Dans le cadre des demi-finales de la Coupe de la Ligue BKT, le Stade de Reims accueillait le Paris Saint-Germain à Auguste Delaune. Le club champenois qui s’était débarrassé de Strasbourg aux tirs au but, souhaitait réussir l’exploit en se payant le scalp du PSG ce soir. Côté parisien, on gardait encore en mémoire la gifle infligée à l’AS Saint-Etienne au Parc des Princes en quart de finale (6-1). Pour atteindre la finale au Stade de France, David Guion alignait un 4-5-1 avec le seul Boulaye Dia en attaque.

Thomas Tuchel s’appuyait sur un 4-3-3 avec le trio Neymar, Mbappé, Sarabia en pointe. Le Stade de Reims emballait le match dès les premières minutes. Doumbia effectuait un petit numéro sur le côté gauche et centrait pour Kamara dont la volée revenait pour Chavalerin dont la frappe était contrée par Marquinhos (4e). Mais c’était bien le PSG qui ouvrait le score. Sur corner, Neymar trouvait Marquinhos qui d’une tête piquée trompait Rajkovic (0-1, 9e). Fort ce cet avantage, les joueurs parisiens prenaient le contrôle des opérations. Neymar lançait dans la profondeur Mbappé qui forçait pour obtenir un penalty devant Rajkovic mais l’arbitre ne se laissait pas abuser (13e).

Tanguy Kouassi marque le 4000ème but de l’histoire du PSG

Juste après la demi-heure de jeu, Paris doublait la mise. Sur la gauche, Neymar sur coup-franc enroulait bien son ballon, Konan surpris trompait son, propre gardien (0-2, 31e). Très dangereux sur phases arrêtées, le PSG manquait d’inscrire un troisième but par Neymar, mais sa tentative était repoussée difficilement par Rajkovic (36e). Au retour des vestiaires, le PSG laissait l’initiative à son adversaire dans le jeu. Peu après l’heure de jeu, Doumbia récupérait le ballon et s’infiltrait dans la défense parisienne, mais son enroulé ne trouvait pas le cadre (63e). Cinq minutes plus tard, Boulaye Dia décochait une belle frappe enroulée bien repoussée par Navas (68e).

Le champion de France assénait le coup de grâce en fin de match. Sur corner, Neymar déposait le ballon sur Paredes dont la volée était repoussée difficilement par Rajkovic, le cuir revenait sur Kouassi qui poussait le ballon au fond des filets (0-3, 78e). Le titi parisien inscrivait ainsi le 4000ème but de l’histoire du PSG. Dans les ultimes secondes, Mbappé filait sur la droite et centrait pour Choupo-Moting qui voyait son intérieur du pied repoussé par Rajkovic (90+2). Au terme d’un match avec très peu d’occasions, le Paris Saint-Germain validait son billet pour la finale de la Coupe de la Ligue BKT. Le club de la capitale retrouvera l’Olympique Lyonnais le 4 avril prochain au Stade de France.

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L’homme du match : Neymar (7) : titularisé par Thomas Tuchel ce soir, l’international brésilien est passeur décisif sur l’ouverture du score de Marquinhos (0-1, 9e). Profitant d’une certaine liberté sur le front de l’attaque parisienne, la star brésilienne a beaucoup échangé avec Mbappé. Toujours capable de désarçonner les défenses par ses provocations balle au pied, les défenseurs champenois ont éprouvé des difficultés à le museler. Son coup-franc bien tiré provoque le csc de Konan (0-2, 31e). Appliqué dans le repli défensif. Impliqué sur le but de Kouassi (0-3, 78e) où il dépose le ballon sur corner à Paredes. Techniquement au dessus du lot, le PSG n’a pas le même visage sans lui cette saison.

Reims

- Rajkovic (3) : l’international serbe est passé au travers de son match face au PSG. Il n’est pas exempt de tout reproche sur l’ouverture du score parisienne, puisqu’il a hésité à intervenir près de sa ligne de but (1-0, 9e). Il a été attentiste sur la 2e réalisation parisienne (20e). Contrairement à son habitude, il n’a pas fait preuve de sérénité, que ce soit dans ses sorties dans les pieds, ses interventions (hormis un arrêt réflexe face à Choupo-Moting, 90+2), ou encore son jeu au pied, qui n’a pas mis ses partenaires dans les meilleures conditions. Il est difficile de le blâmer sur le but de Kouassi (78e), car il était masqué sur la frappe de Paredes.

