OM-Lens : les notes du match

En ce milieu de semaine, une rencontre de Ligue 1 se jouait. En effet, Marseillais et Lensois se retrouvaient à l'Orange Vélodrome pour un match décalé de la 9e journée. Les Phocéens se sont inclinés 0-1.

Seko Fofana lors du match entre le RCL et le MHSC
Seko Fofana lors du match entre le RCL et le MHSC ©Maxppp
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Après avoir pris un point en deux rencontres face à Dijon et Nîmes, l'Olympique de Marseille avait un peu l'occasion de se refaire la cerise en accueillant Lens pour le compte d'un match en retard de la neuvième journée de Ligue 1. Après la semaine éprouvante, André Villas-Boas, le coach de l'OM, devait faire sans Kamara et Amavi, blessés, sans Pol Lirola, non qualifié, et sans Alvaro Gonzalez, suspendu. Dimitri Payet était sur le banc, Dario Benedetto et Valère Germain titulaires, tout comme Morgan Sanson, pourtant annoncé partant vers Aston Villa.

Pour autant, on n'a pas eu droit à un grand spectacle en première période. Les Marseillais étaient bien en place, mais peinaient un petit peu à se créer des situations. Le match était haché par les fautes des deux équipes. Mandanda, de retour de blessure lui aussi, s'interposait devant Sotoca (4e), mais sinon c'était à peu près tout. Il a fallu un grand Duje Caleta-Car pour revenir sur Simon Banza, après une erreur de Leonardo Balerdi (26e). Le seul vrai moment où on a parlé de l'OM, c'est quand Valentin Rongier, blessé, a laissé sa place à Michael Cuisance (45e). À la pause, une égalité assez normale vu la tristesse de la performance des deux écuries.

Mandanda empêche une volée

Au retour sur le rectangle vert, on attendant autre chose des Marseillais, qui n'avaient tenté qu'un tir en première période soit le pire total à domicile depuis 2005-2006. Mais les Artésiens semblaient bien plus en jambes. Par deux fois Seko Fofana ne trouvait pas le cadre de Mandanda, mais le danger se rapprochait. Ce qui devait arriver, arriva. Sur le côté gauche, Haidara avait tout son temps pour centrer et Banza se faufilait entre Nagatomo et Caleta-Car pour reprendre de la tête et glisser le cuir entre les jambes du portier olympien (0-1, 59e). Dans la foulée, André Villas-Boas décidait de réagir.

Exit Thauvin, Benedetto et Gueye, in Payet, Radonjic et Perrin. Mais le sentiment de révolte n'existait pas, ou trop peu, et les Lensois continuaient leur entreprise. Mais les visiteurs avaient encore la main sur cette rencontre. Mandanda faisait deux arrêts absolument exceptionnels sur Kalimuendo (85e, 90 e+1). Mais très honnêtement, l'OM est totalement passé à côté de sa rencontre. Après Nîmes, Villas-Boas avait proposé de donner sa démission. Bis repetita ?

- L'homme du match : Fofana (8) : définitivement l’homme du match. Une partition parfaite pour l’un des leaders du milieu de terrain lensois. Seko Fofana a été un véritable rouleau compresseur au Vélodrome ce mercredi. Par son impact physique, il a très souvent pris le dessus sur Pape Gueye et consorts. Et même si parfois, ses bonnes intentions ont été gâchées par une passe imprécise ou un mauvais choix dans le dernier geste, sa suractivité au milieu de terrain aura beaucoup aidé son équipe. Sur certaines accélérations, il a déposé Sanson, Cuisance ou Rongier. Il aurait même pu y aller de son but, mais il a souvent manqué de lucidité face aux cages de Mandanda.

Marseille

- Mandanda (6) : le capitaine de l'OM était de retour après sa blessure lors du Trophée des Champions contre le Paris SG. Il n'a pas eu grand-chose à faire si ce n'est s'interposer sur une frappe de Sotoca (4e). Une première période relativement calme pour lui. Il a vu les tentatives de Seko Fofana fuir son cadre et il ne peut pas grand-chose sur l'ouverture du score, de la tête, de Simon Banza (59e). Il fait un magnifique arrêt sur Kalimuendo (85e) et un autre arrêt exceptionnel sur l'ancien Parisien (90e +1).

- Sakai (5) : le latéral japonais s'est bien lancé sur son côté et on l'a vu plusieurs fois combiner avec Florian Thauvin et Valentin Rongier. Il a essayé d'envoyer des centres dangereux, sans pour autant qu'ils le soient réellement. En seconde période, il a été le principal élément actif offensif et n'était pas loin de donner une passe décisive en toute fin de rencontre. On l'a senti, en revanche, absolument épuisé par l'enchaînement des rencontres.

