Libre depuis le 29 novembre dernier et son limogeage d’Arsenal, Unai Emery était l’invité de l’émission El Larguero sur les ondes de la radio espagnole Cadena SER. Le Basque est revenu avec beaucoup de détachement et de recul sur sa saison et demie passée chez les Gunners. « Le bilan est positif, j’étais l’entraîneur ayant le meilleur bilan après 50 matches à Arsenal. Mais le football, c’est sur le moment. On n’a pas réussi à se qualifier en Ligue des Champions la saison passée, ni via la Premier League ni l’Europa League », a-t-il expliqué avant de poursuivre.

« On a commencé la saison avec l’affaire Mesut Özil et Sead Kolasinac, le capitaine Aaron Ramsey est parti. Les sept derniers matches ont amené un sentiment de frustration qui a coûté ma place. C’est souvent l’entraîneur qui trinque dans ces cas-là. Ils voulaient un homme de clubs, pour bâtir un projet. Mais suite à notre bonne première saison, la frustration de ne pas confirmer en début d’exercice a mené à cela. Les circonstances ont fait que c’était devenu inévitable, la direction ne pouvait plus gérer le mécontentement du public », a-t-il indiqué.

Les cas Özil et Neymar

Le technicien espagnol est également revenu sur le cas Mesut Özil, qui a cristallisé certaines tensions sur sa fin de règne à l’Emirates Stadium. « On s’entendait bien personnellement avec Özil. Il a des qualités incroyables, c’est un très bon joueur. Il y a des moments où l’équipe pouvait s’adapter à lui, d’autres non, compte tenu de l’exigence physique énorme en Premier League. Je devais prendre des décisions, faire des choix. J’en parlais avec lui. Il y avait plus de bruit à l’extérieur qu’en interne », a-t-il confié, donnant ensuite son avis sur l’homme dont tout le monde parle en Espagne depuis plus d’un an : Neymar (27 ans).

« Neymar est venu au PSG avec l’idée d’être ce que Messi est au FC Barcelone. On dit beaucoup qu’il va revenir à Barcelone. Moi, j’ai participé à sa venue au PSG. Je pensais que Mbappé, pour ce qu’il représentait, aussi devait venir au PSG et j’y ai également participé. Maintenant que je suis de retour en Espagne, je crois que Neymar doit revenir ici. Ce serait bon pour le football espagnol. Ce qu’il doit trouver, c’est la régularité. Il a 27 ans et toutes les qualités pour être le meilleur joueur du Monde. C’est le moment idéal. Il n’est pas mal au PSG, mais j’aimerais qu’il revienne ici. Les meilleurs joueurs doivent être ici. C’est le meilleur joueur que j’ai eu sous mes ordres », a-t-il lâché.

« Le PSG a toutes ses chances »

Le coach a également tressé des louanges à Edinson Cavani. « Cavani est animal compétitif, un gagnant et qui s’entraîne avec une exigence maximale. Il est passionné, ce serait une recrue magnifique pour l’Atlético de Madrid », a-t-il glissé, rappelant qu’avec eux, le Paris SG a toutes ses chances en Ligue des Champions cette année. « J’ai une bonne relation avec Nasser Al-Khelaïfi et l’Émir. Ils vont continuer à se battre. Contre le Barça (6-1, 8e de finale retour), nous avions été pénalisés par l’arbitrage. L’an dernier, face à Manchester United (1-3, 8e de finale retour), il y a eu la VAR... Ce sont des circonstances du football. Tout le monde a sa chance. Ils ont une super équipe. Ce qui est sûr, c’est qu’ils vont continuer à tout faire pour y arriver », a-t-il assuré, sans rancune.

« Je savais que je devais gagner. Au PSG, nous sommes sortis deux fois en 8es de finale. Et comme j’avais été choisi pour ça, parce que j’avais remporté trois Ligues Europa avec Séville, je suis parti », a-t-il résumé avant d’évoquer son avenir. « Everton était intéressé, on a eu une réunion de trois heures. J’ai réfléchi. Ils ont finalement choisi Carlo Ancelotti. Je serais prêt pour un nouveau challenge en Premier League ou en France, vu que je maîtrise ces deux langues désormais et que je pourrais me faire comprendre, mais j’aimerais revenir en Espagne », a-t-il conclu. Avis aux amateurs.