Coupe de France : le PSG se défait de Brest et file en quart

Par Matthieu Margueritte
3 min.
Danilo Pereira buteur avec le PSG @Maxppp

Dix jours après leur affrontement en championnat (2-2), Parisiens et Brestois se retrouvaient en huitième de finale de la Coupe de France. Et ce sont les Franciliens qui ont décroché leur billet pour les quarts (3-1).

PSG-Brest, les retrouvailles. Dix jours après avoir réussi à tenir tête au club de la capitale en Ligue 1 (2-2), le Stade Brestois se présentait à nouveau sur la pelouse du Parc des Princes, mais cette fois, dans le cadre des huitièmes de finale de la Coupe de France. À une semaine pile de son huitième de finale aller de Ligue des Champions contre la Real Sociedad, Luis Enrique alignait un onze de départ plutôt classique, tandis qu’Éric Roy faisait reposer quelques cadres. Gianluigi Donnarumma gardait les cages, Achraf Hakimi faisait son grand retour après l’élimination du Maroc de la CAN 2023, le trio Ruiz-Zaïre-Emery-Vitinha animait l’entrejeu et le trident offensif Dembélé-Mbappé-Barcola était reconduit. La seule surprise a été la nouvelle titularisation de la recrue brésilienne Lucas Beraldo au poste de latéral gauche. À l’heure où l’équipe rouge et bleu est scrutée de toutes parts avant le retour de la C1, les Parisiens n’ont pas vraiment signé une première période rassurante.

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D’entrée de jeu, la défense rouge et bleu a été mise en difficulté. Sur une erreur de passe d’Hakimi, Beraldo a été obligé de s’employer pour contrer Doumbia au point de penalty (2e). Deux minutes plus tard, le Brésilien a remis ça sur un centre à destination de Doumbia (4e). Brest reposait ses cadres pendant que le PSG alignait ses stars, mais ce sont les Bretons qui se sont créés le plus de situations dangereuses. Les Ty’Zefs auraient même pu faire coup double si la frappe lointaine de Satriano n’avait pas trouvé la barre transversale (29e) et si Donnarumma n’avait pas sorti le grand jeu sur un missile de Magnetti (30e). Bousculé par l’équipe bis brestoise, Paris a déçu. Mais pour se sortir du pétrin, Paris a la chance de pouvoir compter sur trois flèches offensives.

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Brassier a disjoncté

Sur son côté gauche, Bradley Barcola a une nouvelle fois pas mal percuté et il aurait même pu obtenir un penalty (16e). De son côté, Ousmane Dembélé a vendangé quelques occasions (21e, 32e), mais l’ancien Blaugrana a eu le mérite d’être un élément décisif qui n’a rien lâché. C’est lui qui est allé faire le pressing sur Locko qui a débouché sur l’ouverture du score de Kylian Mbappé (1-0, 34e). Et c’est aussi lui qui a placé une accélération fatale sur le côté gauche avant de centrer pour un Danilo bien placé au premier poteau (2-0, 37e). Les Parisiens jubilaient, mais le scénario était cruel pour un SB29 qui a payé cher son manque d’efficacité. Acculé durant une bonne partie de la première période, Paris a su placer les uppercuts qu’il fallait pour mettre KO son adversaire. Les Rouge et Bleu auraient même pu profiter du coup de massue reçu par les Brestois pour aggraver le score, mais Mbappé a été contrarié par la barre transversale (44e) et Coudert (44e).

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Comme il y a dix jours en championnat, le PSG menait 2-0 à la mi-temps. Et encore une fois, les hommes de Luis Enrique n’ont pas su se mettre définitivement à l’abri. Paris aurait pu tuer le match par Danilo (52e), Dembélé (53e) et Vitinha (61e), mais c’est finalement Steve Mounié qui a relancé les siens de la tête (2-1, 64e). Une juste récompense pour les Bretons et l’attaquant béninois dont le jeu de tête a découragé les défenseurs parisiens de lutter dans les airs. Mais alors que le SB29 s’était redonné les moyens de croire à l’exploit, Lilian Brassier a pété les plombs. Le défenseur brestois avait frôlé le carton rouge après avoir donné un coup de coude à Danilo Pereira (60e). Quelques minutes plus tard, nouveau miracle. Déjà averti, Brassier a réussi à échapper à toute sanction malgré un tacle par derrière sur Kylian Mbappé. Pas vu (il n’y pas la VAR en Coupe de France, ndlr), pas pris. Pas de quoi le calmer puisqu’il a réussi à se faire expulser après un nouvel attentat sur le Bondynois (69e). En supériorité numérique, le PSG a finalement scellé le sort du match grâce à un but de Gonçalo Ramos en toute fin de match (3-1, 90e). Paris rejoint l’OL, Valenciennes, Nice, Strasbourg, Rennes et Le Puy en quarts de finale.

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