Un peu plus de trois mois après leur confrontation à l’Orange Vélodrome dans le cadre de la 13e journée de Ligue 1 Conforama (2-1 pour les locaux), l’Olympique Lyonnais et l’Olympique de Marseille se retrouvaient ce mercredi soir au Groupama Stadium pour un quart de finale de Coupe de France. Les deux clubs voulaient rejoindre le Stade Rennais et le Paris Saint-Germain dans le dernier carré, alors qu’Epinal et l’AS Saint-Etienne croiseront le fer jeudi pour la dernière affiche de ce tour. Côté lyonnais, Rudi Garcia alignait son 4-3-3 avec Cornet latéral gauche ou encore Caqueret dans l’entrejeu. Dans les rangs phocéens, André Villas-Boas optait pour le même schéma tactique. Kamara prenait place en charnière centrale et Lopez évoluait ailier droit avec Germain en pointe.

La rencontre démarrait sur un rythme assez bas, les deux équipes s’observant pendant de longues minutes même si Germain manquait la première opportunité (5e). Les Phocéens se montraient un peu plus et les occasions venaient ensuite. Si Strootman trouvait les gants de Lopes d’une volée (18e), Rongier, lui, ne cadrait pas sa tentative suite à un bon travail de Sarr côté droit (20e). C’est sur coup-franc que les Gones tentaient de répondre et la frappe de Dembélé, déviée par le mur, n’était pas loin de surprendre Pelé, préféré à Mandanda ce soir pour ce match de coupe (23e). Un coup de pied arrêté qui redonnait confiance aux locaux puisque ces derniers entraient dans un temps fort. Mais les offensives emmenées par Aouar et Terrier ne donnaient rien (30e).

Houssem Aouar qualifie l’OL

La fin de première période était un peu poussive et Dembélé ne profitait pas d’une sortie hasardeuse de Pelé pour ouvrir le score (37e). À la mi-temps, les deux Olympiques étaient donc toujours dos à dos (0-0). Après un premier acte décevant, les vingt-deux acteurs ne pouvaient pas vraiment faire pire. Et pourtant. Si le ballon passait d’un camp à l’autre, les occasions ne se multipliaient pas mais les Gones montraient de meilleures choses. Bien servi par Aouar, Caqueret voyait sa bonne frappe être sortie par Alvaro, présent sur la trajectoire (57e). Mais quelques instants plus tard, les Gones obtenaient un penalty pour une main de Sakai sur une frappe de Toko Ekambi. L’arbitre allait voir le ralenti avant de prendre sa décision.

C’est Dembélé qui se chargeait alors de ce penalty mais l’ancien avant-centre du Celtic tombait sur Pelé, auteur d’un bel arrêt (70e). Mais dans cette période traversée par les Phocéens, les joueurs de Rudi Garcia ne lâchaient rien et finissaient par ouvrir le score. Bien servi dans le dos de Sakai, Aouar s’appliquait et ajustait Pelé d’une frappe tendue (82e, 1-0). Les Phocéens, eux, n’arrivaient pas du tout à réagir et Marçal sauvait un peu l’OL en stoppant Aké dans la surface (90e+2). Devant son public, l’Olympique Lyonnais assurait donc l’essentiel et remportait cette rencontre sur la plus petite des marges (1-0). Les Gones rejoignaient donc le Stade Rennais et le Paris Saint-Germain en demi-finales.

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L’homme du match : Aouar (7) l’international Espoirs tricolore a encore fait la différence dans un match important. Le numéro 8 lyonnais a mis du temps à rentrer dans son match, en perdant plusieurs ballons et en se montrant imprécis, à l’image de sa frappe envolée dans les travées du Groupama Stadium (24e). Plus entreprenant en seconde période, le milieu offensif français a été l’élément offensif le plus en vue au Groupama Stadium. Il a fini par être récompensé en inscrivant l’unique réalisation de la rencontre pour délivrer les siens dans cet Olympico sans âme, en trompant parfaitement Pelé d’un tir croisé sur un bon service de Traoré, dans la droite de la surface marseillaise (80e). Son 7e but de la saison envoie l’OL en demi-finale de la Coupe de France.

OL

- Lopes (6) : le champion d’Europe 2016 a vécu une soirée relativement tranquille sur sa pelouse face à Marseille. Il a capté aisément la première frappe cadrée de la rencontre de Kevin Strootman (18e). Il a par la suite bien fait le peu de travail que les Phocéens lui ont donné dans ce quart de finale très peu animé (64e, 86e).

- Tete (5) : l’international néerlandais, 23 ans, a été intéressant dans son couloir droit. Il a été bien agressif sur Payet et l’a plutôt bien bloqué en première mi-temps. Défensivement, il a bien protégé son gardien (20e). Il s’est montré volontaire offensivement et ses centres auraient pu aider ses partenaires à trouver la faille. Averti à la 17e minute pour un tacle à retardement sur le numéro 10 marseillais.

