La nouvelle en a surpris plus d’un hier. À seulement 29 ans, et alors qu’il venait d’achever la première partie de saison du présent exercice avec Montpellier (10 apparitions en Ligue 1, dont 9 titularisations), Anthony Vanden Borre a décidé de raccrocher les crampons. Un choix dicté par un certain ras-le-bol du milieu du ballon rond chez le joueur. Une décision sur laquelle est d’ailleurs revenue la Dernière Heure dans son édition du jour.

En clair, le Belge a préféré dire stop après avoir constaté qu’il n’avait plus la force et les moyens d’aider le MHSC, club avec lequel il a disputé son dernier match en novembre dernier. Une nouvelle qui n’a finalement pas surpris grand monde en Belgique ni chez certains de ses coéquipiers héraultais à l’image de Ryad Boudebouz. « Il me fait penser à Kevin Anin. Il peut paraître froid, dans son monde, alors que c’est un mec super gentil, une crème. Mais on le sentait capable d’arrêter le foot à tout moment », a déclaré l’Algérien à L’Équipe.

En revanche, le son de cloche est différent du côté du président montpelliérain Louis Nicollin. Toujours prêt à envoyer de sacrées punchlines lorsqu’il s’agit d’évoquer les mouvements au sein de son effectif, le patron du MHSC a cette fois-ci mis en doute le choix de son futur ex-joueur. En clair, Nicollin ne croit pas une seconde à la retraite de Vanden Borre. « Sa retraite ? Je n’en ai rien à foutre. Je veux savoir qui a amené ce joueur ici car c’était un mauvais joueur. On l’avait pris pour remplacer Deplagne et c’est Deplagne qui joue. De toute manière, je ne crois pas à sa retraite, c’est du pipeau. Il veut juste retrouver sa liberté pour signer où il veut », s’est-il emporté dans les colonnes de la Dernière Heure. Nul doute que le principal intéressé aura à cœur de répondre à de tels propos.