Présenté comme un phénomène par Rolland Courbis et acheté près de 2 M€ par l’Olympique de Marseille durant l’été 1999, Pablo Calandria n’est guère resté dans les mémoires. Seuls quelques aficionados du marché des transferts ou des supporters marseillais se souviennent vaguement d’un joueur qui n’aura disputé en tout et pour tout qu’une seule rencontre de Ligue 1, le 26 janvier 2001, pour une cuisante défaite face à Bordeaux 3-0, c’était il y a quasiment 10 ans.

Arnaqué à l’époque par des intermédiaires pour le moins véreux, l’OM va avoir les pires difficultés à se débarrasser du joueur. Finalement, après un prêt décevant à Malaga, il va s’installer durablement en deuxième division espagnole. De Leganes, à Gijon en passant par Hercules Alicante et Albacete, il va passer près de six ans dans l’antichambre de la Liga pour devenir un honnête buteur qui inscrira près de 46 buts. De retour au pays, il ne va guère briller en première division. Après plusieurs échecs, il va finir par atterrir un peu par hasard du côté de la modeste formation chilienne de Santiago Morning.

En première division, Calandria va se montrer d’un étonnant réalisme et va marquer 12 buts en 27 matches au sein d’une formation moribonde et à la peine. Ses prestations vont éveiller l’intérêt du champion en titre, l’Universitad Catolica qui vient d’annoncer son arrivée sur le site officiel du club. « Nous avons un accord verbal avec Pablo Calandria pour qu’il s’engage avec notre institution pour la saison 2011. Nous sommes heureux de son arrivée parce nous sommes convaincus de ses qualités et nous espérons qu’il pourra apporter un plus à notre équipe » a déclaré le directeur sportif du club José María Buljubasich. Après avoir sillonné la France, l’Espagne, l’Argentine et le Chili, l’ancien Marseillais a enfin trouvé un endroit où il peut s’épanouir. À 28 ans et après de nombreuses désillusions, il était temps.