Le 15 juillet dernier, la Fédération Belge de Football annonçait officiellement le départ de Marc Wilmots. Malgré un bilan plus qu’honorable de 67% de victoires, le sélectionneur des Diables Rouges a payé au prix fort les éliminations précoces de son équipe lors de la Coupe du monde 2014 (défaite en quart de finale face à l’Argentine 1-0) et de l’Euro 2016 (revers contre le Pays de Galles 3-1 en quart de finale). Censé aller plus loin avec sa génération dorée, le Plat-pays n’a pu supporter ce camouflet, et a donc décidé de se séparer du technicien âgé de 47 ans. Ce dernier, muet jusqu’alors, est sorti du silence dans les colonnes du Soir. Avec un brin d’amertume.

« Je suis content que ce soit la fin. J’avais dit en conférence de presse que j’avais pris une décision : je serais parti quoi qu’il arrive. Je ne voulais plus vivre dans ce climat négatif », confesse-t-il, pointant du doigt la responsabilité de la fédération : « J’avais vu les problèmes rencontrés par mes prédécesseurs et c’est pour cette raison que j’avais demandé les pleins pouvoirs. Les dirigeants de l’Union belge me les ont donnés mais quand les résultats ont commencé à tomber, ils ont voulu mettre la main sur la poule aux œufs d’or. Ils ont voulu récupérer le pouvoir et j’étais devenu gênant. Ils ont alors tout fait pour me faire tomber et me déstabiliser ».

Wilmots l’a mauvaise

En clair, la planche lui a été savonnée, et tout a été fait pour que Wilmots soit pris en défaut. Des propos qui témoignent d’un climat malsain, et qui viennent s’ajouter aux dires du défenseur Thomas Meunier, qui avait pointé il y a quelques jours du doigt certains partenaires : « On n’est jamais parvenu à trouver la bonne façon de travailler, celle qui aurait fait l’unanimité et nous aurait tous mis dans le même bateau. Certains joueurs donnaient l’impression que ça les emmerdait d’être là ou qu’ils aspiraient à prendre des vacances », avait-il pour sa part constaté dans le média Sudpresse. L’ambiance promet d’être tendue au prochain rassemblement de la Belgique, et ne comptez pas sur Wilmots pour soutenir outre mesure son successeur, Roberto Martinez.

« On a vécu deux tournois sans animosité. Deux quarts de finale. 26 points sur 30 lors des premières qualifications, 23 lors des deuxièmes. On a atteint la première place mondiale. On peut faire mieux ? Ok, amusez-vous ! Je ne pense pas que cela sera facile de faire mieux même si je le souhaite à mon successeur », a-t-il conclu. Roberto Martinez, qui pourra compter sur Thierry Henry pour venir renforcer son staff technique, devra prouver qu’il est effectivement possible de faire mieux. Une mission qui démarre dès jeudi prochain, et une affiche face à l’Espagne. On a vu plus simple pour se jeter dans le grand bain.