- Balerdi (4) : nouvelle chance pour l'Argentin de faire ses preuves après sa rencontre terrible contre Porto. On sent qu'il a du talent, qu'il est doué techniquement et dans l'anticipation, mais il a encore quelques sautes de concentration. Heureusement pour lui que Duje Caleta-Car est bien revenu sur sa balle perdue au profit de Simon Banza (26e). Un peu de mieux en seconde période, il a coupé bon nombre de centres lensois qui pouvaient être dangereux. Après l'entrée de Perrin, il s'est replacé au milieu de terrain sans vraiment plus de succès.

- Caleta-Car (5,5) : en l'absence d'Alvaro Gonzalez, c'est lui le patron de la défense olympienne. Toujours très serein en première période, il a gratifié les observateurs de la rencontre d'un sublime retour en taclant, dans la surface, Simon Banza qui s'apprêtait à tirer au but. Plus ou moins coupable sur le but lensois où il ne voit pas Simon Banza s'infiltrer dans son dos (59e). En seconde période, on l'a senti blasé, impuissant face à la faiblesse de ses coéquipiers.

- Nagatomo (3,5) : de nouveau titularisé, le Japonais a été plutôt correct défensivement en première période sachant que les principales offensives lensoises se sont déroulées dans l'axe. Offensivement, il centre peu en première intention et fait donc perdre un peu de temps aux autres éléments offensifs. Son apport n’est d'ailleurs pas terrible. Toujours aussi peu en vu en seconde période et même fautif en laissant Banza le doubler sur le but (59e), remplacé par Saîf-Eddine Khaoui (66e). Le Tunisien n'a pas apporté grand-chose si ce n'est de l'agressivité et des coups francs pour Lens.

- Gueye (4,5) : le gaucher était, lui aussi, de retour dans le onze titulaire. S'il se trompe parfois dans ses choix de relance, il est précieux par sa capacité à dribbler, à conserver le ballon et en général dans les phases de transitions offensives. On a craint un moment qu'il doive sortir, vu l'état de son pied et à la vue de sa chaussette ensanglantée (38e), mais il a tenu le choc. Plus tendu en deuxième période, il n'était pas loin de l'exclusion. Remplacé par Lucas Perrin (63e), qui ne s'est pas montré particulièrement pendant la demi-heure qu'il a pu jouer. Ni mauvais, ni bon, en somme.

- Rongier (4) : avec le départ de Morgan Sanson, il devrait prendre encore un peu plus de responsabilités. S'il s'est bien plus projeté vers l'avant, c'était tout de même insuffisant pour une équipe comme l'OM et pour un joueur de sa qualité. Rapidement blessé, il a été sorti par André Villas-Boas et a laissé sa place à Michael Cuisance (45e, note : 2,5). L'ancien du Bayern Munich a été totalement absent des débats alors que l'OM avait besoin de personnalité au milieu de terrain en seconde période. Deuxième acte où ses coéquipiers ont été totalement sous l'eau et ont subi une défaite tout à fait normale.

- Sanson (5) : le natif de Saint-Doulchard effectuait peut-être sa dernière rencontre sous les couleurs de l'OM puisqu'il est annoncé avec insistance du côté d'Aston Villa. Il voulait donc partir sur une bonne note.Il n'a pas été le pire joueur de l'OM ce soir et a même tenté sa chance au but sans cadrer. Toutefois, il s'est éteint en seconde période, comme tous ses coéquipiers. Une nouvelle prestation qui, sans être totalement mauvaise, ne restera pas dans les annales.

- Benedetto (2) : positionné étrangement sur le côté gauche, Dario Benedetto a semblé totalement perdu. On l'a vu venir demander des explications sur le côté du terrain à son coach André Villas-Boas comme si rien n'avait été clair. Un apport, en première période, très relatif, même dans le combat. Toujours aussi inutile en début de seconde période. Remplacé par Dimitri Payet (53e), qui a trouvé un bon coup franc qu'il a envoyé au-dessus.

- Germain (4) : Valère Germain avait une nouvelle chance de montrer ses qualités. On l'a vu souvent pressé, comme à son habitude, mais il n'a pas su se créer de bonnes situations de frappes en première période. On remarque en revanche qu'il est très à l'aise lorsqu'il s'agit de combiner dans les petits espaces. En deuxième période, l'OM a subi et on ne l'a pas du tout vu. Il a tenté de faire des remises et des passes, sans réel succès.

- Thauvin (3,5) : en l'absence de Dimitri Payet, c'est lui qui avait les clés de la pauvre animation offensive de l'OM. S'il est souvent cherché et qu'en première période il n'a eu que très peu de déchets, il a quand même eu du mal à créer des chances à son équipe. Toutefois l'élément le plus remuant de l'OM dans le premier acte. Pas vu lors des quinze premières minutes de la seconde période, remplace par Nemanja Radonjic (63e). Le Serbe a amené un petit peu de vitesse et a même envoyé une belle frappe captée par Leca (85e).

