À Marseille, tout le monde est unanime. Depuis qu’André Villas-Boas est arrivé, le visage de l’Olympique de Marseille s’est transformé. Malgré un groupe resserré et des finances en panne sèche, l’équipe phocéenne est clairement candidate à une place sur le podium en fin de saison. Un coup de maître de la part du coach portugais dont la méthode est appréciée par tous. L’un des autres facteurs qui explique aussi cette métamorphose, c’est le mercato estival bien senti.

Et parmi les bons coups de l’été 2019 figure bien entendu l’arrivée d’Alvaro Gonzalez (29 ans). Prêté par Villarreal, le défenseur espagnol s’est rapidement installé dans la peau du leader de l’arrière-garde marseillaise. Un constat loin d’être gagné au moment de sa signature, puisque les échos en provenance d’Espagne n’étaient pas des plus flatteurs. Mais à Marseille, le natif de Potes a su faire taire les critiques. Une vérité qui s’est vérifiée sur les performances moins fringantes de la défense olympienne lorsque Gonzalez a dû être éloigné des terrains en raison d’une blessure au péroné.

Gonzalez, un apport de poids pour AVB

Pas compliqué donc de comprendre pourquoi Villas-Boas apprécie de pouvoir à nouveau utiliser pleinement un joueur qui reste malgré tout encore gêné par les séquelles de sa blessure. « Alvaro apporte une connaissance tactique du jeu qui est très importante. Il apporte sans parler français, c’est un leader qui parle. Il organise la défense. Ça vient de la Liga, c’est plus tactique que physique en Espagne », a-t-il déclaré cet après-midi en conférence de presse. Face aux éloges, le principal intéressé refuse toutefois de se jeter des lauriers.

« Ce n’est pas que je me sente leader, mais j’ai un caractère. Je peux apporter certaines choses à l’équipe. Le coach m’a demandé de venir pour aider grâce à mon expérience. D’autres joueurs apportent plus de choses que moi avec le ballon. Ce mélange fait que l’équipe est gagnante. Mon caractère en dehors du terrain est totalement différent. (...) Dans une équipe, il faut avoir des joueurs différents avec des rôles différents. Chaque joueur a un rôle différent. Moi, j’essaie d’apporter mon caractère, ma motivation. Il faut aussi de la qualité pour gagner, on l’a vu avec Dimitri (Payet), Morgan (Sanson) ou Valentin (Rongier) ». Un discours humble faisant la part belle au collectif. Toutefois, si l’OM poursuit sur sa lancée jusqu’à la fin de la saison, Alvaro Gonzalez n’y sera sans doute pas totalement étranger.