Coupe du Monde 2026 : l’Irak et les Émirats arabes unis se disputent un ultime ticket historique
L’Irak et les Émirats arabes unis s’affrontent sur cette trêve de novembre pour décrocher le dernier ticket asiatique vers la Coupe du monde 2026. Une double confrontation décisive entre deux nations en quête d’un retour historique sur la scène mondiale.
Le dernier ticket asiatique pour la Coupe du Monde 2026 se jouera entre deux nations aux ambitions intactes : l’Irak et les Émirats arabes unis. Ces deux sélections se retrouvent pour un affrontement aller-retour crucial dans le cadre du 5e tour des éliminatoires de la zone AFC, les 14 et 19 novembre 2025. Lors du 4e tour, l’Irak a terminé 2e de son groupe derrière l’Arabie saoudite, tandis que les Émirats arabes unis ont pris la 2e place derrière le Qatar, manquant de peu la qualification directe. Ce cinquième tour, instauré pour la première fois par la Confédération asiatique de football, oppose donc les deux meilleurs deuxièmes des groupes asiatiques du tour précédent. Le vainqueur de cette double confrontation décrochera une place pour les barrages intercontinentaux, ultime étape avant le rêve mondial. Le match aller se jouera à Abū ẓabī, dans le superbe Mohammed Bin Zayed Stadium, avant un retour bouillant prévu au stade international de Bassorah en Irak. Le fonctionnement de ces barrages intercontinentaux, validé par le Conseil de la FIFA dès 2017, confère une importance capitale à cette double confrontation.
Chaque confédération, à l’exception de l’UEFA, dispose d’une place en barrages, tandis que la CONCACAF, en tant que confédération hôte (Canada, États-Unis et Mexique), bénéficie de deux tickets supplémentaires. Le mini-tournoi se tiendra en Amérique du Nord, du 23 au 31 mars 2026, et servira également d’événement préparatoire à la Coupe du Monde. Six équipes y prendront part : le vainqueur de ce barrage asiatique, une nation de la CAF, une de la CONMEBOL (Bolivie), une de l’OFC (Nouvelle-Calédonie), et deux équipes de la CONCACAF. Le format est simple avec deux tableaux de trois équipes, où les formations les mieux classées selon le classement FIFA du 19 novembre 2025 entreront directement en finale de leur tableau. Les autres s’affronteront en demi-finales à élimination directe, avant d’affronter les têtes de série pour décrocher les deux dernières places mondiales. Ces rencontres à match unique promettent un suspense absolu, les prolongations et tirs au but étant prévus en cas d’égalité. Pour l’Irak ou les Émirats, une qualification pour ces barrages représenterait déjà un exploit historique, leur offrant une chance de rejoindre les huit nations asiatiques déjà qualifiées dont le Japon, la Corée du Sud, l’Iran, l’Australie, l’Ouzbékistan, la Jordanie, le Qatar et l’Arabie saoudite.
Deux matchs pour un ultime barrage
Sous la direction du technicien roumain Cosmin Olăroiu, les Émirats arabes unis abordent ce choc avec une détermination affichée. «Nous avons déçu nos supporters précédemment, mais nous ferons tout pour les rendre fiers», a déclaré Olăroiu en conférence de presse à Abou Dhabi. Conscient de la difficulté de la tâche face à une équipe irakienne bien organisée, l’ancien entraîneur d’Al-Ahli et d’Al-Hilal a insisté sur l’importance de «la concentration et des petits détails qui font la différence dans ce type de match». Les Émirats s’appuieront sur un groupe expérimenté, mené par le capitaine Ali Mabkhout, meilleur buteur de l’histoire de la sélection, et le créatif Caio Canedo, brésilien naturalisé évoluant dans le championnat local. Ces dernières années, la sélection émiratie a connu un renouvellement progressif, intégrant plusieurs jeunes talents issus du club d’Al-Ain, finaliste de la Ligue des champions asiatique 2024. Après une phase de qualification solide mais frustrante, les Émirats espèrent retrouver la Coupe du Monde, 36 ans après leur unique participation en 1990. Le soutien populaire à domicile, dans le chaudron du Mohammed Bin Zayed Stadium, pourrait jouer un rôle crucial dans cette quête de rédemption sportive.
En face, l’Irak, dirigé par Graham Arnold, ancien sélectionneur de l’Australie, aborde cette double confrontation avec un sentiment d’urgence et une détermination farouche. Les Lions de Mésopotamie n’ont plus participé à une Coupe du Monde depuis 1986, et cette attente de près de quatre décennies pèse lourdement sur les épaules des joueurs. Malgré une campagne solide ponctuée d’une défense hermétique, l’Irak a laissé filer la qualification directe au profit de l’Arabie saoudite à la différence de points. Portée par des cadres comme Aymen Hussein Hussein Ali, et le gardien Jalal Hassan, la sélection irakienne s’est transformée sous Arnold qui a insufflé rigueur tactique et discipline défensive. Cependant, les blessures de plusieurs titulaires clés compliquent la préparation de cette manche aller à Abou Dhabi. Arnold, dont le contrat temporaire pourrait être prolongé jusqu’à la Coupe d’Asie 2027 en cas de qualification, a appelé les supporters à «garder foi et à être le douzième homme de l’équipe». Pour l’Australien, qui avait déjà mené l’Australie au Mondial 2022 via ce même parcours de barrages, l’objectif est de rééditer l’exploit avec l’Irak et offrir à tout un peuple une qualification historique, symbole de la renaissance du football irakien.
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