Lens

-Leca (5) : l’ancien gardien de Bastia, qui entame sa troisième saison avec les Sang et Or, aura passé une soirée plutôt tranquille. Très peu inquiété en première période face à des Marseillais qui n’auront jamais su se mettre en position de force, l’expérimenté gardien de 35 ans n’a pas eu grand-chose à faire. Dans le premier acte, les Olympiens tiraient une seule fois au but. Preuve du peu de travail donné au portier lensois qui a su son premier tir cadré à la 85e. Leca ne pouvait pas rêver mieux comme soirée.

-Clauss (7) : le latéral droit arrivé en provenance d’Allemagne cet été aura été l’un des meilleurs joueurs de son équipe aujourd’hui. Remuant sur son couloir droit, il a parfaitement su gérer les attaques de Nagatamo tout en apportant constamment sur les phases offensives de son équipe. À plusieurs reprises, il a fait des différences par son explosivité et sa vitesse et c’était essentiel dans son rôle de piston pour apporter des solutions. Tireur de corner attitré, le natif de Strasbourg a très souvent trouvé ses partenaires dans la surface.

-Gradit (5) : il a peut-être été le défenseur le plus discret dans cette rencontre, mais son placement et ses relances auront toujours été très propres. Toujours très concentré, Gradit n’a jamais baissé d’intensité en témoigne ses deux interventions pleines de sérénité en toute fin de match (87e, 89e).

-Fortès (6) : lui aussi aura rendu une copie propre. D’abord avec des bonnes interventions devant Benedetto (14e, 46e) puis dans son placement défensif qui aura été la clé dans cette rencontre. Dans l’axe d’une défense à trois, Fortès s’est souvent mué en milieu défensif hybride lorsque son équipe avait le ballon. Et quand, il a dû intervenir avec autorité, il n’a pas tremblé.

-Medina (5,5) : annoncé avec insistance du côté de l’Angleterre ces derniers jours, Facundo Medina n’a pas semblé perturbé par les dernières rumeurs. Très serein, il a fait preuve d’autorité face à Thauvin (25e, 33e, 48e). Le jeune défenseur argentin de 21 ans a aussi eu un rôle dans la construction du jeu de son équipe puisqu’il a souvent réussi à casser les lignes marseillaises avec des passes appuyées.

-Haïdara (6) : latéral offensif dans son rôle de piston gauche, l’international malien aura alterné le très bon et le mauvais. L’ancien de Newcastle ne semblait pas dans un grand soir en première mi-temps. Des imprécisions techniques et un mauvais placement rattrapé par Medina très souvent. Mais offensivement, Haïdara a posé beaucoup de problèmes à Sakai. C’est d’ailleurs lui qui était décisif, en trouvant d’un centre précis Banza pour l’ouverture du score. (0-1, 59e)

-Doucouré (6,5) : le jeune milieu de 20 ans a été un parfait complément pour son coéquipier du milieu de terrain. Dans un rôle beaucoup plus défensif, il a aidé ses partenaires à contenir les minimes offensives marseillaises. Un bon complément à Fofana en somme.

-Fofana (8) : voir ci-dessus.

-Kakuta (6) : il a sans doute été l’un des milieux les moins en vue dans cette rencontre. Kakuta a eu du mal a s’exprimer sur la pelouse ce mercredi, mais aura toujours fait preuve de justesse technique comme il sait si bien le faire. Avec un Fofana sur tous les fronts, il a petit à petit laissé le contrôle du jeu à son coéquipier se contentant d’essayer de faire le lien avec ses deux attaquants. Mais l’ancien de Chelsea n’aura jamais réussi se montrer dangereux ou à trouver la passe juste pour faire la différence. Remplacé par Mauricio. Le milieu de 26 ans a apporté un peu plus de sérénité à son équipe.

-Sotoca (6) : l’attaquant de 30 ans est l’un des indéboulonnables de Franck Haise cette saison. Indispensable dans le pressing lensois, il a encore une fois multiplié les courses pour gêner les défenseurs marseillais en restant toujours très juste dans son travail dos au but. Mais son gros travail collectif lui a fait perdre des plumes et il n’a jamais su se montrer réellement dangereux dans cette rencontre. Mais c'est définitivement l'un des soldats indispensables de son équipe.

-Banza (6) : sa première mi-temps ne laissait rien présager de bon. En étant le Lensois ayant touché le moins de ballon, Banza croyait passer une soirée difficile. Et pourtant, ses bons appels et multiples courses auront su lui redonner confiance. Très souvent bien placé, c’est lui qui reprenait d’une jolie tête le centre de Haidara (59e). Un but précieux pour son équipe. Remplacé par Kalimuendo. Le jeune parisien a eu l’occasion de faire le break à plusieurs reprises. D’abord, il trouvait les bras de Mandanda (84e), avant de buter une nouvelle fois sur le gardien (90e).

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