Dimanche soir, à l’occasion de cette belle affiche face au Betis, Santiago Solari décidait d’innover. L’Argentin optait ainsi pour un 3-5-2 jusqu’ici inédit, laissant une fois encore Isco sur le côté, et ce alors que de nombreux milieux de terrain et joueurs un peu plus offensifs du Real Madrid étaient indisponibles, à l’image de Toni Kroos, de Marco Asensio ou de Gareth Bale. En cours de rencontre, l’ancien coach du Real Madrid Castilla a même préféré faire entrer le nouveau venu Brahim Diaz ! C’est simple, Isco n’a démarré que deux des dix-sept matchs dirigés par Solari : un match de Copa face à Melilla, équipe de D3, et ce duel européen perdu face au CSKA Moscou qui comptait pour du beurre. Toujours interrogé à ce sujet en conférence de presse, l’entraîneur madrilène préfère botter en touche à chaque fois.

« Ce n’est pas une décision personnelle. Je déteste me répéter. L’équipe est celle qu’elle est et nous faisons tous tout notre possible. Tout le monde peut jouer, ils font tous partie de l’équipe, je le dis constamment », a-t-il encore confié après la rencontre. Des explications qui ne suffisent clairement pas à la presse madrilène. « Isco vas t’en », peut-on par exemple lire sur Marca : « vas t’en parce que Solari ne te veux pas, parce qu’aucun coéquipier ne te défend, parce que les capitaines ne te soutiennent pas, parce que le club, qui a tant protégé d’autres joueurs, ne te soutient pas. [...] Un joueur de ta qualité ne peut pas attendre six mois assis sur le banc que l’entraîneur s’en aille. Solari est de passage, mais il a décidé de s’en prendre au joueur qui a le plus de qualité de l’effectif au pire moment possible ».

Personne ne connaît réellement l’origine du problème

« Je ne sais pas ce qu’il t’a fait, Solari, mais qu’Isco n’ait pas joué la moindre minute montre qu’il y a clairement quelque chose de personnel contre lui », se demande le célèbre éditorialiste du quotidien AS Tomas Toncero, qui parle d’un « caprice » du coach madrilène. « Tout le monde sait qu’il se passe quelque chose, mais personne ne sait de quoi il s’agit, ça devrait se régler en privé. Aujourd’hui Cristo a joué et pas Isco, c’est dire la gravité du problème. Je pense que c’est quelque chose qui est géré en interne. Isco doit aussi se remettre en question », explique le célèbre consultant et ancien joueur Jorge Valdano à Onda Cero.

Le moindre geste, la moindre grimace, le moindre sourire du joueur espagnol est épié de très près par les médias, mais jusqu’ici, l’Andalou se montre impassible et ne laisse rien transparaître, bien qu’on puisse imaginer que le malaise est évident. « L’entraîneur argentin a préféré changer de système que d’aligner Isco. [...] Le banc de touche est devenu son lieu d’habitation naturelle depuis que Solari est arrivé. [...] Il n’y a pas de doutes, quoiqu’en dise Solari en conférence de presse : il y a un cas Isco », explique de son côté OKDiario. Reste donc à voir comment cette histoire va se régler, mais tant que l’Argentin sera là, l’ancien de Valence et de Malaga semble condamné au banc. Dans le même temps, des clubs comme la Juventus ont déjà manifesté leur intérêt...