« Au siège de l’Association Argentine de Football, les représentants des clubs de première division de Boca, River, Racing, Huracán, Lanús, Temperley, Sarmiento, Independiente, Banfield, Defensa y Justicia, Arsenal, Tigre, avec le soutien des clubs de San Martín de San Juan, Olimpo, Estudiantes, Atlético Tucumán, Atlético de Rafaela, Patronato, Aldosivi, Godoy Cruz, Unión et Rosario Central, ont pris la décision suivante : une grève des joueurs aura lieu pour ce week-end du 3 au 5 mars ». Cette nuit, l’AFA, fédération argentine de football, publiait ce communiqué pour confirmer la grève des joueurs avant la reprise du championnat d’Argentine.

Une décision lourde de sens, qui s’explique par des retards de salaires. En effet, depuis 2009, l’intégralité des matches du championnat argentin est disponible gratuitement, l’État ayant obtenu les droits de diffusion. Une situation que les principaux concernés ne peuvent plus accepter, réclamant le règlement de la dette que l’État doit à l’AFA au sujet de ces droits TV. Si des discussions se sont tenues ces dernières semaines afin de trouver un accord, les contours d’un terrain d’entente ne se sont finalement pas dessinés, aboutissant sur cette situation ubuesque.

Grève des joueurs en Argentine

Une décision sur laquelle revient Armando Perez, président de la Commission de Régularisation, dans les colonnes d’Olé : « Je suis attristé du fait que nous n’ayons pas pu trouver un accord et que le championnat ne puisse pas commencer. Le championnat ne reprendra donc que la semaine prochaine. Ils n’ont pas accepté la proposition que nous avons formulé et ont préféré continuer la grève. Nous avons formulé une offre verbale, mais n’avons pas pu trouver d’accord », explique-t-il, dépité.

Le représentant des joueurs, Sergio Marchi, toujours relayé par Olé, ne décolère pas : « La situation empire chaque jour. Pensez-vous vraiment que les joueurs n’ont pas envie de jouer, qu’ils n’espèrent pas une résolution rapide de ce problème ? Ils ne sont pas payés depuis des mois. Leur revendication est tout à fait légitime. Depuis novembre, la situation ne fait qu’empirer. La seule réponse des instances, c’est de faire pression sur les joueurs pour jouer à tout prix plutôt que de discuter pour savoir comment payer les joueurs », déplore-t-il. Ajoutez à cela le fait que la Fédération argentine a été placée sous tutelle dans l’attente de l’élection d’un nouveau président le 29 mars, et vous comprenez que le malaise est profond...

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