Ligue 1

L’effrayante mésaventure de Bahlouli à Monaco

Par Aurélien Léger-Moëc
2 min.
Fares Bahlouli en action avec le Metalist @Maxppp

Après l’Olympique Lyonnais, son club formateur, Farès Bahlouli a rejoint l’AS Monaco, dans l’espoir de confirmer tout son potentiel. Malgré des débuts encourageants, il a contracté une pubalgie, qui l’a contraint à s’arrêter. « Quand tu sens que c’est le moment où ça se passe bien, où tu joues… tu forces. Je suis au bout du bout de ce que je peux. Je me rappelle : je termine l’entraînement du matin, je rentre, je fais la sieste. Et, là, je ne peux plus me lever. Je suis paralysé. À l’entraînement, je dribble trois ou quatre joueurs, j’arrive devant la cage en étant en incapacité totale de tirer ! », se remémore-t-il dans un entretien accordé à So Foot.

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Et c’est là que les choses se sont corsées. Les faits relatés ont de quoi faire frissonner plus d’un joueur professionnel. « Je galère pendant un an. Je me fais opérer, j’ai encore les fils. Jardim force pour que je reprenne. Il me fait faire du vélo. Je me souviens d’une agrafe qui pète lors d’une séance. Je ne comprends pas pourquoi il insiste. Tu es jeune, tu as envie de jouer, tu n’écoutes pas ton corps. Je reprends trop tôt, avec des douleurs atroces. Un jour, Jardim veut tellement que je joue qu’il m’envoie à l’hôpital pour que je fasse des injections. Mais des grosses injections, où on te rentre des aiguilles de 25 centimètres et un produit dans le pubis. Ce n’est pas la petite infiltration. J’y vais, je passe au bloc. Bim, on injecte. Je retourne dans la pièce pour me changer. Je mets mon pantalon puis mes chaussures. Je fais un pas, deux pas, et je m’écroule. Je suis paralysé du doigt de pied jusqu’au bassin. Je ne te dis pas dans quel état je suis. Par terre, en train de crier, je rampe. Le médecin ne veut pas venir… Je ne sais pas ce qu’il se passe. Je me dis : « Putain, je ne vais plus remarcher, qu’est-ce qu’il m’a fait ? » Et, en fait, ils m’ont injecté trop de produit. Je ne sens plus mes pieds pendant deux jours. Je me retrouve hospitalisé alors que le groupe m’attend pour prendre l’avion et aller jouer le match. Un truc de malade », raconte Bahlouli, marqué par cet épisode. Il sera par la suite prêté par Monaco au Standard de Liège, avant de rejoindre le LOSC en 2018.

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