Coupe du Monde 2022 : l'Uruguay prend très cher !

Par Dahbia Hattabi
5 min.
Coupe du Monde 2022 : l'Uruguay prend très cher ! @Maxppp

Hier soir, l'Uruguay a perdu 2 à 0 face au Portugal. Une défaite qui fait les gros titres au pays, où presque tout le monde est pointé du doigt.

L'Uruguay retient son souffle. Hier soir, la Celeste s'est inclinée 2 à 0 face au Portugal lors de la deuxième journée de la Coupe du Monde 2022. Un très mauvais résultat puisqu'elle avait déjà concédé le nul (0-0) pour son entrée en lice face à la Corée du Sud. Avec un seul petit point au compteur, l'Uruguay est dos au mur et doit absolument l'emporter vendredi face au Ghana (3 points) sous peine de passer à la trappe. Les coéquipiers de Luis Suarez n'ont pas totalement leur destin entre leurs mains puisqu'ils doivent aussi prier pour que le Portugal, déjà qualifié, joue le jeu face à la Corée du Sud (1 point). Tout est donc possible.

La suite après cette publicité

Fede Valverde déçoit

Mais les Uruguayens devront montrer un bien meilleur visage, eux qui ont été décevants dans l'ensemble depuis le début du tournoi. D'ailleurs, la presse sportive nationale n'est pas tendre avec eux après l'échec face aux Lusitaniens. La chaîne de télévision Telemundo a indiqué à ce sujet : «l'Uruguay a perdu 2-0 contre le Portugal. La Celeste n'a toujours pas marqué de but et a compromis ses chances d'atteindre les huitièmes de finale». Au pays, on est plutôt pessimiste concernant les chances de la sélection dirigée par Diego Alonso. Une équipe composée de cadre vieillissants, comme Diego Godin, Edinson Cavani ou encore Luis Suarez. Il y a également de jeunes talents à l'image de Darwin Nuñez ou Federico Valverde, dont on attendait beaucoup.

À lire Randal Kolo Muani raconte son duel perdu face à Emiliano Martínez

Mais la plupart d'entre eux ont déçu au Qatar, notamment Valverde si brillant à Madrid et méconnaissable en sélection. Ovacion l'a pointé du doigt. «Valverde a été encore loin de sa meilleure version contre le Portugal. Le milieu de terrain dispute sa première Coupe du monde avec l'équipe uruguayenne et n'a toujours pas trouvé le confort qu'il a au Real Madrid. Hier, il a fait un match modeste. C'était un Valverde méconnu, mal à l'aise et sans la liberté nécessaire qu'il a pour se déchaîner en attaque». Son coach l'a défendu après le match. «Avec nous, il a fait beaucoup à ce poste. Je pense qu'il n'a pas eu de chance mais c'est un joueur avec de grandes qualités.»

La suite après cette publicité

Cavani glisse un tacle au sélectionneur

Un joueur qui n'est pas le seul à prendre cher après le revers d'hier. Le sélectionneur a aussi été critiqué pour ses choix. Le système mis en place n'a pas forcément payé. Ovacion a écrit à ce sujet : «il faut être clair : l'Uruguay n'a pas perdu en restant avec le 3-5-2 que Diego Alonso a choisi, mais ça aurait été très difficile de gagner en jouant comme ça. Et encore moins après avoir vérifié que cela ne fonctionnait pas. Lorsque le premier but portugais est venu, alors que le match se déroulait, il était fort probable qu'un ballon se soit retrouvé dans les filets de Rochet». Mais il n'y a pas que la presse qui n'a pas compris les décisions de Diego Alonso.

Après la défaite, Edinson Cavani, titulaire hier et remplacé à la 72e, a envoyé un tacle à son coach au micro de Telemundo. « Demandez à Alonso. Il peut parler de manière plus tactique de ce qui se passe. C'est le football, parfois les choses s'arrangent, d'autres fois elles ne le font pas. Ce sera le but de notre préparation. Essayons de corriger et d'améliorer les choses (...) C'est un goût amer de perdre. On sait qu'on a un gros potentiel pour faire plus. Ça nous coûte, parce que perdre des points dans une Coupe du monde, c'est compliqué. Il y a des choses à améliorer et il faut préparer le prochain match comme une finale, parce que nous avons encore la chance de sortir de cette phase de groupes».

La suite après cette publicité

Des choix contestés, une sélection dos au mur

Son coéquipier José Maria Gimenez, lui, n'a pas aimé l'attitude du groupe. «La même chose s'est produite lors du premier match, nous ne sommes pas sortis pour gagner. On est entré un peu dans le doute avec notre jeu. Il reste un sentiment d'amertume. On a une grande équipe avec de grands joueurs et on ne joue pas notre vrai football. C'est dommage, mais nous il reste une balle de plus et nous allons y laisser nos âmes pour nous qualifier pour les huitièmes de finale». Un discours qui plaît au sélectionneur, qui n'aura pas le droit à l'erreur face au Ghana. «Il faut continuer à insister. Je dis aux gens d'y croire, le Mondial ne s'arrête pas tant que ça n'est pas terminé. Le prochain match, nous allons tout donner pour pouvoir nous qualifier. Nous devons lâcher prise et jouer. Nous devons nous encourager à jouer plus. Nous devons faire confiance à nos qualités».

D'autant que tout n'est pas à jeter. Rodrigo Betancur a été l'un des seuls à se démarquer hier. «En Uruguay, le meilleur a été le milieu de terrain Rodrigo Bentancur. Averti cinq minutes après le début du match, il était chargé de mettre en place le jeu céleste sans la compagnie de Valverde», a précisé Telemundo. Il y a eu des choses intéressantes en deuxième période avec les entrées de Facundo Pellistri et Giorgian De Arrascaeta selon le sélectionneur uruguayen. «Le match le demandait. Nous avions besoin de plus de jeu. Je pense que l'équipe a également commencé à jouer en deuxième mi-temps, ils ont commencé à faire mieux qu'ils ne l'avaient fait en première mi-temps» L'Uruguay veut y croire et ne lâchera rien jusqu'au coup de sifflet final.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

Fil info

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité