Foo Mercato : Comment avez-vous vécu votre mercato ?

Wilfried Bony  : Le mercato, c’était un peu chaud. Mais je n’étais pas stressé car ce n’est pas la première fois que je boucle mon transfert lors du dernier jour. Quand je suis arrivé en Europe (Sparta Prague), c’était pratiquement dans les derniers moments du mercato. Avant que je signe en Hollande (Vitesse Arnhem), c’était dans les derniers moments. Quand je suis passé de la Hollande à la Premier League (Swansea), c’était aussi en fin de mercato. Mon seul transfert où j’ai signé tranquillement, c’était à Manchester City. Quand j’ai été prêté à Stoke City, c’était quasiment lors des derniers jours du marché des transferts. Cet été, ça s’est fait dans les dernières heures. C’est un peu comme une habitude pour moi.

FM : Vous l’avez dit, vous êtes un habitué du mercato. Vous avez dû attendre jusqu’au 31 août cette année encore. Avez-vous douté à un moment ?

WB : Douté ? Non. Depuis l’année dernière où je suis parti en prêt, j’ai su que ça allait se faire logiquement dans les dernières minutes. Je n’ai pas douté.

FM : Vous avez quitté définitivement Manchester City. Que retenez-vous de votre passage là-bas ?

WB : Ce fut un passage un peu dur sur la fin. J’ai eu des blessures. Il y a eu aussi de bons moments. On a gagné la Carling Cup avec l’équipe. L’équipe a fait la demi-finale de la Ligue des Champions, ce qui n’était jamais arrivé au club. Pour moi, il y a eu beaucoup de mauvais moments à cause des blessures. Mais il y a aussi eu de très bons moments dans une période d’octobre à décembre où j’étais bien parti avant que je ne sois freiné par une blessure. En tout cas, c’est une bonne expérience. On apprend toujours. J’ai tiré des leçons de cette aventure. Revenir à Swansea, le club qui a fait de moi ce que je suis en Angleterre, est pour moi plus qu’un privilège. C’est plus qu’une joie. Je suis à la maison ici.

FM : Chez les Skyblues, vous n’avez jamais vraiment eu l’opportunité de jouer sous les ordres de Pep Guardiola. Est-ce une déception ?

WB : En tant que joueur, oui bien sûr. Pep Guardiola est l’un des meilleurs entraîneurs au monde. Jouer sous ses ordres aurait été quelque chose de bien. Lui et moi avons de bons rapports. Comme on dit, dans le football tout est possible. Le plus important pour moi aujourd’hui est de me concentrer sur mon équipe, Swansea. Je veux donner le meilleur de moi-même.

Heureux de revenir à la maison à Swansea

FM : Justement vous êtes revenu à Swansea. Pourquoi ce choix ?

WB : C’est une équipe qui me connaît. C’est une équipe que je connais. Je connais l’ambiance au club avec les supporters. Le staff est nouveau. Mais je connais énormément de monde là-bas. Le plus important pour moi était de retrouver une équipe que je connaissais et qui connaît mes qualités.

FM : C’est l’environnement idéal pour vous relancer après une saison compliquée à Stoke City.

WB : Oui. J’ai eu une saison, et même un an et demi difficile. Dans le football, tout peut arriver. Il y a des hauts et des bas. Aujourd’hui, ça ne s’est pas passé comme je voulais. Je prends la vie du bon côté. Je ne me prends pas la tête. Je vais essayer de faire le maximum pour mon équipe, Swansea.

FM : On vous imagine forcément très motivé...

WB : Oui. J’ai pour ambition de faire mieux que l’année passée et d’essayer de jouer le maximum de matches. Je veux aussi rester fit tout au long de la saison. Je veux donner de la joie aux fans, à mon équipe. Je veux passer une bonne saison tout simplement. Je veux qu’on se batte pour faire mieux que l’an dernier.

L’OM, un projet intéressant

FM : Plusieurs clubs vous ont approché cet été en Turquie, en Angleterre ou encore en France. Étiez-vous flatté d’être si courtisé ?

WB  : Je n’étais pas flatté. Je pense qu’il y a un travail qui a été fait. Aujourd’hui, je ne suis pas un nouveau joueur dans la planète foot. Je connais mes qualités. Après, c’est sûr que c’est bon pour un joueur de se sentir désiré. Mais il faut rester humble et continuer son travail. C’est grâce au travail qu’on demande après nous. Avoir la chance d’être sollicité, c’est bien pour le joueur.

FM : Vous avez été lié à l’Olympique de Marseille. Y a-t-il vraiment eu des contacts ?

WB : J’en ai entendu parler. Mais il n’y a pas vraiment eu de contacts concrets. C’était plus le cas avec Lille. C’est avec eux que j’avais des contacts.

FM : Est-ce que le projet marseillais aurait pu vous intéresser ?

WB : Oui, bien sûr. Le projet de l’OM aurait pu m’intéresser. C’est un bon projet. J’ai pu parler avec quelques joueurs du club. Mais Swansea a été plus concret. Je ne voulais pas attendre et me mettre dans le doute.

FM : Vous avez aussi évoqué le LOSC. Avez-vous eu des échanges avec Marcelo Bielsa ?

WB : Non, pas avec le coach. Mais j’ai eu des contacts avec le directeur sportif et d’autres personnes du club.

FM : Jouer en Ligue 1 à l’avenir, est-ce envisageable de votre côté ?

WB : Bien sûr, c’est possible. J’adore le championnat de France. Je le regarde tout le temps. C’est intéressant. Je suis à Swansea pour le moment. On verra après...