- Andersen (4,5) : sa première intervention (dégagement sans opposition transformée en chandelle) ne laissait rien présager de bon pour le Danois de 23 ans. Il a été en mode diesel face à l’OM mais a tout de même fait le nécessaire pour bloquer les attaques marseillaises. Que ce soit dans les airs (21e) ou au sol (25e, 40e). L’ancien défenseur de la Sampdoria n’a toutefois pas été à son avantage dans la relance.

- Denayer (6) : l’international belge a tenu son rang de patron de la défense de Rudi Garcia face à l’OM. Il bien contenu Germain (8e, 26e, 76e) et les offensives adverses (44e, 49e) tout au long de la rencontre. Très serein dans ses interventions, le capitaine lyonnais l’a aussi été dans ses relances, toujours propre et mettant les siens sur de bons rails.

- Cornet (4,5) : l’international ivoirien a multiplié les efforts sur l’aile gauche. Ses montées offensives ont permis à Martin Terrier de repiquer dans l’axe afin de lui libérer le couloir pour centrer. Défensivement, même s’il est intervenu à quelques reprises (7e,13e, 40e), il a connu plus de problèmes. L’ancien joueur du FC Metz s’est fait aspirer par le ballon (5e), laissant Maxime Lopez dans son dos et créant la première situation dangereuse de la rencontre en faveur de l’OM. Puis il s’est bêtement fait avoir par Sarr, qui a eu tout le luxe de centrer en retrait pour Rongier (20e). Une prestation naïve sur le plan défensif, à l’image de sa faute sur Sakai (53e), qui montre bien tous les progrès qu’il a à faire à ce nouveau poste.

Tousart (5) : le joueur prêté par le Hertha Berlin a été très actif, comme à son habitude, dans le cœur du jeu de la formation lyonnaise . Il a gratté quelques ballons en harcelant le porteur du ballon et n’a pas hésité à se projeter vers l’avant pour créer le surnombre. Le capitaine de l’équipe de France Espoirs a cependant manqué de justesse dans le dernier geste. Remplacé par Thiago Mendes (51e), qui a apporté de la fraîcheur dans l’entrejeu.

- Caqueret (6,5) : le milieu de terrain de 19 ans n’a pas à rougir de sa prestation dans ce quart de finale de Coupe de France. Si sa volonté de rapidement jouer vers l’avant s’est ressentie, l’animation offensive des Lyonnais ne l’a pas forcément avantagé. Défensivement, le joueur formé à l’OL a parfois semblé dépassé par les déplacements des Phocéens. Sa frappe dangereuse a été déviée par Alvaro Gonzalez (57e). Averti en fin de match pour un tacle non maîtrisé sur Sakai (89e).

- Aouar (7) : voir ci-dessus

- Toko Ekambi (5) : l’ancien attaquant de Villarreal a été intéressant dans son couloir droit, dos au but, dans ses déviations, mais a eu du mal à se retourner. Quand il a réussi, notamment grâce à son abnégation, les Marseillais sont parvenus à couper ses transmissions vers Terrier ou Dembélé dans l’axe. Sur un bon centre de Terrier, l’international camerounais a provoqué le penalty de Dembélé renvoyé par Pelé.

- Dembélé (2,5) : l’ancien buteur du Celtic Glasgow n’a pas réussi à prendre le dessus sur la défense marseillaise, ni à faire la différence dans ce match. Il a souvent été imprécis dans le dernier geste et a plus cherché à obtenir le penalty, en se laissant tomber, qu’à trouver le chemin des filets. L’attaquant formé au PSG avait la balle de match entre les pieds mais a vu son penalty repoussé par Yohann Pelé (70e). Remplacé par Marçal (85e), auteur d’un retour salvateur dans la surface devant Marley Aké (90+2e).

- Terrier (3) : l’ancien joueur de Strasbourg effectué de bons retours défensifs pour soutenir Cornet, notamment face aux montées à répétition de Bouna Sarr (27e, 29e). Bien servi par Dembélé, son centre a trouvé Toko Ekambi, dont la frappe a provoqué le penalty raté par le numéro 9 de l’OL. Mais c’est à peu près tout ce qui est a été à mettre au crédit de Martin Terrier face à Marseille. Remplacé par Bertrand Traoré (77e), passeur décisif pour l’unique but de la rencontre inscrit par Houssem Aouar (80e) et auteur d’un amour de talonnade pour Toko Ekambi (87e). Entrée décisive de l’ancien joueur de Chelsea.

