Décidément, les anciens du PSG ont la dent dure contre Luis Fernandez. L’ancien entraîneur du club de la capitale a d’abord été dézingué par Bernard Lama dans les colonnes de So Foot. « C’est quelqu’un qui n’a pas compris où il était. C’était trop haut pour lui. Intellectuellement, il y avait un décalage », disait l’ancien gardien (1992-1997, puis 1998-2000). Fernandez s’était alors contenté de répondre par un tweet rappelant la suspension de Lama pour usage de cannabis...

Lundi soir, rebelote avec David Ginola. Invité par la chaîne L’Équipe, l’ancien flamboyant ailier devenu animateur télé a assuré être en total accord avec Bernard Lama sur la vision du personnage Fernandez. Il a raconté avoir été désagréablement surpris par le joueur lorsqu’il l’a rencontré au Matra Racing (il a ainsi dit avoir été ciblé par Fernandez lors des oppositions) puis ne pas avoir compris pourquoi, une fois sous ses ordres au PSG, il était systématiquement sorti à 5 minutes de la fin, alors qu’il avait le brassard de capitaine.

Fernandez livre une version différente

Cette fois-ci, le consultant de beIN Sports a décidé de répondre plus longuement, interrogé par L’Équipe. « Je veux d’abord dire que je suis content de voir David rétabli, c’est le plus important pour moi. Et ensuite que je le trouve excellent dans son nouveau rôle d’animateur télé dans l’émission La France a un incroyable talent (M6). Il est beaucoup plus utile dans cette émission que sur un terrain de football où, là, il fallait être un homme. Quand on l’écoute parler, il faut qu’il retrouve la mémoire », a taclé Luis Fernandez.

Puis il est revenu sur l’épisode de la mise à l’écart, racontée par Ginola (l’ancien joueur a expliqué avoir été écarté sans raison valable durant plusieurs semaines, s’entraînant seul sur un terrain). Fernandez a démenti cette version et en a livré une autre. « Moi, en arrivant au PSG, j’ai fait de David un capitaine et je lui ai montré que j’avais une énorme confiance en lui. Si un jour il l’a perdue, ce n’est pas contre le Spartak mais après un match contre Nantes. On perd 3-0 (le 11 janvier 1995). David n’était pas venu car il était censé aller faire des soins. Mais en fait, il était parti jouer au golf et faire des photos pour un journal de mode. Là, le brassard, on lui a enlevé pour son comportement où il n’avait encore pensé qu’à lui. » Chacun possède sa vérité.

Pour Fernandez, la raison de ces attaques, quasi simultanées, à son encontre serait la frustration des deux hommes par rapport à l’équipe de France, où ils n’auront pas tenu le rôle espéré. « Il faut qu’ils arrêtent tous (lui et Lama) avec cette rancune. En m’attaquant moi, ils se trompent de cible. Mais je les remercie tous les deux, car ils sont pour moi d’excellents attachés de presse ! », assure Fernandez. Une chose est certaine, on a connu des entraîneurs victorieux plus admirés par leurs anciens joueurs !