Les plus fervents supporters de l’OGC Nice se souviendront sans doute avec émoi des exploits balle au pied de Pablo Rodriguez (13 buts en 69 matches de Ligue 2 et 3 apparitions en L1 entre 1999 et 2002). Devenu entraîneur depuis, l’Argentin de 42 ans a fait ses armes en Uruguay. Adjoint de Marcelo Gallardo sur le banc de touche du Nacional Montevideo en 2011/12, il a ensuite officié en tant que n° 1 au Cerro Montevideo (2013-2014) puis au Danubio (2017), avec qui il a fait ses preuves. Le natif de Ramos Mejia souhaiterait désormais officier en France, comme il l’a confié à Foot Mercato. « J’ai eu une proposition d’Argentinos Juniors, l’équipe de mes débuts. Mais il faut prendre une décision pour apprendre autre chose et grandir. C’est en Europe que cela se passe en ce moment. En tant qu’ancien joueur de l’OGC Nice, j’étais un temps en contact avec le club. J’ai passé l’équivalence en France. Je suis prêt à faire quelque chose, à franchir un cap en prenant une équipe en Europe. J’aimerais bien commencer par la France, parce que c’est un pays très aimé en Argentine. J’y ai habité pendant 5 ans, c’est un pays que j’aime beaucoup », nous a-t-il expliqué, prêt à commencer par la case L2. « Il y a un grand écart, il faut s’approcher. J’ai envie de montrer qu’il est possible de combler l’écart qui existe entre L1 et L2. Si je prends une équipe de L2, c’est pour faire les choses bien et évidemment jouer la montée », nous a-t-il confié.

Le champion du Monde U20 en Malaisie en 1997 - qui dispose des diplômes équivalents et s’est préparé en allant observer des séances d’entraînements au Paris SG, à Nice, à l’Olympique de Marseille, à l’Olympique Lyonnais, à Lille ou encore à Bordeaux - nous a avoué « des contacts avec des écuries de L2 » avant de nous détailler ses principes de jeu. « Je veux toujours que mes équipes aient le contrôle du jeu. Évidemment que je travaille aussi mon système défensif, mais je veux que mon équipe prenne le contrôle du ballon pour attaquer et produire du jeu quoi qu’il arrive. Il faut toujours assurer la maîtrise du cuir. Pour moi, c’est la seule façon de réussir un bon championnat. Le plus important, c’est le ballon. Le ballon, c’est le diamant à bien traiter. Il ne suffit évidemment pas d’être un grand technicien, bon avec le ballon. Il faut aussi travailler collectivement et travailler pour récupérer le ballon dès la perte. Mes équipes exercent un pressing haut. J’aime le jeu rapide, pas précipité, rapide. On essaie de faire monter les latéraux. Je veux un bloc haut, sur 35-40 mètres, qui bouge à l’unisson, qui joue la même partition », nous a-t-il expliqué, s’inspirant de Diego Simeone, Unai Emery, José Mourinho, Pep Guardiola, José Pekerman, José Carreño, Rodolfo Arruabarrena et évidemment Gallardo. À bon entendeur.