Lenny Nangis : « je suis prêt à montrer que je suis à 400%»

Libre de tout contrat depuis le début de l'année 2020, Lenny Nangis espère trouver chaussure à son pied cet été. L'attaquant s'est confié pour Foot Mercato sur ses envies, sa forme du moment et ses dernières expériences, parfois contrastées, en Norvège et en Grèce. Entretien.

Lenny Nangis, ici sous le maillot de VA en 2018, se confie pour FM
Lenny Nangis, ici sous le maillot de VA en 2018, se confie pour FM ©Maxppp
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Jouer. Tout simplement. Sans contrat depuis la fin de son aventure à Sarspborg 08, en Norvège, le 31 décembre 2019, Lenny Nangis (26 ans) n'attend qu'une chose : trouver le bon challenge. «Je suis ouvert à toute proposition, à tout bon challenge, je n’ai pas de préférence particulière. L’essentiel pour moi, c’est surtout de jouer, de pouvoir m’exprimer», nous a-t-il confié d'emblée, des fourmis dans les jambes. Et on peut le comprendre, tant sa dernière expérience en Scandinavie s'est révélée compliquée. «La Norvège, c’était une expérience particulière. J’ai été contacté par le directeur sportif. Il était intéressé par mon profil. Sur le papier, ça avait l’air d’être une bonne expérience à vivre. La saison précédente, ils étaient Europa League. A ce moment-là, ils étaient en difficulté, mais c’était un bon club», nous a-t-il expliqué avant de poursuivre.

«Le président me voulait, ils ont tout fait pour m’avoir. Ils ont répondu à tous nos souhaits. Mais à mon arrivée, le coach m’a dit qu’il voulait démontrer que le football norvégien n’avait pas besoin d’étrangers et que je ne jouerai pas. Les bases étaient posées. On était 5-6 étrangers et il n’y a qu’Alexandre Letellier qui a joué plus de 3 matches. On était complètement mis à l’écart. On nous avait dit de parler anglais à notre arrivée pour faciliter l’intégration, que ce serait la règle pour tout le monde. Et pas une fois le coach n’a fait une réunion, une causerie ou une séance en anglais… Heureusement, il y avait un adjoint qui nous aidait à comprendre les consignes. Le coach, lui, ne nous calculait pas alors qu’il parlait très bien anglais. Il a été viré depuis», nous a-t-il raconté depuis la Guadeloupe, où il a passé la période de confinement avec sa famille et ses proches.

Le plaisir retrouvé en Grèce

Un sérieux coup de frein - d'où son temps de jeu presque nul là-bas - pour l'ex-international Espoirs tricolore (3 capes), qui sortait pourtant d'une saison pleine en Grèce, à Levadiakos, en 2018/19. «Sur 30 matches, j’ai dû en jouer 26. J’avais retrouvé le plaisir, renoué avec le goût de l’effort que j'avais un peu perdu lors de ma dernière saison en France, à Valenciennes. Et puis, l’Olympiakos, le Pana, le PAOK, l’AEK, il y a des stades où il y a de la ferveur. Il y a de belles ambiances. Après, sincèrement, la Grèce, c’est particulier. Les salaires impayés, les petits arrangements, ce n’est pas toujours sain. Il faut vraiment le vivre pour le comprendre. C’est assez différent de ce que j’avais pu connaître, mais je me suis bien adapté. J’ai bien repris goût au foot, à l’effort. Je me sentais vraiment bien physiquement là-bas», nous a-t-il rappelé.

Une saison hellène qui l'avait parfaitement relancé après un exercice délicat à VA. «A ce moment-là, je sortais de Lille, d'où mon départ avait été compliqué, suite à l’arrivée de Marcelo Bielsa, que je n’ai vu qu’une fois, et la mise en place du loft. Physiquement, je n’étais pas prêt à entamer une saison. Je n’ai pas eu la préparation que je souhaitais avoir, que j’avais demandée. On a voulu me faire jouer le plus vite possible, mais je n’ai pas pu avoir le rendement souhaité. J’ai besoin d’être bien physiquement pour être performant», s'est-il souvenu. Ces péripéties derrière lui, l'attaquant ne demande qu'à se remettre en selle. «Je suis prêt à repartir de l’avant, physiquement, je suis bien. Je travaille avec mon préparateur pour être à 100% pour la reprise. Je peux comprendre que des clubs se posent des questions parce que j'ai vécu une dernière saison particulière, mais je suis prêt à montrer que, physiquement, je suis à 400%», a-t-il conclu. A bon entendeur.

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