18 septembre 1972. Epinay-sur-Seine voyait naître un certain Éric Rabesandratana. 18 années plus tard, le jeune franco-malgache fait ses débuts en professionnel, du côté de l’AS Nancy Lorraine, sous les ordres d’un certain Aimé Jacquet. Marcel Picot découvre un joueur polyvalent (capable d’évoluer en charnière centrale, mais aussi en tant que milieu de terrain) dur sur l’homme et, surtout, un leader de vestiaires. Il prend alors une autre dimension lors de la saison 1995-1996 où il inscrit la bagatelle de 16 buts. Meilleur buteur du club, il permet aux siens de remonter en D1. Une performance qui attire de plus gros clubs. Un an plus tard, Éric rejoint le PSG.

Le conte de fée débute alors. Qui aurait pu destiner le jeune franco-malgache à devenir un élément incontournable du club de la capitale, au point même d’en devenir le capitaine ? Peu sans doute, mais pourtant, tel devait être le fabuleux destin d’Éric Rabesandratana. Il passe quatre saisons au Parc des Princes, le temps de disputer 102 matches de première division. Il découvre aussi les joies de la Coupe d’Europe, que ce soit en Ligue des Champions ou en Coupe des Coupes. Et surtout, il triomphe enfin. Le défenseur participe au doublé Coupe de France-Coupe de la Ligue réalisé en 1998.

Après quatre ans de bons et loyaux services, il finit par s’exiler. Il passe un an à l’AEK Athènes, mais ne s’y attarde pas. Une saison et puis s’en va, « Rabe » revient dans l’Hexagone direction Châteauroux. Il atteint d’ailleurs en 2004 la finale de la Coupe de la Ligue avec la Berrichonne et perd face au... PSG, ça ne s’invente pas. Il s’engage l’année suivante avec le club belge de Mons. Il participe grandement au titre de champion de D2 de sa nouvelle équipe et permet ensuite à Mons de se stabiliser en D1. Dans le même temps, il connaît sa première sélection en équipe nationale. Le franco-malgache n’étant pas appelé par Raymond Domenech, c’est donc bien avec Madagascar qu’il fait ses premiers pas comme international.

Au terme de la saison 2006-2007, il raccroche les crampons. Il s’installe finalement en Gironde, à Saint-Émilion. Après avoir passé son brevet d’état d’entraîneur de football (DEF), il entraîne maintenant les moins de 18 ans de Jeunesse Sportive de la Juridiction de Saint-Emilion/Puisseguin.