L’Allemagne, qui dispute deux matches face à la France et au Pérou début septembre, a dévoilé sa liste de joueurs convoqués, dans laquelle figurent notamment les deux Parisiens Thilo Kehrer et Julian Draxler. Le sélectionneur allemand Joachim Löw n’a évidemment pu éviter les questions concernant l’affaire Mesut Özil, qui a décidé de mettre sa carrière internationale (92 sélections, 23 buts) entre parenthèses, en conférence de presse. Sans se cacher, le technicien a d’abord fait son mea culpa.

« Je pense que nous avons sous-estimé la situation de la photo avec Recep Erdogan (président de la Turquie), moi aussi je l’ai sous-estimée. Pour moi, il était clair que je sélectionnais Mesut Özil pour des raisons sportives », a-t-il d’abord expliqué. Le coach en a ensuite dit un peu plus sur les circonstances de l’annonce du milieu offensif d’Arsenal, déjà en grande difficulté du côté de l’Emirates en ce début de saison, lâchant une révélation de taille.

Mesut Özil n’a pas parlé avec Joachim Löw...

« Son conseiller m’a informé que Mesut allait publier sa déclaration. Le joueur, lui, ne m’a pas appelé. Dans le passé, il y a toujours eu de bonnes discussions avec les joueurs dans de tels cas. Jusqu’ici, Mesut ne m’a pas appelé. Il a choisi cette voie, je dois accepter cela », a-t-il indiqué, déçu de ne pas avoir pu échanger directement avec son ex-n° 10. Le technicien a ensuite réfuté toute accusation de racisme au sein de la Nationalmannschaft.

« Il n’y a jamais eu de racisme. Tout au long de mon séjour à la DFB, il n’y a jamais eu de commentaires racistes dans notre équipe. Mesut et Ilkay se sont toujours identifiés aux valeurs de l’équipe nationale », a-t-il conclu sur le sujet. Manager de la sélection allemande, Oliver Bierhoff a lui aussi évoqué l’affaire. « J’ai passé neuf années merveilleuses avec Mesut en équipe nationale. Mesut est juste un grand joueur et il nous a aidés à avoir ce succès et à devenir champions du Monde. Mais je rejette clairement le reproche raciste », a-t-il conclu. C’est dit.