Ligue 1

Droits TV : une nouvelle guerre en passe d’éclater entre les clubs français !

Alors que le feuilleton des droits TV vire au fiasco, la répartition des nouveaux montants pourrait provoquer une lutte intense entre les différents clubs français. Explications.

Par Josué Cassé
3 min.
Vincent Labrune, président réélu de la LFP. @Maxppp

«L’héritage il est où ? Les 100 patates elles sont où ?» Empruntée au film « Les Trois Frères », cette réplique culte résonne avec force au moment d’évoquer le marasme général dans lequel se retrouve englué Vincent Labrune, président de la Ligue de football professionnel. Après avoir annoncé viser le milliard d’euros pour les droits TV du championnat de France en 2023, l’ancien dirigeant de l’Olympique de Marseille a finalement dû revoir ses ambitions à la baisse. Dès lors, pour la période 2024-2029, l’intéressé se contenterait, aujourd’hui, de la moitié, soit 500 millions d’euros (hors droits internationaux, estimés à 160 millions d’euros). Une enveloppe bien moins conséquente, nourrissant logiquement l’inquiétude des clubs français et des diffuseurs.

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Une solution toujours recherchée…

Alors que l’instance du football français réfléchit actuellement à la création d’une chaîne 100% Ligue 1 pour 25€ par mois, beIN SPORT - qui vient tout juste de s’attacher tous les droits TV pour l’Euro de cet été en Allemagne - ne semble, en effet, plus vraiment déterminé à l’idée de se positionner sur les droits du championnat français, notamment après des discussions avec Canal +, jugées infructueuses. Pour autant et malgré des négociations interrompues, la LFP ne perdrait cependant pas l’espoir de parvenir à un accord entre la chaîne cryptée et celle présidée par Nasser Al-Khelaïfi. Mais ce n’est pas le seul problème… Ainsi, outre le flou artistique autour du futur diffuseur, la question de la répartition des futurs droits télévisés de la Ligue 1 se pose également.

Dans cette optique, L’Equipe commence par rappeler un premier scénario inévitable, à savoir la baisse drastique du montant final des droits domestiques. Et pour cause. Aux 500 millions d’euros désormais espérés, il faudra ponctionner les frais de fonctionnement de la LFP mais également les 5 % destinés à l’ensemble des sports amateurs au titre de la taxe Buffet. En plus de diverses autres aides à destination des syndicats, le montant final sera également amoindri par le premier versement adressé à CVC, le fonds d’investissement qui a permis la création de la société commerciale de la Ligue grâce à un apport de 1,5 milliard d’euros contre 13 % de ses revenus à vie.

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Les revenus des droits internationaux au cœur des négociations

Pour rappel, en 2024-2025, ce pourcentage sera même de l’ordre de 20% puisque le fonds devra rattraper les deux premières années où il n’a rien empoché. Si le quotidien précise qu’un arrangement pourrait être négocié à ce niveau-là (accord rediscuté ou échelonnage de la facture), les clubs français espèrent, quoi qu’il en soit, que certains leviers seront trouvés avant de récupérer le maximum de liquidités. Dans cette optique, la question des droits internationaux pourrait alors constituer une alternative. Logiquement destinés aux clubs qui ont participé à des coupes d’Europe lors des trois dernières saisons, les montants liés à ces droits pourraient alors connaître une répartition plus globale.

«Sur la partie qui concerne tous les clubs (les droits domestiques), les revenus vont baisser et sur la partie réservée à quelques-uns (droits à l’étranger), ils augmentent, ça ne serait pas totalement stupide», a d’ailleurs confié un proche du dossier au média français. Pour cela, les dix clubs français bénéficiaires en 2024-2025 devront accepter de laisser une part aux formations n’ayant pas disputé de compétitions européennes lors des trois dernières saisons. Des négociations qui s’annoncent d’ores et déjà plus que délicates au regard du contexte économique et des différents précédents sur la question. Après le marasme, toujours le marasme.

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