La fin d’une belle histoire. Le 20 décembre 2017, l’AS Saint-Etienne a officialisé l’arrivée de Jean-Louis Gasset au poste d’entraîneur. L’ancien adjoint de Laurent Blanc a rejoint les pensionnaires du stade Geoffroy-Guichard afin de jouer les pompiers de service après les échecs d’Oscar Garcia puis de Julien Sablé. Mais Gasset a fait plus que ça lui qui a su relancer la machine et qualifier les Stéphanois (4e de L1) pour la prochaine Ligue Europa. Malgré cela, l’avenir du technicien âgé de 65 ans à la tête de l’ASSE n’était pas assuré. Et après des semaines de réflexion et d’attente, la nouvelle est tombée. Samedi, Canal+ assurait que Gasset allait quitter son poste. Une information confirmée lundi soir par Bernard Caïazzo sur lors d’un événement marketing organisé par la LFP à Washington. « Malheureusement, le coach nous a dit qu’il avait 65 ans et qu’il voulait prendre sa retraite, retourner auprès de sa famille. Nous sommes très tristes, aujourd’hui. Mais nous comprenons, nous respectons cela. Il y a le football mais il y a aussi la réalité de la vie. »

Dans la foulée, le club de la Loire annonçait l’organisation d’une conférence de presse mardi à 16h30 à l’Etrat. Accompagné de Roland Romeyer, Jean-Louis Gasset a été le premier à prendre la parole. « Ma mission ici est terminée. J’ai réussi mes deux missions (se sauver et ramener l’Europe). Je rentre chez moi. Je finis rincé, il y a une pression ici qui est très très forte. Quand on arrive à cet âge, on se demande quelle est la priorité dans sa vie. Sa passion ou sa famille. Aujourd’hui, j’ai choisi la famille. Rien n’aurait pu me faire changer d’avis. Quand on met en balance ma famille ou quelque chose d’autre, c’est ma famille qui l’emporte ». Puis il a ajouté : « Je n’abandonne pas, je ne suis plus en état. (...) Ma décision était prise depuis un moment. Je ne voulais pas déstabiliser le groupe pour arriver à notre objectif, ça c’est la première des choses. Tout le monde me demandait ce que j’allais faire. Si j’annonçais il y aurait pu y avoir une petite déstabilisation. Samedi, je ne l’ai pas annoncé après le match parce que je n’avais pas envie de plomber l’ambiance. Un soir où on est européen, où on fait la fête avec ce public, je n’ai pas envie de faire un contre-événement pour plomber tout ça ».

Gasset a son idée pour son successeur

Gasset a attendu le bon moment pour annoncer son choix, même s’il a avoué qu’il était forcément très ému. « J’étais bien sûr dans l’émotion parce qu’on a vécu dix-huit mois magnifiques. On a souffert ensemble, mais j’avais confiance en eux. Je savais qu’on arriverait à notre objectif même si ça n’a été qu’à deux journées de la fin. Le destin voulait qu’on enfonce le clou à Geoffroy Guichard devant un public en folie. Il n’y a pas beaucoup de gens qui peuvent se vanter d’avoir une telle ambiance. Pour moi, la mission se finit en apothéose ». Le natif de Montpellier a tenu à remercier plusieurs personnes. « Je remercie les joueurs et les supporters (...) Ce ne sont pas des joueurs de foot, ce sont des gladiateurs, ce sont de vrais hommes. Je remercie le staff. Ghislain (Printant) qui a œuvré sans compter. Julien Sablé et Fabrice Grange aussi (...) Je veux remercier ce public qui une fois de plus contre Nice nous a bouleversé. Ça m’a donné la chair de poule. Mais j’étais venu pour accomplir une mission et je pense qu’avec Ghislain on a remis Saint-Etienne là où il doit être. On se dit l’ambiance. Mais quand on est au milieu du terrain, à la fin du match, seul face à un Kop, là c’est le frisson total. Ça restera gravé à vie ».

Des mots qui feront plaisir à la famille de l’ASSE. Un club qui va devoir trouver un nouveau coach. Et Jean-Louis Gasset a son idée sur le candidat idéal. « Ce n’est pas moi qui vais choisir, mais il (Ghislain Printant) a un gros avantage. Il en a plusieurs. Il a déjà entraîné en Ligue 1. Il a de la bouteille et enfin il connaît le groupe par cœur. Il a les leaders avec lui ». Présent aux côtés de Gasset, Roland Romeyer a évoqué ce sujet tout en tenant à rendre hommage à son coach avant tout. « C’est le plus grand entraîneur qui est passé au club depuis que je suis à Saint-Étienne (...) J’espérais qu’il allait rester. J’accepte et je respecte sa décision avec un très grand regret (...) J’ai beaucoup apprécié le travail de Ghislain Printant, qui est très aimé ici... Nous allons voir. Pour le prochain entraîneur, il est trop tôt pour faire un choix définitif. Je demanderai des conseils notamment à Jean-Louis. J’ai l’expérience de la succession de Galtier qui a été un fiasco. Mais j’ai mon idée pour prendre une décision rapidement ». Après l’émotion, place au travail pour l’ASSE qui va devoir trouver son nouvel homme fort.

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