Un peu plus de six mois à peine après son arrivée au Paris Sait-Germain, Julian Draxler (23 ans) n’est pas passé de devoir déjà plier bagage. Non pas parce que le milieu offensif n’a pas donné satisfaction, mais plutôt à cause du dégraissage imposé au club de la capitale. Obligés de céder un grand nombre de joueurs afin de rester dans les clous du fair-play financier, les Rouge-et-Bleu ont pensé à se séparer de l’international germanique (1 sélection, 0 but).

Envoyé à Arsenal, au Bayern Munich ou encore du côté de Liverpool, Draxler a eu différentes occasions de prendre l’avion pour tenter de trouver un point de chute. Autant de rumeurs face auxquelles son agent a toujours tenu le même discours : non, Draxler ne partira pas. Une posture conservée jusqu’à la fin du mercato. Resté sur les bords de Seine, l’ancien pensionnaire de Wolfsbourg va donc devoir se faire une place au sein d’un secteur offensif parisien plus que garni (Neymar, Cavani, Mbappé, Di Maria, Pastore, Lo Celso, Lucas).

Draxler veut se battre pour sa place

Une bataille qui s’annonce intense. Car si Unai Emery décide de conserver l’habituel 4-3-3 du PSG, Draxler sait que les trois places de devant seront trustées par le trio Neymar-Cavani-Mbappé. Un constat inévitable quand on sait que le poste d’ailier gauche, qui était le sien la saison dernière, est désormais confié à Neymar. Seul un passage au 4-4-2 pourrait donc laisser un espoir à l’Allemand d’intégrer le onze de départ. Autant de scenarii qui n’inquiètent pas l’intéressé pour autant. Au sortir d’un match plein (1 but, 1 passe décisive) disputé avec l’Allemagne contre la Norvège (6-0), Draxler a été très clair dans ses intentions, au micro de la chaîne allemande RTL.

« Je sais qu’il y a maintenant une grosse concurrence à Paris et je suis content d’avoir élevé mon niveau de jeu avec l’équipe nationale. J’ai envoyé un signal à Paris qu’il fallait à nouveau compter avec moi. Je suis heureux de pouvoir jouer avec de tels joueurs. C’est normal d’avoir une telle concurrence dans l’une des cinq meilleures équipes d’Europe. C’est exactement ce qu’il se passe dans un club comme le Bayern Munich. Je n’ai pas voulu quitter le club parce que je veux affronter cette concurrence ». Reste à savoir maintenant si Emery sera prêt à chambouler la nouvelle hiérarchie de l’attaque parisienne si Draxler parvient à pousser au portillon.

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