États-Unis : l'inquiétude grandit avant le prochain Mondial !

Opposés au Japon, ce vendredi, en match amical, les États-Unis sont une nouvelle fois tombés (0-2) comme c'était le cas aussi face au Canada il y a quelques mois. Plus que le résultat, c'est bien le jeu proposé par la sélection américaine qui inquiète, et ce à moins de deux mois du Mondial 2022.

Gregg Berhalter avec la sélection américaine.
Gregg Berhalter avec la sélection américaine. ©Maxppp
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Présents dans la poule de l'Iran, de l'Angleterre et du Pays de Galles lors de la prochaine Coupe du monde qui se tiendra du 20 novembre au 18 décembre, les États-Unis ne se sont pas rassurés, ce vendredi, à Düsseldorf. Défaits par le Japon (0-2), les hommes de Gregg Berhalter affichent surtout de grosses lacunes dans le jeu avant de s'envoler pour le Qatar. Peu inspirée aux abords de la surface adverse et coupable de plusieurs failles défensives, l’équipe nationale masculine des États-Unis, une nouvelle fois malmenée contre la sélection nippone, inquiètent.

Affaiblie par les absences de Christian Pulisic, Antonee Robinson et Timothy Weah, tous blessés, la formation américaine n'a jamais su déstabiliser le 4-4-2 mis en place par Hajime Moriyasu. Malgré une possession de balle en leur faveur (57% sur l'ensemble de la rencontre), les Américains ont surtout affiché un manque d'idées dans le jeu. Des circuits de passes stériles, une intensité trop faible - même pour un match amical - et un résultat, logiquement, décevant. Trompé par Daichi Kamada (26e) et Kaoru Mitoma (88e), l'USMNT de Weston McKennie et Tyler Adams n'y arrivent pas.

Un collectif peu inspiré et plusieurs interrogations !

Symbole de ces difficultés offensives, les États-Unis n'ont jamais trouvé le cadre, ce vendredi... Trois petits tirs en 90 minutes et aucune tentative cadrée ! Obnubilé par le pressing de son équipe, la passe rapide et la discipline positionnelle pour garder le ballon, Gregg Berhalter emmène finalement ses hommes vers une occupation stérile de l'espace, sans jamais surprendre. Si les enseignements autour d'une rencontre amicale sont toujours à prendre avec des pincettes - qui plus est avec les absences au sein de la sélection américaine - cette nouvelle piètre performance pose plusieurs questions.

La première d'entre elle : est-ce que cette équipe des États-Unis doit continuer à vouloir imposer son rythme aux adversaires ? «Dans les quatre matchs de qualification pour la Coupe du monde au cours desquels les États-Unis avaient moins de 50 % de possession, ils ont inscrit en moyenne 2,5 points et 2,8 buts marqués par match. Sur 10 matchs avec plus de 50% de possession, ils ont obtenu des moyennes de 1,5 point et 1,0 but. Certains des meilleurs matchs de l’équipe sous Berhalter sont venus quand ils ont cédé plus de ballons et ont joué en transition; certains de leurs matchs les plus frustrants se sont produits lorsqu’ils ont dominé le ballon mais n’ont pas pu briser l’adversaire», détaillait, en ce sens, le journaliste Bill Connelly pour ESPN.

Imprécis et coupables d'un manque global de justesse technique, les coéquipiers de l’arrière droit Sergino Dest, prêté par le FC Barcelone à l'AC Milan, vont quoi qu'il en soit devoir changer les choses et trouver des réponses avant de croiser le fer avec les meilleurs nations mondiales. Seule ombre positive au tableau, Matt Turner, dernier rempart d'Arsenal. Souvent décrié et grand point d'interrogation de cette sélection américaine, le gardien de 28 ans s'est montré rassurant malgré les deux buts concédés. Auteur de six arrêts face au Japon, l'ancien portier de New England et Richmond a, peut-être, apporté une première certitude à Gregg Berhalter. Une chose est sûre, le temps presse et le sélectionneur de 49 ans a du pain sur la planche.

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