- Foket (3,5) : l’international belge s’est montré relativement attentif défensivement sur son couloir droit (6e, 40e). Offensivement, la connexion avec son partenaire (Kamara) dans le couloir droit ne s’est jamais vue face au PSG, à l’image de ces incompréhensions entre les deux hommes (42e, 55e). Ses centres lors de ses quelques montées ont toutefois apporté du danger. Remplacé par Kutesa (59e), qui aura tenté quelques incursions dans la surface parisienne, en vain.

- Disasi (5,5) : le natif de Gonesse a peut-être rendu l’une des copies les plus propres du Stade de Reims face à Paris. S’il est battu par Marquinhos sur l’ouverture du score parisienne, ses multiples interventions ont soulagé sa défense (24e, 26e, 27e, 60e). Très volontaire, il n’a également pas hésité à se projeter vers l’avant.

- Abdelhamid (5,5) : l’international marocain a livré une prestation tout aussi correcte que son partenaire en défense centrale, comme souvent cette saison. Propre dans la couverture et dans le domaine aérien, son match a oscillé entre de nombreuses interventions (13e, 15e, 38e, 51e, 53e, 61e, 67e) et des approximations dans la relance (22e, 30e).

- Konan (3,5) : l’histoire retiendra que l’international ivoirien de 24 ans a été buteur malheureux contre son camp (31e), en essayant de dégager sur sa ligne une déviation de Romao. Il s’est souvent trop précipité dans la relance et a fait preuve d’imprécision dans ses passes vers l’avant. Ses rares montées n’ont pas été assez perçantes. Défensivement correct, il a réalisé un match moyen.

- Kamara (4) : le natif de Saint-Denis a beaucoup participé à l’animation défensive des Champenois et a effectué quelques retours importants, comme à la 29e minute. Très généreux dans l’effort, il a eu du mal à combiner avec son attaquant de pointe, même si l’état de la pelouse du stade Auguste Delaune n’y a certainement pas contribué face au PSG.

- Chavalerin (3,5) : d’ordinaire très propre dans l’entrejeu de Reims, le milieu de terrain formé à l’OL a été gêné par le pressing parisien (24e,43e). Il a parfois ralenti le jeu et manqué de précision dans ses transmissions (25e, vers Dia). Défensivement, il a été vigilant mais en difficulté face à la vitesse de percussion des attaquants parisiens.

- Munetsi (4) : l’international zimbabwéen 23 ans s’est fait battre dans le domaine aérien par Marquinhos sur le 1er but parisien mais n’a pas à rougir de sa prestation. Dangereux offensivement (70e) avec son volume de jeu, sa capacité à défendre sur ses appuis a été intéressante, notamment devant Neymar (55e). Expulsé pour un tacle dangereux par derrière sur Marco Verratti (73e), qui ternit tout de même son match.

- Romao (4,5) : l’ancien joueur de l’OM, a été important pour ses coéquipiers. Malgré son âge (36 ans), il a fait preuve d’une grande activité, même s’il a parfois eu du mal à enchaîner. Ses prises d’initiatives dans les phases offensives, où il était souvent bien positionné, ont été bonnes (29e,44e). Il dévie toutefois le ballon de la tête sur le 2e but du parisien, provocant le c.s.c. de Konan (31e). Remplacé par Dingomé (59e), qui ne s’est pas vraiment distingué sur sa pelouse.

- Doumbia (5) : l’international malien a probablement été le Rémois le plus remuant de cette demi-finale. Il a mis de la folie dans son jeu, ponctué toutefois de trop de déchet technique. Il aurait pu mieux faire à la 64e minute, mais il a trop ouvert son pied sur sa frappe fuyant le cadre de Navas, comme à la 88e minute, sur ce contrôle manqué devant l’international costaricain. Défensivement, il s’est en revanche montré peu à son aise.

- Dia (3,5) : l’attaquant champenois a fait beaucoup de courses, mais souvent dans le vide. Son pressing a néanmoins permis aux Rémois de faire reculer le bloc parisien. Ses efforts ont payé, par moment, comme sur cette récupération (20e) amenant une offensive pour les hommes de David Guion. Mais à l’image de ce mauvais choix dans la surface parisienne, il a été imprécis dans le dernier geste. Remplacé par Donis (77e), qui, trop esseulé devant, n’a pas pu faire grand-chose face à la charnière centrale parisienne.

