En l’espace d’une soirée, Hakim Ziyech est passé par toutes les émotions. Le Marocain a certainement dû se dire après son but, le deuxième de l’Ajax Amsterdam en première période, d’une belle frappe du gauche sur un service de Dusan Tadic, qu’il envoyait là les siens en finale de Ligue des Champions. La suite du match lui a donné tort. Et, alors qu’il a réalisé une belle prestation, avec une grosse débauche d’énergie sur le plan défensif notamment, le milieu offensif restera comme le héros malheureux de cette soirée.

La faute à trois grosses occasions ratées. Un tir du gauche d’abord, qui mourrait au ras du poteau d’un Hugo Lloris qui semblait battu (63e). Une nouvelle frappe, toujours du gauche, qui heurtait cette fois le poteau du portier champion du Monde 2018 (79e). Une dernière tentative, enfin, dans les arrêts de jeu, alors que le score était de (2-2), repoussée par le gardien des Spurs (90e +3). Trois occasions qui pèsent au final très lourd dans la balance.

« C’est évidemment de ma faute, je m’en veux »

À l’issue de la rencontre, le Lion de l’Atlas n’a pas fui ses responsabilités et s’est présenté face aux journalistes. Dévasté, mais la tête haute. « J’aurais certainement dû marquer plus. Cette balle a touché le poteau, mais j’ai eu encore plus d’occasions. C’est évidemment de ma faute, je m’en veux. C’est un coup dur », a-t-il lâché, relayé par le quotidien néerlandais De Telegraaf avant de poursuivre.

« Nous ne jouions pas de manière optimale et nous pourrions peut-être marquer des buts plus facilement. Mais nous nous sommes battus et ça fait mal quand ce troisième but arrive si tard », a-t-il poursuivi. Son coach Erik ten Hag ne l’a pas blâmé. « Et quand cette balle de Hakim Ziyech frappe le poteau, je me dis que c’est fini pour les Spurs. Mais je ne peux en vouloir à personne », a-t-il expliqué à Ziggo Sport. Cruelle fin de soirée pour Hakim Ziyech...