se dire les choses en face. Il attaque tout le monde, la Juventus, l’Inter, le PSG... Qu’il s’occupe de ses affaires, de la Liga, de ses clubs et qu’il laisse les autres travailler. Il n’a pas à se faire de souci parce que nous ne sommes pas contre la Liga. Qu’il nous laisse tranquilles et les autres aussi. » Le message est clair, net et précis ! Reste à savoir si ce sera suffisant pour faire taire les critiques du patron du championnat espagnol.