PSG

- Navas (5) : le gardien costaricien n’a pas eu grand chose à faire ce soir. Très vigilant sur la tentative de Dia, il repousse bien la frappe enroulée de l’attaquant champenois (68e).

- Meunier (5) : l’international belge n’a pas hésité à prendre son couloir pour apporter des solutions offensives à son équipe. Après s’être fait déborder par Doumbia en début de match (4e), le Diable Rouge s’est bien repris et s’est montré plus rigoureux défensivement. Beaucoup de déchet dans ses centres ce soir.

- Marquinhos (6,5) : capitaine ce soir en l’absence de Thiago Silva, le défenseur central brésilien sauve les siens en contrant une frappe de Chavalerin (4e). Cinq minutes plus tard, il permet aux siens d’ouvrir le score d’une belle tête piquée (0-1, 9e). Il apporte de la sérénité à sa défense et s’évertue à relancer proprement. Toujours bien placé, l’international auriverde ne laisse que les miettes à ses adversaires. Sorti sur blessure et remplacé à la 70e par Kouassi qui a inscrit le 4000ème but de l’histoire du PSG.

- Kimpembe (6) : le défenseur central français a fait preuve de détermination notamment dans les duels. Très appliqué dans son positionnement, il a bien anticipé certaines situations de jeu. Le champion du monde 2018 s’est montré inspiré dans ses relances. Sa lecture du jeu lui a permis de sauver certaines situations chaudes. Une copie satisfaisante rendue par l’intéressé à Auguste Delaune.

- Diallo (5,5) : titularisé cette fois côté gauche, l’ancien joueur du Borussia Dortmund n’a pas semblé très à l’aise en début de match. L’intéressé a souvent eu besoin du soutien de Kimpembe pour faire régner l’ordre dans son couloir. Beaucoup plus à l’aise dans le second acte où il s’est même octroyé la liberté d’évoluer plus haut par instants. Le numéro 22 parisien n’a pas eu trop à s’employer ce soir.

- Paredes (5,5) : positionné dans le coeur du jeu aux côtés de Verratti, le milieu argentin a su se faire respecter dans l’impact physique. S’est évertué à alterner dans ses transmissions et à jouer propre. L’ancien joueur du Zenit a harcelé Romao en l’empêchant d’être la rampe de lancement de son équipe. Sa volée superbe mal repoussée par Rajkovic, provoque le but de Kouassi (0-3, 78e).

- Verratti (6) : véritable régulateur du jeu parisien, il a essayé de se rendre disponible et d’orienter le jeu en récupérant le ballon assez bas. Son aisance technique lui permet de se sortir de situations complexes. Sa générosité dans l’effort reste à souligner. Discipliné sur le plan tactique, sa qualité dans les transmissions reste appréciable. Le milieu italien reçoit un avertissement stupide (82e) juste avant sa sortie du terrain. Remplacé à la 82e par Choupo-Moting qui manque l’immanquable sur un excellent service de Mbappé (90+2).

- Draxler (3) : l’international allemand enchaînait sa deuxième titularisation après Lorient. Ce dernier a éprouvé quelques difficultés à se situer et à apporter une plus-value offensive dans le jeu. Averti à la 36e pour une faute inutile. A perdu beaucoup de ballons dans le premier acte (10). Remplacé à la 46e par Herrera qui s’est positionné au coeur du jeu et s’est montré discipliné tactiquement.

- Sarabia (4) : titularisé côté droit, l’ancien joueur du Séville FC a éprouvé des difficultés à se situer sur le terrain. Très difficile à trouver pour ses partenaires (seulement treize ballons touchés dans le premier acte), il a pris plus d’initiatives après la demi-heure de jeu en percutant sur son côté droit. Le joueur espagnol s’est quelque peu recentré au retour des vestiaires, servant notamment de relais sur les contres parisiens.

- Mbappé (4) : ses partenaires ont eu du mal à le trouver dans la profondeur. L’ancien Monégasque a pourtant beaucoup travaillé sur son côté gauche, ne rechignant pas aux tâches défensives. L’international français n’a pas eu beaucoup d’opportunités à se mettre sous la dent ce soir. L’attaquant français n’a pas eu son rayonnement habituel en attaque. Averti à la 89e minute pour avoir poussé le ballon de la main dans les buts. Dans les ultimes secondes il adresse un caviar à Choupo-Moting qui ne convertit pas l’offrande (90+2).

- Neymar (7) : voir ci-dessus.