Cinquième de Premier League à huit points des quatre premières places qualificatives pour la Ligue des Champions et en ballottage plutôt favorable pour la qualification pour le prochain tour de Ligue Europa, Arsenal n’a pas raté son début de saison. Mais si les Gunners peuvent encore toujours prétendre à atteindre leurs objectifs, ils n’ont pas non plus brillé. Pire, certains épisodes malheureux sont venus émailler le début de parcours des Londoniens.

L’énigme Mesut Özil (30 ans), qui dispose du plus gros salaire de l’effectif mais d’un temps de jeu famélique, et l’affaire Granit Xhaka (28 ans), dépossédé du brassard de capitaine après une altercation avec un supporter et un geste d’humeur à l’Emirates, pour ne citer que ces deux exemples, fragilisent Unai Emery. Déjà remis en question en interne pour sa gestion et ses séances vidéos interminables, l’Espagnol, qui sortait d’une première saison plutôt correcte (5e place et finale de Ligue Europa), se savait sur un siège éjectable. Mais il ne pensait sans doute pas que le couperet était si proche.

Un mois pour faire ses preuves

The Sun révèle en effet que sa direction a profité de la trêve internationale pour s’entretenir avec lui au sujet de son avenir. Et les choses seraient pour le moins clair. Les patrons lui donnent un mois pour faire ses preuves, sur le plan comptable mais aussi du jeu pratiqué, et démontrer sa capacité à reprendre la main sur son groupe en en tirant enfin tout le potentiel, à l’image de l’intégration encore perfectible de la recrue la plus chère de l’histoire du club, Nicolas Pépé. Un ultimatum en d’autres termes.

D’autant que le calendrier des Gunners dans les semaines à venir est plus qu’abordable (réceptions de Southampton, l’Eintracht Francfort et Brighton, déplacements à Norwich, West Ham et chez le Standard). Le moindre faux-pas lui coûtera cher, car le niveau grimpera fortement à partir du 15 décembre et ce jusqu’à fin janvier (réception de Manchester City, déplacement à Everton, réception de Manchester United puis double confrontation face à Chelsea). Cible des critiques des tabloïds et des anciens de la maison depuis plusieurs mois, Unai Emery sait donc à quoi s’en tenir.