OM

- Pelé (6) : préféré à Mandanda pour disputer cette rencontre, l’ancien Manceau a eu tout son temps pour rentrer dans son match, les Gones n’ayant pas cadré une seule de leurs trois tentatives dans le premier acte. Et il a été décisif au retour des vestiaires en repoussant parfaitement le penalty de Dembélé (70e). Mais en fin de match, il a craqué sur une frappe d’Aouar plein axe qui était à sa portée (82e).

- Sarr (4,5) : globalement, les joueurs de Rudi Garcia ont plus évolué de l’autre côté, mais l’ancien Messin a quand même eu des choses à faire. Face à Terrier notamment, il a fait le boulot en première période, tout en restant offensif. Comme à son habitude, le joueur de 28 ans a tenté d’apporter offensivement mais n’a pas eu le même apport. Mais sa deuxième période a été moins bonne, comme tous ses coéquipiers.

- Kamara (5) : redescendu d’un cran avec cette place en charnière centrale, le Marseillais a été moins intéressant. Aux côtés d’Alvaro, il a pris beaucoup trop de risques et a souvent joué avec le feu. Malgré tout, il n’a pas réalisé de grosses erreurs et a plutôt été présent dans les duels.

- Alvaro (5) : solide lors de ses dernières sorties, le défenseur espagnol est un peu resté sur sa lignée. Pas forcément très en vue dans cette rencontre, le joueur prêté par Villarreal a souvent été bien placé pour sortir des interventions importantes, comme cette frappe de Caqueret détournée (56e). Ça n’était donc pas le pire ce soir.

- Sakai (2,5) : positionné dans le couloir gauche, l’international japonais a eu un peu plus de travail que Sarr. Après un début de match poussif et notamment plusieurs passes manquées, le latéral phocéen a tenté de redresser la barre en contenant Toko Ekambi mais les Gones ont cherché à jouer dans son dos avec un jeu long. Et finalement, il a concédé un penalty pour une main sur une tentative de l’ailier lyonnais (69e) mais Pelé l’a arrêté. Mais il n’a pas su relever la tête et a totalement oublié Aouar sur l’ouverture du score (82e).

- Rongier (4,5) : l’ancien Nantais a touché un peu moins de ballons que Strootman et Sanson au milieu, mais il était comme d’habitude en charge du travail de l’ombre. Quelques ballons grattés mais rien d’exceptionnel ce soir. Devant, il a été l’auteur d’une frappe non cadrée en début de rencontre (20e).

- Strootman (4,5) : de retour en tant que titulaire, le milieu néerlandais voulait forcément marquer des points, et c’est ce qu’il a plutôt fait dans un premier temps. Bien présent dans l’entrejeu, l’ancien joueur de l’AS Roma a beaucoup bougé pour venir stopper les offensives lyonnaises et a réalisé quelques interventions décisives (30e). En attaque, il a aussi été présent avec notamment la première frappe cadrée du match (18e). Mais il y a eu un petit point noir dans cette soirée : son mauvais placement sur le but lyonnais, lui qui a couvert Aouar (82e). Remplacé par Khaoui (85e) qui n’a pas eu le temps de se montrer.

- Sanson (4) : plutôt actif dans les premières minutes, l’ancien Montpelliérain a ensuite levé le pied. Après sa frappe qui s’est envolée dans les tribunes (43e), il n’a pas réussi à se remettre dans le match. Sanctionné d’un carton jaune au retour des vestiaires (49e), il a dû se montrer plus tendre dans ses interventions.

- Lopez (2,5) : positionné sur le côté droit, poste qu’il a déjà occupé cette saison, le joueur de 22 ans a semblé en manque de repères. On ne l’a pas beaucoup vu, sauf lorsqu’il a décroché ou a joué un peu plus dans l’axe. Comme ses deux coéquipiers en attaque, il a donc été dans le dur aujourd’hui et a finalement cédé sa place à Chabrolle en toute fin de rencontre (87e). Le joueur de 21 ans voulait certainement faire quelque chose mais il n’a pas eu le temps.

- Germain (2) : avec l’absence de Benedetto, l’ancien Niçois ou Monégasque était encore aligné à la pointe de l’attaque. Auteur d’un petit raté dans les premières minutes (5e), le Marseillais a petit à petit disparu des radars. Même s’il a beaucoup bougé et a décroché, il n’a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent. Un match très compliqué.

- Payet (4) : héros de l’Olympique de Marseille depuis quelques matches, le Réunionnais n’a pas endossé son costume préféré ce soir. Dans un match assez pauvre techniquement et sans grosses occasions, le capitaine phocéen a tenté une seule frappe, non cadrée (16e), et n’a pas pu servir ses coéquipiers dans de bonnes conditions. Victime d’une gêne musculaire, il a cédé sa place en premier à Aké (73e).